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DS N°7 : le patron dévoile le futur SUV français sur LinkedIn en vidéo IA

DS N°7 2026

Xavier Peugeot partage les premières images officielles camouflées – Lancement prévu en 2026 avec versions hybride et électrique

Xavier Peugeot vient de gâter les fans de DS Automobiles pour le Nouvel An. Le patron de la marque premium française a publié sur LinkedIn une vidéo créée par intelligence artificielle montrant le futur DS N°7 sous différents angles. Ce SUV remplacera l’actuel DS 7 dans le courant de l’année 2026, marquant une nouvelle étape dans la montée en gamme de la marque aux sabres croisés.

La vidéo présente le véhicule camouflé évoluant autour des installations du village olympique de Saint-Denis. Un choix de décor symbolique puisque DS s’affiche comme partenaire des Jeux de Paris. Cette mise en scène virtuelle générée par IA permet néanmoins de distinguer clairement les proportions et les lignes générales du SUV qui conservera une longueur proche de 4,65 mètres.

Une filiation évidente avec la N°8

Ces premières images confirment la fuite survenue le mois dernier qui dévoilait déjà partiellement le design. La parenté avec le SUV-coupé N°8 saute aux yeux. DS applique manifestement une cohérence stylistique forte sur sa gamme renouvelée, stratégie classique mais efficace pour renforcer l’identité visuelle de la marque.

À l’avant, la ressemblance avec la N°8 atteint son paroxysme. Mêmes phares, même signature lumineuse, même calandre trapézoïdale illuminée : les deux modèles pourraient facilement se confondre vus de face. Cette uniformisation du regard avant crée un air de famille immédiatement reconnaissable, essentiel pour une marque premium qui cherche à s’imposer face aux allemandes.

De profil, on retrouve les poignées de portes rétractables à l’avant typiques de DS ainsi que celles encastrées dans les montants arrière. Les surfaces vitrées généreuses apportent luminosité et impression d’espace à l’habitacle. Le SUV semble avoir bien grandi comparé au DS 7 actuel qui mesure 4,59 mètres. Ses dimensions s’approcheraient voire dépasseraient celles du nouveau Citroën C5 Aircross long de 4,65 mètres.

Un vrai SUV, pas un coupé

C’est à l’arrière que le N°7 se différencie le plus nettement de la N°8. Contrairement à cette dernière qui adopte une ligne de toit fuyante façon coupé, le N°7 affiche un hayon plus vertical et généreux. Cette configuration plus classique profite directement au volume de coffre et à l’accessibilité, deux critères essentiels pour les familles qui constituent la clientèle cible de ce type de véhicule.

Le toit tombe tout de même légèrement pour dynamiser la silhouette, mais sans atteindre le profil très plongeant de la N°8. DS cherche manifestement à séduire une clientèle différente avec ces deux SUV : la N°8 vise les couples sans enfants ou les quinquas qui privilégient le style, tandis que le N°7 cible les familles qui ont besoin de praticité.

On distingue malgré le camouflage les feux arrière repris à la N°8. Thierry Metroz, responsable du design chez DS, avait clairement annoncé lors de la présentation de la N°8 que cette signature lumineuse se retrouverait progressivement sur toute la gamme. Le N°7 confirme cette stratégie d’homogénéisation esthétique.

Plateforme STLA Medium et multi-énergies

Techniquement, le DS N°7 reposera sur la plateforme STLA Medium utilisée également par la N°8 et le Peugeot 3008. Cette base modulaire permet de proposer différentes motorisations sur une même architecture, offrant ainsi une flexibilité commerciale maximale.

Contrairement à la N°8 proposée uniquement en électrique, le N°7 devrait décliner plusieurs types de motorisations. On s’attend à retrouver le bloc hybride mild-hybrid de 145 chevaux en entrée de gamme. Les versions hybrides rechargeables développeraient 195 ou 225 chevaux, voire plus selon les évolutions techniques d’ici le lancement.

Côté 100% électrique, trois variantes devraient reprendre les motorisations de la N°8 : 260, 280 et 375 chevaux en traction ou transmission intégrale selon les versions. Les batteries de 74 et 97,2 kWh offriront des autonomies allant de 500 à plus de 700 kilomètres selon les cycles WLTP et les motorisations choisies.

Cette stratégie multi-énergies permet à DS de ratisser large et de toucher différents profils d’acheteurs. Les clients qui roulent beaucoup privilégieront l’hybride rechargeable pour concilier électrique en ville et thermique sur route. Ceux qui disposent d’une borne à domicile opteront pour le 100% électrique. Et les budgets serrés se rabattront sur le mild-hybrid.

