L’année 2026 démarre avec des opportunités intéressantes pour les acheteurs de voitures neuves. Après une année 2025 difficile marquée par une baisse de 5% des ventes et un marché bien loin des niveaux pré-Covid, les constructeurs multiplient les remises pour écouler leurs stocks et redresser leurs chiffres. Tour d’horizon des meilleures affaires de ce mois de janvier.
Un contexte de marché favorable aux acheteurs
Le marché automobile français termine l’année 2025 sur une note décevante avec seulement 1,63 million d’immatriculations de voitures particulières, soit 86 000 unités de moins qu’en 2024. Ce recul de 5,02% s’inscrit dans une tendance baissière amorcée depuis la crise sanitaire, le marché accusant un déficit de 580 000 véhicules par rapport à 2019.
Cette situation oblige les constructeurs à recourir massivement aux politiques commerciales agressives pour maintenir leurs volumes de vente. Les immatriculations tactiques de fin d’année, destinées à gonfler artificiellement les statistiques de décembre, ont mécaniquement créé des surstocks chez les concessionnaires en ce début janvier.
Résultat : les acheteurs peuvent profiter de remises substantielles sur de nombreux modèles, y compris des nouveautés récentes habituellement peu discountées. Les réductions atteignent parfois 20 à 25% du prix catalogue, une situation rare qui mérite qu’on s’y attarde.
Le contexte réglementaire joue également en faveur des acheteurs. Le nouveau malus écologique 2026, plus sévère avec un seuil de déclenchement abaissé à 108 g/km de CO2, incite les concessionnaires à liquider rapidement les stocks de véhicules thermiques dont la fiscalité vient de s’alourdir. Certains modèles immatriculés en 2025 échappent encore à la nouvelle grille tarifaire, créant des opportunités d’arbitrage intéressantes.
Opel Corsa : jusqu’à -24% sur la citadine allemande
La star des promotions de janvier 2026 est incontestablement l’Opel Corsa. La citadine allemande du groupe Stellantis affiche des remises pouvant dépasser 24% sur les exemplaires disponibles en stock, ramenant son prix au niveau d’une Citroën C3.
Concrètement, une Opel Corsa affichée à 22 000 euros en prix catalogue peut se négocier autour de 16 500 à 17 000 euros selon les finitions et motorisations. Cette décote massive s’explique par la nécessité pour Stellantis d’écouler les stocks avant l’arrivée d’une version restylée prévue au second semestre 2026.
Les versions les plus intéressantes concernent les motorisations essence 1.2 turbo de 100 et 130 chevaux, particulièrement adaptées à un usage urbain et périurbain. La Corsa conserve ses atouts habituels : design moderne, équipements technologiques corrects et fiabilité reconnue du groupe motopropulseur.
À ce niveau de prix, la Corsa devient une alternative crédible aux citadines low-cost comme la Dacia Sandero, tout en offrant un positionnement plus haut de gamme et un niveau de finition supérieur. Les acheteurs sensibles à l’image de marque trouveront dans cette promotion une opportunité rare d’acquérir un modèle généraliste premium à tarif d’entrée de gamme.
Les versions électriques de la Corsa bénéficient également de remises, bien que moins spectaculaires. Avec le bonus écologique de 3 500 à 5 700 euros selon les revenus, la Corsa-e peut s’acquérir à partir de 28 000 euros environ, un tarif compétitif pour une citadine électrique de cette catégorie.
Seat Ibiza et Arona : -21,7% et -19,5% respectivement
Le duo espagnol Seat Ibiza (citadine) et Arona (petit SUV) maintient ses généreuses remises malgré le passage récent à des versions améliorées. L’Ibiza affiche des réductions de 21,7% sur les modèles en stock, tandis que l’Arona propose 19,5% de décote.
Ces remises permettent d’acquérir une Ibiza neuve à partir de 16 500 euros environ pour les finitions de base, et un Arona dès 19 000 euros. Des tarifs particulièrement attractifs compte tenu de la qualité perçue des produits Seat et de leur positionnement dynamique.
La marque espagnole du groupe Volkswagen traverse une période d’incertitude stratégique. Volkswagen envisage de fusionner Seat avec Cupra, sa marque sportive montante, ce qui pourrait à terme faire disparaître le badge Seat. Cette incertitude se traduit par des politiques commerciales agressives destinées à écouler les stocks avant d’éventuelles restructurations.
