Époqu’Auto se tiendra du 6 au 8 novembre 2026 à Eurexpo Lyon, sur 98 000 mètres carrés. Pour la première fois de son histoire, le salon quitte les halls avec un circuit aménagé à l’extérieur, où des voitures de drift rouleront trois fois par jour. Le plateau 2 CV, l’affiche de l’édition et quarante ans de BMW M3 complètent le programme.

Un salon de voitures anciennes se visite habituellement à l’arrêt, moteurs froids et capots ouverts. La 47e édition change cette règle : les organisateurs annoncent que le salon sortira pour la première fois des halls d’Eurexpo, par un circuit accessible depuis le hall 3.

Le salon se tiendra du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2026, à Chassieu, en bordure de Lyon. Il occupera 98 000 mètres carrés, soit 10 800 de plus que l’an dernier grâce à l’ouverture du hall 3.2.

Un circuit extérieur et du drift chaque jour

Le circuit accueillera des démonstrations et des sessions de roulage pendant les trois jours. Les horaires précis n’étaient pas encore communiqués à la mi-septembre, les organisateurs annonçant leur publication courant octobre.

Les voitures de drift y entreront en piste trois fois par jour. Les pilotes s’affronteront par paires, l’un menant et l’autre suivant, avant d’inverser les rôles après quelques tours, selon le format codifié de la discipline.

Sept pilotes sont annoncés dans un Village Drift de près de 2 000 mètres carrés installé dans l’extension du hall 3. Christopher Gallo sur BMW E36, Anthony Rocci et Michael Perino sur BMW E30, Dion Kajtazi sur BMW E92, auxquels s’ajoutent une Subaru BRZ et une Nissan Silvia S15.

Le choix du drift n’est pas un hasard de programmation. La discipline est fédérale en France depuis 2014 sous l’égide de la FFSA. Les BMW sont particulièrement présentes dans la discipline, ce qui crée une continuité avec le plateau M3 installé dans le même hall.

Le circuit ne sera pas réservé aux voitures. Des motos d’avant-guerre y rouleront avec des pilotes en habits d’époque, aux côtés d’un tricycle-car JZR et d’un ancien véhicule de gendarmerie, dans des scènes jouées pour l’occasion.

La 2 CV SPOT fête ses 50 ans sur l’affiche

La 2 CV SPOT illustre l’affiche officielle de l’édition, cinquante ans après son lancement en avril 1976. Elle fut la première série limitée de la Deuche, en orange Ténéré et blanc meije, produite à 1 800 exemplaires en France et vendue en une semaine.

Le plateau du hall 4 réunira 14 voitures autour d’elle. On y trouvera la Charleston de 1980, la 007 de 1981 produite à 700 exemplaires, la France 3 de 1983, les sept Dolly, la Cocorico de 1986 et la Perrier destinée au marché belge.

La Cocorico, produite à 1 000 exemplaires, a déjà une histoire chez nous, puisque Citroën en a fêté les 40 ans comme l’une des Deuche les plus cultes. Le plateau lyonnais lui rendra de nouveau hommage.

La pièce la plus rare du plateau est ailleurs. La 2 CV Basket de 1977, née d’un concours d’école d’art remporté par Claire Pagniez, n’a été produite qu’en deux exemplaires, dont un seul subsiste et sera exposé au centre du dispositif.

Serge Gevin, créateur de la SPOT, de la Charleston, des sept Dolly et de la Cocorico, est décédé cette année. Le plateau prend de ce fait une valeur d’hommage que les organisateurs n’avaient pas prévue en le programmant.

L’actualité du modèle dépasse d’ailleurs le patrimoine. Citroën montrera sa 2 CV électrique au Mondial de Paris pendant que BMW et Mini désertent le salon, ce qui mettra deux lectures de la Deuche en vitrine à trois semaines d’intervalle.

Quarante ans de BMW M3 sur 600 mètres carrés

Le plateau Youngtimers double sa surface pour atteindre 600 mètres carrés et 24 voitures. Il retrace quarante ans de M3 puis de M4, réparties en douze modèles de route, huit de compétition et quatre portant l’appellation CSL.

