Le Chinois reste en F1 malgré la perte de son baquet – Un rôle de réserviste stratégique pour Ferrari qui vise le marché asiatique
Zhou Guanyu ne quitte finalement pas le paddock de la Formule 1. Après avoir perdu son volant chez Sauber pour la saison 2026, le pilote chinois rebondit immédiatement en intégrant la Scuderia Ferrari comme troisième pilote. Ce rôle de réserviste lui permet de rester dans le monde merveilleux de la F1 tout en gardant un pied dans la discipline reine du sport automobile.
Cette nomination ne relève pas du hasard. Ferrari regarde depuis longtemps vers le marché chinois colossal et avoir un pilote local dans son équipe facilite la pénétration commerciale. Zhou Guanyu devient ainsi un ambassadeur précieux pour développer la notoriété de la marque au cheval cabré auprès des centaines de millions de passionnés automobiles chinois.
Une fin de parcours prévisible chez Sauber
Zhou Guanyu savait probablement que ses jours étaient comptés chez Sauber. Après trois saisons correctes mais sans éclat particulier, le Chinois n’a jamais vraiment convaincu. Quelques points glanés par-ci par-là, des qualifications en milieu de grille, mais aucune performance marquante capable de justifier son maintien dans un baquet convoité.
L’arrivée d’Audi comme actionnaire majoritaire de Sauber pour 2026 a scellé son sort. Les Allemands veulent des pilotes capables de faire progresser l’équipe vers le haut du classement. Zhou ne rentrait pas dans ces plans ambitieux malgré son expérience de trois ans en F1. La restructuration complète de l’écurie passait par un changement de ligne de pilotage.
Le Chinois garde néanmoins la tête haute. Avoir couru trois saisons complètes en Formule 1 représente déjà un exploit pour un pilote asiatique dans un sport largement dominé par les Européens et Sud-Américains. Il rejoint le cercle très fermé des pilotes chinois ayant disputé un Grand Prix, une fierté nationale qui compte énormément dans son pays.
Un rôle de réserviste aux contours flous
Concrètement, que fera Zhou Guanyu chez Ferrari ? Le rôle de troisième pilote varie énormément selon les équipes. Certains réservistes passent l’année au simulateur sans jamais approcher une vraie monoplace. D’autres participent activement aux essais libres du vendredi et roulent régulièrement pour collecter des données.
Ferrari devra clarifier rapidement les missions exactes confiées à Zhou. Remplacera-t-il Leclerc ou Hamilton lors de quelques séances d’essais libres ? Tournera-t-il au simulateur pour développer la voiture ? Assurera-t-il des journées promotionnelles en Chine ? Probablement un mix de tout cela selon les besoins et opportunités.
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Ce statut de réserviste offre au moins la garantie de rester dans le paddock, de garder le rythme et de se tenir prêt en cas d’opportunité. Si un titulaire se blesse ou tombe malade, Zhou pourrait retrouver un volant le temps de quelques courses. Un scénario rare mais pas impossible qui justifie de maintenir un pilote expérimenté en réserve.
Ferrari vise le marché chinois
La dimension commerciale pèse lourd dans cette signature. Ferrari cherche depuis des années à renforcer sa présence en Chine où la classe fortunée rafole des voitures de luxe italiennes. Avoir un pilote chinois facilite considérablement la communication marketing et les relations publiques locales.
Zhou Guanyu deviendra l’ambassadeur naturel de Ferrari lors des événements promotionnels en Chine. Sa présence attirera les médias locaux, les sponsors potentiels et les VIP chinois. Cette visibilité accrue se traduira mécaniquement en ventes supplémentaires de Ferrari dans un marché stratégique pour la marque.
Le pilote participera probablement aussi aux Ferrari Challenge Asia-Pacific et autres événements clientèle organisés dans la région. Ces journées piste réservées aux propriétaires de Ferrari représentent des moments privilégiés où Zhou pourra partager son expérience de la F1 avec des clients fortunés. Un rôle d’animation commerciale qui complète sa fonction sportive.
Un précédent encourageant pour les pilotes asiatiques
Cette nomination constitue une bonne nouvelle pour la représentation asiatique en Formule 1. Voir un pilote chinois intégrer une écurie mythique comme Ferrari, même comme réserviste, envoie un signal positif aux jeunes espoirs du continent. Cela prouve qu’une carrière en F1 reste possible pour les Asiatiques malgré les barrières culturelles et géographiques.
Zhou Guanyu rejoint ainsi une lignée de pilotes asiatiques qui ont tenté leur chance en F1 avec plus ou moins de succès. Les Japonais Takuma Sato et Kamui Kobayashi ont brillé par intermittence. Le Thaïlandais Alexander Albon court actuellement chez Williams. Chacun a contribué à ouvrir un peu plus la voie aux suivants.
Cette présence asiatique croissante en F1 accompagne la montée en puissance économique du continent. Les sponsors chinois investissent massivement dans le sport automobile. Les circuits se multiplient en Asie. La F1 organise de plus en plus de courses dans la région. Zhou Guanyu s’inscrit dans cette dynamique d’ouverture vers l’Est qui transforme progressivement le visage de la discipline.
Le Chinois garde donc vivant son rêve de Formule 1 en endossant les couleurs Ferrari. Un rebond salvateur qui lui évite de quitter définitivement le paddock et lui offre une chance de démontrer sa valeur. Si l’opportunité se présente de retrouver un baquet titulaire, il devra la saisir. En attendant, le rouge Ferrari lui va plutôt bien.
