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Carlex G-Falcon : quatre ans de travail, 2,7 millions de dollars, un seul exemplaire

Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63 | © Carlex

Il existe des préparations automobiles, et il existe le Carlex G-Falcon. Le préparateur polonais Carlex Design vient de dévoiler ce projet hors norme : une Mercedes-AMG G63 transformée pendant quatre années complètes par ses artisans, estimée à environ 2,7 millions de dollars — soit près de 2,5 millions d’euros. Un exemplaire unique, déjà acquis par un collectionneur des Émirats Arabes Unis, et premier chapitre d’une collection baptisée « One of One ».

Le toit, plusieurs mois de travail à lui seul

L’élément le plus spectaculaire du G-Falcon est sans doute son toit, entièrement sculpté à la main. Les artisans de Carlex y ont représenté un faucon entouré de motifs décoratifs complexes, rehaussés de touches d’or sur métal poli. Cette seule pièce a mobilisé plusieurs mois de travail. Ce n’est pas une plaque découpée au laser et collée sur une surface plane — c’est un relief travaillé dans la matière, pensé comme une sculpture à part entière. Vu sous différents angles et différentes lumières, le rendu change. C’est probablement l’aspect le plus difficile à appréhender en photo.

Une carrosserie à la peinture diamantée, en 17 couches

L’extérieur ne joue pas la carte de la discrétion. La carrosserie reçoit une peinture spéciale intégrant environ un kilogramme de poussière de diamant, appliquée puis brossée à la main sur dix-sept couches de vernis successives. L’objectif est un effet de profondeur et de brillance qui évolue selon l’exposition à la lumière — un résultat impossible à obtenir avec une peinture standard, quelle que soit sa qualité.

Les passages de roues, boucliers et jupes latérales sont en fibre de carbone. Les jantes forgées de 24 pouces, avec centres flottants, complètent une silhouette qui s’éloigne assez radicalement du G-Wagon de série — tout en restant immédiatement reconnaissable dans ses proportions.

Un intérieur confié à des joailliers

À bord, Carlex a appliqué la même logique de surenchère maîtrisée. Le cuir est patiné à la main, les surpiqûres sont millimétrées, et les inserts ne sont pas en aluminium brossé ou en fausse fibre de carbone : ils sont en argent massif, réalisés par des joailliers. Les détails gravés reprennent le thème du faucon, créant une cohérence visuelle entre l’extérieur et l’habitacle qui manque souvent sur ce type de projet, où l’intérieur et l’extérieur semblent parfois avoir été dessinés indépendamment.

Le résultat est un intérieur qui hésite entre le cockpit de supercar et le cabinet de curiosités de luxe. Selon le point de vue, c’est soit trop, soit exactement ce qu’on attendait d’un projet à ce prix.

La mécanique, elle, reste d’origine

Sous le capot, pas de surprise — et c’est peut-être voulu. Le V8 4,0 litres biturbo de la G63 AMG développe ses 585 chevaux et 850 Nm de série. Carlex ne touche pas à la mécanique, et on comprend pourquoi : modifier le groupe motopropulseur aurait ajouté des années supplémentaires au projet, et introduit des problématiques de garantie et d’homologation complexes. Le G-Falcon reste donc utilisable au quotidien — dans la mesure où l’on utilise un véhicule à 2,7 millions de dollars au quotidien.

Quatre ans pour un objet de collection

Ce qui frappe dans l’histoire du G-Falcon, c’est avant tout la durée. Quatre ans de travail pour un seul véhicule, dans un atelier où les artisans sont passés du dessin initial à la sculpture du toit, de la formulation de la peinture au travail de l’argenterie intérieure. C’est un rapport au temps qui n’existe plus guère dans l’industrie automobile, même chez les carrossiers traditionnels italiens. Carlex s’y est tenu — et c’est probablement ce qui justifie le tarif plus que n’importe quel matériau utilisé.

Dans un secteur où les hypercars électriques se multiplient et où les « éditions limitées » se comptent parfois en milliers d’exemplaires, le G-Falcon rappelle ce que signifie le mot unique. Un seul acheteur, une seule voiture, quatre ans de travail humain. Le reste — le prix, les matériaux, le faucon en or sur le toit — n’est que la conséquence de cette équation de base.

Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
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Carlex G-Falcon basé sur la Mercedes-AMG G63
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