Pour les acheteurs, cette situation représente une opportunité. Les Ibiza et Arona restent des valeurs sûres du marché, bénéficiant de la plateforme MQB du groupe Volkswagen et de motorisations éprouvées. Leur revente ne devrait pas poser de problème majeur, Seat disposant d’un réseau après-vente solide en France.
Les versions TSI 95 et 110 chevaux constituent les meilleurs compromis, offrant des performances adaptées à tous les usages pour une consommation maîtrisée. Les finitions intermédiaires Style et FR disposent d’un équipement complet incluant la climatisation automatique, les capteurs de stationnement et l’écran tactile avec Apple CarPlay et Android Auto.
Dacia Spring : l’électrique accessible à prix cassé
La Dacia Spring, citadine électrique d’entrée de gamme, bénéficie de remises intéressantes couplées au bonus écologique. Affichée à partir de 18 900 euros en prix catalogue, elle peut s’acquérir à moins de 14 000 euros après déduction du bonus pour les ménages modestes.
Ce tarif extrêmement compétitif positionne la Spring comme la voiture électrique la moins chère du marché français, devançant même certaines citadines thermiques d’entrée de gamme. Pour un usage exclusivement urbain, avec une autonomie limitée à 230 kilomètres WLTP, elle représente une solution pratique et économique.
Dacia prépare l’arrivée d’une Spring de nouvelle génération courant 2026, ce qui explique les remises actuelles sur les stocks de l’ancienne version. Les acheteurs doivent avoir conscience qu’ils acquièrent un modèle en fin de carrière, mais à un prix défiant toute concurrence.
La Spring souffre d’une image parfois controversée, certains lui reprochant des prestations en retrait par rapport aux standards du marché (finition sommaire, performances modestes, équipements limités). Néanmoins, pour un second véhicule familial dédié aux trajets quotidiens en ville, elle remplit parfaitement son office.
Le bonus écologique de 2026, plus généreux que celui de 2025, rend la Spring encore plus attractive. Les ménages précaires peuvent toucher jusqu’à 5 700 euros d’aide, auxquels s’ajoutent 2 000 euros de prime batterie européenne si le véhicule y est éligible. De quoi ramener le prix final sous les 12 000 euros dans le meilleur des cas.
Peugeot 208 et 2008 : des remises sur les stocks
Les best-sellers de Peugeot, les 208 et 2008, affichent également des remises intéressantes sur les véhicules en stock. Si les rabais restent plus mesurés que sur les modèles précédents (généralement entre 8 et 12%), ils méritent d’être considérés compte tenu de la popularité de ces modèles.
La Peugeot 208, deuxième voiture la plus vendue en France derrière la Renault Clio, peut se négocier avec des remises de 2 000 à 3 000 euros selon les finitions et motorisations. Les versions essence PureTech 100 et 130 chevaux constituent les meilleures options, malgré les déboires de fiabilité passés sur les motorisations PureTech qui semblent désormais résolus sur les dernières générations.
Le Peugeot 2008, SUV urbain compact, bénéficie de remises similaires. Son positionnement plus haut que la 208 se traduit par des prix de départ supérieurs, mais les équipements sont plus généreux et l’habitabilité meilleure. La version électrique e-2008 peut s’acquérir avec le bonus écologique autour de 32 000 euros, un tarif correct pour un SUV électrique compact.
Stellantis, propriétaire de Peugeot, a connu une année 2025 difficile avec une baisse de 7% de ses ventes en France. Le groupe multiplie donc les offres promotionnelles pour reconquérir des parts de marché face à Renault qui a progressé de 1,2%. Cette situation de concurrence exacerbée profite directement aux consommateurs.
Renault Clio et Captur : des offres ciblées
Renault, leader du marché français avec 26,3% de parts de marché, adopte une politique commerciale plus sélective. Les remises sur la Clio, voiture préférée des Français, restent modérées (entre 5 et 8%) mais peuvent s’avérer intéressantes sur certaines finitions suréquipées en stock.
La nouvelle Clio 6, lancée en janvier 2026, ne bénéficie évidemment d’aucune remise pour le moment. En revanche, les derniers exemplaires de Clio 5 peuvent se négocier avec des rabais plus importants, les concessionnaires cherchant à faire de la place pour la nouvelle génération.