L’intérieur reste mystérieux

Xavier Peugeot n’a pas dévoilé l’habitacle du N°7 dans sa vidéo. Une interrogation subsiste : reprendra-t-il la planche de bord de la N°8 ainsi que son volant à quatre branches caractéristique ? La réponse semble évidente compte tenu de la stratégie d’homogénéisation observée sur l’extérieur. Mais il faudra patienter pour en avoir la certitude officielle.

Si DS suit sa logique, on devrait retrouver l’écran central de grande taille, le combiné d’instrumentation numérique et les commandes tactiles qui équipent déjà la N°8. Les matériaux premium – cuir Nappa, alcantara, bois véritable – caractéristiques de DS devraient également garnir généreusement l’habitacle pour justifier le positionnement tarifaire élevé.

La question de l’espace arrière et du volume de coffre reste également en suspens. Le hayon plus vertical laisse présager un volume de chargement généreux, probablement supérieur aux 555 litres du DS 7 actuel. L’empattement allongé pourrait aussi profiter à l’espace aux jambes des passagers arrière, point faible de nombreux SUV-coupés qui sacrifient l’habitabilité sur l’autel du style.

Lancement confirmé pour 2026

Aucune date de présentation précise n’a été communiquée par Xavier Peugeot. Une petite déception pour les impatients qui auraient aimé pouvoir cocher une date dans leur agenda. Néanmoins, le fait que le patron de DS ait tenu à dévoiler ces images dès le 1er janvier confirme que le lancement est bien prévu dans le courant de l’année 2026.

Les salons automobiles du printemps constituent des fenêtres de tir logiques. Le Salon de Genève en mars ou le Mondial de l’Auto de Paris en octobre pourraient accueillir la présentation officielle. DS aime les événements prestigieux qui correspondent à son positionnement premium et attirent une clientèle aisée.

Les premières livraisons interviendraient probablement en fin d’année 2026 ou début 2027. Ce planning permettrait à DS de profiter du cycle de renouvellement du DS 7 actuel dont les ventes commencent à faiblir après plusieurs années de commercialisation. Attaquer 2027 avec un produit neuf maximiserait l’impact commercial.

DS face aux allemandes sur leur terrain

Le DS N°7 jouera un rôle crucial dans la stratégie de montée en gamme de la marque française. Ce SUV premium doit affronter frontalement les BMW X3, Audi Q5 et Mercedes GLC qui dominent actuellement ce segment très lucratif. Un challenge colossal pour une marque qui peine encore à s’imposer face aux références allemandes.

Le positionnement tarifaire sera déterminant. Trop cher et personne ne suivra, les clients préférant la sécurité d’une marque allemande établie. Pas assez cher et DS risque de dévaloriser son image premium chèrement acquise. Trouver le point d’équilibre entre attractivité commerciale et crédibilité haut de gamme constituera l’équation la plus difficile à résoudre.

La qualité perçue devra également atteindre des sommets. Les clients qui déboursent 50 000 euros ou plus pour un SUV premium ne pardonnent aucun défaut d’assemblage, aucun plastique cheap, aucun équipement manquant. DS a fait d’énormes progrès ces dernières années mais doit encore prouver qu’elle peut rivaliser avec les standards allemands.

Le succès du DS N°7 conditionnera en grande partie l’avenir de la marque. Un échec commercial remettrait en question toute la stratégie premium de Stellantis qui a déjà investi des sommes colossales dans la transformation de DS. La pression repose donc sur les épaules de ce SUV qui doit impérativement cartonner pour valider la pertinence du projet DS.

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Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français créé en 2018 et basé à Antibes (Alpes-Maritimes). Grand passionné d'automobile depuis l'enfance, Faris Bouchaala a transformé sa passion en carrière professionnelle en rejoignant la presse automobile spécialisée en 2010. Après un parcours atypique loin du secteur automobile, c'est finalement la passion qui l'a guidé vers le journalisme automobile. Depuis plus de 14 ans, Faris Bouchaala couvre l'actualité automobile française et européenne avec un focus particulier sur les essais automobiles, les nouveautés constructeurs, l'électrification du parc automobile et les technologies embarquées. Son expertise s'étend de l'analyse du marché français aux tendances européennes, en passant par les stratégies des constructeurs et l'évolution de la mobilité durable. À la tête de MotorsActu depuis sa création, Faris Bouchaala dirige une ligne éditoriale axée sur la qualité de l'information, l'objectivité des essais et l'analyse approfondie du secteur automobile. Son approche journalistique privilégie l'expérience terrain et les essais en conditions réelles sur routes françaises. Basé en France, Faris Bouchaala suit au quotidien l'évolution du marché automobile français et européen, couvrant aussi bien les lancements de véhicules que les innovations technologiques et les enjeux environnementaux du secteur. Contact professionnel : b.faris@motorsactu.com

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