Les binômes de route sont présentés face à face, un modèle de série et une série limitée par génération. La M3 E30 Sport Evolution de 1990, produite à 600 exemplaires, y côtoie la M3 E36 GT de 1995 et ses 356 unités en British Racing Green.

La pièce qui attirera les regards vient du MotoGP. La BMW M4 GT3 exposée a été pilotée par Valentino Rossi lors de 27 courses, de ses premiers tours à Monza en avril 2023 jusqu’à une deuxième place aux 12 Heures de Bathurst en 2025.

La marque est par ailleurs absente du Mondial de Paris cette année, BMW et Mini s’étant retirés de l’édition 2026. Son patrimoine sportif sera donc plus visible à Lyon qu’à Paris en novembre.

La lignée, elle, se poursuit sur un autre terrain. La future M3 électrique de 1 000 ch se montre déjà au Nürburgring, et BMW a présenté à Monterey une M électrique à quatre moteurs en célébrant les quarante ans de la M3.

La Voisin de Le Corbusier revient en France

Le hall 7 accueille un plateau consacré aux Avions Voisin, avec 14 voitures, cinq Biscooters et trois vélos. Un planeur construit par Gabriel Voisin sera suspendu au-dessus des véhicules exposés.

La C7 de 1927 y occupe une place particulière. Elle a appartenu à l’architecte Le Corbusier, grand ami de Gabriel Voisin, avant d’entrer dans la collection de Lord Norman Foster. Retrouvée en Angleterre et restaurée, elle sera présentée pour la première fois en France.

Le reste du programme suit la même logique de plateaux thématiques. Bugatti aligne 18 voitures de compétition produites entre 1913 et 1945 dans la galerie 6, dont l’unique survivante des quatre Type 32 Tank engagées au Grand Prix de Tours en 1923.

Le constructeur alsacien a d’ailleurs refermé un chapitre récemment, mettant fin au mythique moteur W16 après vingt ans de règne. La Bugatti Type 35 revendique pour sa part plus de 2 000 victoires en compétition au cours de son histoire.

Dates, horaires et tarifs de la 47e édition

Le salon ouvre le vendredi 6 novembre de 9 heures à 22 heures, le samedi 7 de 9 heures à 19 heures et le dimanche 8 de 9 heures à 18 heures. La nocturne du vendredi est la particularité du calendrier.

La billetterie en ligne propose l’entrée à 16 euros en prévente jusqu’au 29 octobre. Le tarif passe à 18 euros à partir du 30 octobre et sur place, l’entrée deux jours est à 30 euros et le tarif réduit à 15 euros.

Le stationnement mérite un calcul préalable. Le forfait parking et navette au Groupama Stadium coûte 8 euros la journée avec réservation, 10 euros sans. Le parking d’Eurexpo est plafonné à 11,50 euros, et reste gratuit pour les véhicules de plus de trente ans sur le P4 dans la limite des places disponibles.

Les organisateurs attendent 110 000 visiteurs, 1 700 véhicules exposés, plus de 1 000 exposants et 220 clubs de marques, dont vingt nouveaux. Plus de 2 000 voitures de collection de visiteurs sont attendues dehors.

Les ventes aux enchères de la maison Osenat rythmeront les trois jours, avec 60 motos le vendredi à 18 heures, les youngtimers le samedi à 15 heures et une centaine d’automobiles le dimanche à 14 heures. Une Peugeot 505 GTi Turbo ex-Valéry Giscard d’Estaing et une Mercedes-Benz 600 ex-Jean-Louis Trintignant figurent parmi les premiers lots annoncés.

Ce volet dit l’essentiel de ce qu’est devenu le salon, à l’image du marché que reflètent les dernières voitures de collection vendues par Pléthore Cars. Époqu’Auto est désormais une place de marché autant qu’une exposition.


En savoir plus sur MotorsActu

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Partager.

Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français fondé en 2018. Journaliste automobile depuis plus de 14 ans, il couvre l’actualité automobile française et européenne, avec un focus sur les essais, les nouveautés constructeurs, l’électrification et les technologies embarquées.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur MotorsActu

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version