Le Renault Captur, SUV urbain compact, affiche des remises similaires. Sa nouvelle version restylée, présentée au second semestre 2025, est encore trop récente pour bénéficier de décotes significatives. Là encore, les acheteurs malins pourront se tourner vers les ultimes Captur de précédente génération pour réaliser de bonnes affaires.
La stratégie de Renault consiste à maintenir des prix relativement stables sur ses best-sellers pour préserver leur image de marque et leurs marges, tout en concentrant les efforts promotionnels sur des modèles secondaires comme le Kadjar ou l’Arkana.
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Volkswagen Golf et Tiguan : des rabais mesurés
Chez Volkswagen, les remises demeurent modestes sur les modèles phares comme la Golf et le Tiguan. Le constructeur allemand privilégie une politique de prix premium et évite généralement les décotes massives qui pourraient dégrader son image de marque.
Néanmoins, certaines finitions spécifiques en stock peuvent bénéficier de remises de 2 000 à 3 500 euros, notamment sur les versions diesel qui peinent à trouver preneur dans le contexte actuel de diabolisation du gazole. Les acheteurs parcourant de longues distances peuvent y trouver leur compte, les motorisations TDI conservant une excellente efficacité énergétique.
La Golf GTI et la Golf R, versions sportives, n’affichent quasiment aucune remise. Leur statut d’icône automobile et leur forte demande permettent à Volkswagen de maintenir des prix élevés. En revanche, certaines finitions intermédiaires comme la Golf Style ou R-Line peuvent se négocier plus facilement.
Le groupe Volkswagen a accusé un recul de 2,1% de ses ventes en France en 2025, principalement imputable aux difficultés de la marque mère Volkswagen. Skoda et Cupra, en revanche, ont progressé et compensent partiellement cette baisse.
Les modèles électriques ID.3 et ID.4 bénéficient de remises plus importantes, Volkswagen cherchant à stimuler les ventes de sa gamme électrique qui peine face à Tesla et aux constructeurs chinois. Avec le bonus écologique, l’ID.3 peut s’acquérir à partir de 36 000 euros environ, un tarif compétitif pour une compacte électrique de qualité allemande.
Toyota et les hybrides : des prix stables
Toyota adopte une politique tarifaire différente, avec des remises très limitées voir inexistantes sur la plupart de ses modèles. Le constructeur japonais bénéficie d’une image de fiabilité exceptionnelle qui lui permet de maintenir ses prix sans recourir aux promotions agressives.
Les Yaris Cross, Corolla et C-HR se vendent à des tarifs proches du catalogue, avec éventuellement quelques accessoires offerts ou une reprise valorisée du véhicule d’occasion. Toyota peut se permettre cette stratégie car ses modèles hybrides rencontrent un franc succès auprès d’une clientèle fidèle et peu sensible aux rabais.
Le groupe Toyota a pourtant accusé une forte baisse de 13% de ses ventes en 2025, principalement due à des problèmes de disponibilité de certains modèles et à une offensive commerciale de Renault sur le segment hybride. Malgré cela, le constructeur japonais refuse de brader ses prix et mise sur la qualité perçue pour justifier ses tarifs.
Les acheteurs Toyota savent qu’ils paient un premium pour la tranquillité d’esprit. Les statistiques de fiabilité placent systématiquement la marque en tête des classements, et la revente des véhicules Toyota s’effectue généralement à des valeurs résiduelles élevées.
Les pièges à éviter dans les promotions
Toutes les promotions ne se valent pas, et les acheteurs doivent rester vigilants face à certaines pratiques commerciales trompeuses. Plusieurs pièges classiques sont à éviter pour réaliser une véritable bonne affaire.
Premièrement, vérifier systématiquement l’année modèle du véhicule. Certains concessionnaires écoulent des véhicules de millésime 2024 voire 2023 présentés comme neufs, mais dont la décote sera immédiate lors de la revente. Un véhicule immatriculé en 2024 perdra mécaniquement une année de valeur, même s’il n’a jamais roulé.
Deuxièmement, se méfier des remises conditionnées à une reprise surévaluée. Certains professionnels gonflent artificiellement la valeur de reprise du véhicule d’occasion pour afficher une remise alléchante, tout en compensant par un prix de vente du neuf moins négocié. Toujours comparer le prix net du véhicule neuf indépendamment de la reprise.
