Accueil Actualité Flashé à 201 km/h en utilitaire sur une autoroute à 110 :...

Flashé à 201 km/h en utilitaire sur une autoroute à 110 : permis suspendu, véhicule immobilisé et licenciement immédiat

Gendarmes contrôlant un fourgon de société (utilitaire) intercepté sur autoroute à 201 km/h pour excès de vitesse

Un excès de vitesse aussi spectaculaire qu’irresponsable. Hier, sur une portion d’autoroute limitée à 110 km/h (travaux ou zone spécifique), les gendarmes ont intercepté un utilitaire de société flashé à 201 km/h retenus (plus de 190 km/h corrigés). Au volant : un salarié du bâtiment d’une vingtaine d’années.

L’alerte a été immédiate : un fourgon léger à plus de 200 km/h, c’est hors normes, même sur autoroute dégagée. Les militaires ont stoppé le véhicule quelques kilomètres plus loin. Le jeune conducteur, conscient de la gravité des faits, n’a opposé aucune résistance.

Les conséquences, immédiates et lourdes

  • Retrait immédiat du permis de conduire (suspension administrative, durée à déterminer par le préfet)
  • Immobilisation du véhicule et restitution directe à l’entreprise propriétaire
  • Convocation prochaine devant le tribunal correctionnel pour « excès de vitesse de plus de 50 km/h » (délit de classe 5)
  • Licenciement immédiat prononcé par son employeur dès connaissance des faits

En effet, dépasser de 91 km/h la vitesse autorisée constitue un délit passible de :

  • Jusqu’à 7 500 € d’amende
  • 6 points retirés (permis à 12 points = annulation quasi-automatique pour un jeune conducteur)
  • Jusqu’à 3 mois de prison (rare mais possible en cas de récidive ou circonstances aggravantes)
  • Suspension ou annulation du permis jusqu’à 3 ans
  • Confiscation possible du véhicule si l’entreprise porte plainte

Un risque démentiel pour un utilitaire

Un fourgon léger (type Renault Trafic, Peugeot Expert, Citroën Jumpy ou VW Transporter) n’est pas conçu pour rouler à 200 km/h :

  • Freinage largement sous-dimensionné
  • Stabilité précaire à cette vitesse
  • Pneus souvent limités à 180-190 km/h (indice W ou Y)
  • Charge éventuelle qui dégrade encore le comportement

À cette allure, la distance d’arrêt dépasse les 300 mètres sur sol sec. Un accident aurait été catastrophique.

L’employeur n’a pas hésité

De nombreuses entreprises du BTP ont une tolérance zéro pour l’usage abusif des véhicules de société, surtout quand la sécurité et l’image de marque sont en jeu. Le licenciement pour faute grave a été prononcé dans la journée, sans préavis ni indemnité.

Un phénomène malheureusement récurrent

Ce n’est pas la première fois qu’un salarié se fait prendre à des vitesses folles avec un utilitaire :

  • 2024 : 195 km/h en Renault Trafic dans l’Allier
  • 2023 : 188 km/h en Fiat Ducato dans le Rhône
  • 2022 : 212 km/h en Mercedes Sprinter dans les Landes

À chaque fois, le scénario est identique : permis suspendu, emploi perdu, et souvent des poursuites judiciaires lourdes.

Rouler à 200 km/h, même sur autoroute, n’est jamais anodin.
Quand c’est avec un outil de travail, c’est tout simplement suicidaire – pour soi et pour les autres.

Article précédentVendre une voiture sans contrôle technique ou gagée : ce que vous pouvez réellement faire
Article suivantRenault Clio 6 2026 : quelles motorisations pour la citadine reine ?
Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français créé en 2018 et basé à Antibes (Alpes-Maritimes). Grand passionné d'automobile depuis l'enfance, Faris Bouchaala a transformé sa passion en carrière professionnelle en rejoignant la presse automobile spécialisée en 2010. Après un parcours atypique loin du secteur automobile, c'est finalement la passion qui l'a guidé vers le journalisme automobile. Depuis plus de 14 ans, Faris Bouchaala couvre l'actualité automobile française et européenne avec un focus particulier sur les essais automobiles, les nouveautés constructeurs, l'électrification du parc automobile et les technologies embarquées. Son expertise s'étend de l'analyse du marché français aux tendances européennes, en passant par les stratégies des constructeurs et l'évolution de la mobilité durable. À la tête de MotorsActu depuis sa création, Faris Bouchaala dirige une ligne éditoriale axée sur la qualité de l'information, l'objectivité des essais et l'analyse approfondie du secteur automobile. Son approche journalistique privilégie l'expérience terrain et les essais en conditions réelles sur routes françaises. Basé en France, Faris Bouchaala suit au quotidien l'évolution du marché automobile français et européen, couvrant aussi bien les lancements de véhicules que les innovations technologiques et les enjeux environnementaux du secteur. Contact professionnel : b.faris@motorsactu.com

Quitter la version mobile