Le crossover Fiat 600 accueille le bloc essence 1.2 Turbo 100, le trois cylindres de troisième génération développé par Stellantis qui équipe déjà la Peugeot 208, la Citroën C3, l’Opel Corsa et la Fiat Grande Panda.
Cette déclinaison baptisée 600 Street développe 100 chevaux et 205 Nm de couple disponibles dès 1 750 tours par minute, associés à une boîte manuelle à six rapports. Elle constitue la nouvelle entrée de gamme thermique du modèle, en dessous des versions hybrides et électriques qui composent actuellement l’essentiel de la gamme 600.
Le Turbo 100, le moteur qui tourne la page du PureTech
L’arrivée du 1.2 Turbo 100 sur la Fiat 600 Street n’est pas anodine. Ce bloc, officiellement désigné EB2 Gen3, partage son architecture de base avec le PureTech qui a longtemps alimenté les modèles Stellantis, mais il en diffère profondément : 70 % de composants nouveaux, chaîne de distribution en remplacement de la courroie humide qui avait concentré les critiques et les recours judiciaires, nouveaux pistons, nouvelle culasse, système d’injection directe haute pression à 350 bars et turbocompresseur à géométrie variable. Peugeot a officiellement lancé ce moteur sur la 208 en mars 2026, et sa déclinaison sur la 600 confirme le déploiement progressif du bloc sur l’ensemble des modèles du groupe dans ce gabarit.
Pour la Fiat 600, ce moteur ouvre un nouveau segment de clientèle : celui des acheteurs qui souhaitent un crossover urbain compact sans hybridation, à un tarif d’entrée plus accessible que les versions électrifiées, et sans les contraintes de recharge associées à la version 100 % électrique.
Une présentation bicolore et une identité Street affirmée
La 600 Street se distingue visuellement par une carrosserie bicolore avec des éléments noirs appliqués sur les logos Fiat, les poignées de porte et la calandre. Un badge « Street » apposé sur le hayon arrière signe cette édition. Les jantes en alliage noir de 18 pouces complètent la mise en scène extérieure, dans un registre urbain assumé qui colle au positionnement du modèle.
L’intérieur suit la même logique chromatique. La garniture de pavillon, le tableau de bord et les sièges en tissu adoptent un traitement sombre généralisé, rehaussé de surpiqûres blanches contrastées qui apportent une touche de personnalité à un habitacle qui aurait pu rester trop sobre. L’ensemble forme une cohérence stylistique entre l’extérieur et l’intérieur, ce qui n’est pas toujours évident sur les finitions d’entrée de gamme de ce segment.
2 000 unités pour l’Italie, la France en attente
La Fiat 600 Street est lancée pour l’instant exclusivement en Italie, dans le cadre d’une série limitée à 2 000 exemplaires. Aucun tarif n’a encore été annoncé pour le marché français, mais la logique de déploiement habituelle chez Stellantis suggère que les autres marchés européens seront rapidement concernés. La France est l’un des principaux marchés du groupe, et la 600 y bénéficie d’une présence commerciale déjà établie.
L’arrivée d’une version essence manuelle dans la gamme 600 répond à une demande réelle : de nombreux acheteurs de crossovers compacts restent attachés à la boîte manuelle pour des raisons de coût d’achat, de simplicité mécanique et d’agrément de conduite. Sur un segment où la 600 affronte des modèles comme la Volkswagen T-Cross, la Renault Captur ou la Toyota Yaris Cross, une entrée de gamme à motorisation essence accessible peut constituer un argument commercial pertinent, d’autant que le Turbo 100 bénéficie désormais d’une réputation technique propre, distincte du passif du PureTech qu’il remplace.



