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Louis Vuitton lance l’horloge Camionnette inspirée de ses Citroën AC4 de 1929

louis vuitton camionnette

Au début des années 1930, Louis Vuitton livrait ses malles à ses clients directement depuis ses ateliers en utilisant une camionnette Citroën AC4 de 1929. Il y a quelques jours dans le cadre de la LVMH Watch Week 2026 qui se tenait à Milan, la marque de luxe française a dévoilé une horloge de table prenant la forme d’une voiture miniature inspirée de cet utilitaire et simplement baptisée Camionnette.

La miniature en aluminium et acier de couleur jaune Safran et bleu Sybillin reproduit les utilitaires de livraison des années 1930. Mouvement L’Epée 1839 avec réserve de marche de huit jours. Deux cylindres indiquent l’heure à la place du moteur. Remontage manuel avec clé rangée dans une malle Vuitton miniature en bois, laiton et toile. La version diamants affiche carrosserie mêlant métal doré et argenté avec 41,44 carats de diamants, diamant Monogram Star de 0,51 carat en bouchon de radiateur et vingt saphirs orange et rouges. Série limitée à quinze unités.

Miniature en aluminium et acier

De couleur jaune Safran et bleu Sybillin, la Camionnette de Louis Vuitton est faite d’aluminium et d’acier. Ses flancs portent des adresses historiques de l’enseigne. L’auto est dénuée de capot. En lieu et place du moteur, deux cylindres indiquent l’heure. L’habitacle est occupé par le balancier du mouvement conçu spécialement par l’horloger suisse L’Epée 1839.

Ce mécanisme se remonte manuellement à l’aide d’une clé rangée dans une malle Vuitton à l’échelle faite de bois, de laiton et de toile qui prend place dans le coffre du véhicule. Cette clé s’insère sous la grille de radiateur comme une manivelle de l’époque pour démarrer le moteur. La firme annonce une réserve de marche de huit jours.

Symboles Louis Vuitton omniprésents

Les symboles caractéristiques de Louis Vuitton ou fleurs de Monogram apparaissent en de multiples endroits jusqu’au caoutchouc des pneus. La calandre arbore les initiales de la marque française. Chaque exemplaire de cette pièce artisanale de très haut de gamme est proposée au prix de 68 000 euros. Mais il en existe une version plus rare et beaucoup plus chère.

Version diamants à 650 000 euros

Louis Vuitton propose également sa Camionnette avec une carrosserie mêlant métal doré et métal argenté dont la calandre et les contours du toit à guillochage Damier sont sertis de 1695 diamants d’un total de 41,44 carats. En guise de bouchon de radiateur, on trouve un diamant Monogram Star de 0,51 carat. Vingt saphirs, dix orange et dix rouges, ornent également le véhicule çà et là.

Cette variante est affichée 650 000 euros soit près de dix fois le prix du modèle standard, une somme digne du prix d’une vraie supercar. Cette pièce d’orfèvrerie est limitée à quinze unités.

Cette création horlogère de Louis Vuitton s’inscrit dans une tradition de pièces d’exception combinant savoir-faire horloger et références automobiles historiques. La collaboration avec L’Epée 1839, manufacture suisse réputée pour ses horloges de table et ses pièces mécaniques complexes depuis 1839, garantit la qualité et la précision du mouvement.

Le choix de reproduire les camionnettes Citroën AC4 utilisées dans les années 1930 pour les livraisons témoigne de l’attachement de Louis Vuitton à son histoire et à son héritage de malletier parisien fondé en 1854. Ces utilitaires Citroën aux couleurs de la marque sillonnaient alors Paris pour livrer les malles sur mesure aux clients fortunés de l’époque, période faste pour la maison française avant la Seconde Guerre mondiale.

La version sertie de diamants à 650 000 euros représente un investissement comparable à celui requis pour acquérir une Ferrari SF90 Stradale neuve ou une Lamborghini Revuelto, positionnant cette horloge comme un objet de collection destiné à une clientèle ultra-fortunée collectionnant tant les montres de luxe que les automobiles d’exception.

La limitation à quinze exemplaires pour la version diamants crée une rareté artificielle augmentant la désirabilité auprès des collectionneurs tandis que la version standard à 68 000 euros reste accessible à une clientèle plus large bien que toujours très aisée. Ce prix se situe dans la fourchette haute des horloges de table mécaniques de manufactures prestigieuses mais reste inférieur aux créations les plus exclusives du secteur horloger de luxe.

L’attention portée aux détails avec les adresses historiques sur les flancs, les fleurs de Monogram jusque sur les pneus et le guillochage Damier caractéristique de Louis Vuitton témoigne du soin apporté à cette création visant à séduire les amateurs d’horlogerie mécanique et les passionnés d’automobiles anciennes sensibles à l’esthétique Art Déco des années 1930.

La présentation lors de la LVMH Watch Week 2026 à Milan s’inscrit dans la stratégie du groupe de luxe français de promouvoir ses marques horlogères incluant TAG Heuer, Hublot et Zenith aux côtés de créations exceptionnelles de ses maisons de mode comme Louis Vuitton investissant progressivement le segment de l’horlogerie de luxe traditionnellement dominé par les manufactures suisses.

Cette Camionnette horlogère illustre la tendance du secteur du luxe à créer des objets hybrides combinant différents savoir-faire artisanaux pour justifier des prix très élevés auprès d’une clientèle internationale fortunée recherchant des pièces uniques et exclusives témoignant de leur statut social et de leur goût pour l’artisanat d’exception.

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