Troisièmement, examiner attentivement les équipements et options inclus. Une remise de 20% sur un modèle dépouillé en finition de base peut s’avérer moins intéressante qu’une remise de 10% sur une finition intermédiaire bien équipée. Le coût à l’usage et le confort quotidien doivent primer sur le pourcentage de réduction affiché.
Quatrièmement, anticiper les coûts annexes. Le nouveau malus écologique 2026 peut alourdir significativement la facture finale sur les véhicules émettant plus de 108 g/km de CO2. Une remise apparente de 3 000 euros peut être en partie annulée par un malus de 1 500 euros qu’on aurait évité sur un modèle plus sobre.
Enfin, ne pas céder à la précipitation. Les promotions de janvier ne sont généralement pas les dernières de l’année. Février et mars peuvent réserver de bonnes surprises, de même que septembre avec la rentrée commerciale. Prendre le temps de comparer plusieurs offres et de négocier reste la meilleure stratégie.
Comment maximiser ses chances d’obtenir une bonne remise
Plusieurs techniques permettent d’optimiser sa négociation et d’obtenir les meilleures conditions possibles sur l’achat d’un véhicule neuf en janvier 2026.
Premièrement, jouer la concurrence entre concessionnaires de la même marque. Les marges de manœuvre commerciale varient d’un point de vente à l’autre selon les objectifs de volume fixés par le constructeur. Contacter plusieurs concessionnaires d’une même région et mettre en concurrence leurs offres.
Deuxièmement, privilégier les véhicules en stock plutôt que les commandes. Les concessionnaires sont beaucoup plus enclins à négocier sur un véhicule immédiatement disponible qui immobilise de la trésorerie, que sur une commande future sans contrainte financière.
Troisièmement, négocier également les services annexes. Au-delà du prix d’achat, demander l’extension de garantie, l’entretien offert pour les premières révisions, les pneumatiques hiver, ou encore des équipements supplémentaires. Ces éléments représentent souvent plusieurs milliers d’euros de valeur.
Quatrièmement, se renseigner sur les primes constructeur du moment. En plus des remises concessionnaires, certains constructeurs proposent des bonus additionnels pour certaines catégories de clients (primo-accédants, familles nombreuses, handicapés, professionnels). Ces aides cumulatives peuvent significativement réduire la facture.
Cinquièmement, négocier le financement. Les taux d’intérêt des crédits auto proposés par les concessionnaires sont souvent négociables, ou peuvent être avantageusement comparés avec des offres bancaires externes. Sur un financement de 25 000 euros sur 5 ans, une différence de 1% de taux représente près de 700 euros d’économie.
Enfin, ne pas hésiter à partir si l’offre ne convient pas. Les vendeurs savent que janvier est un mois creux et qu’ils doivent absolument vendre pour atteindre leurs objectifs. Montrer sa détermination à aller voir ailleurs fait souvent revenir le commercial avec une meilleure proposition.
Les modèles à éviter malgré les promotions
Toutes les promotions ne sont pas forcément de bonnes affaires. Certains modèles affichent des remises importantes pour masquer des défauts structurels ou des problèmes de fiabilité connus.
Les véhicules en fin de carrière bénéficient souvent de décotes massives, mais leur valeur de revente s’effondrera dès l’arrivée de la nouvelle génération. Acheter aujourd’hui un modèle qui sera remplacé dans 6 mois peut s’avérer un mauvais calcul économique à moyen terme.
Les modèles affectés par des rappels massifs ou des problèmes de fiabilité documentés méritent d’être évités, même avec des remises alléchantes. Les motorisations PureTech de Stellantis ont défrayé la chronique avec leurs problèmes de courroie de distribution bain d’huile. Malgré les corrections apportées, la méfiance persiste.
Les véhicules diesel, sauf pour les très gros rouleurs, représentent un pari risqué dans le contexte actuel. Leur revente devient de plus en plus difficile, les ZFE se multiplient, et les futures réglementations pourraient restreindre encore leur usage. Une remise de 20% sur un diesel ne compense pas une décote de 40% à la revente trois ans plus tard.
Certaines marques en difficulté offrent des remises importantes pour écouler leurs stocks, mais posent la question de la pérennité du réseau après-vente. L’exemple de Mitsubishi, qui a quitté le marché européen, a laissé des milliers de propriétaires orphelins de leur réseau officiel.
