Le pari de la conquête internationale porte ses fruits pour Alfa Romeo. La marque au Biscione a confirmé une croissance de ses résultats commerciaux au premier semestre 2026, portée par le succès de son compact Junior et par son expansion sur de nouveaux marchés.
Désormais présente dans 70 pays, la firme milanaise enregistre des progressions spectaculaires hors d’Europe, avec des ventes quasiment doublées au Japon et une percée remarquée au Mexique. Un semestre solide qui conforte la trajectoire de renaissance engagée par la marque.
Le Junior, nouvelle locomotive de la gamme
L’information centrale de ce bilan tient en un nom : le Junior. Le compact sportif, commercialisé dans 45 pays, est devenu le modèle le plus vendu d’Alfa Romeo, devant les Tonale, Stelvio et Giulia. Disponible en versions hybride et électrique, il affiche un mix 100 % électrique de 16 %, preuve selon la marque de sa capacité à embrasser la nouvelle mobilité sans renier son ADN sportif. Son déploiement se poursuit sur des marchés stratégiques comme le Mexique, Singapour et Taïwan.
Ce constat valide une analyse que nous formulions lors du teaser du futur C-SUV d’Alfa Romeo : c’est bien le Junior qui fait vivre le Biscione au quotidien, en attendant la nouvelle génération de modèles. Derrière lui, le Tonale s’appuie sur son hybride 1.5 de 160 chevaux comme motorisation la plus prisée, tandis que les Giulia et Stelvio, dont la carrière se poursuivra jusqu’en 2027, conservent une part d’environ 7 % de versions Quadrifoglio dans leur mix, signe de la fidélité d’une clientèle attachée aux hautes performances.
Une croissance tirée par l’international
La géographie de cette croissance mérite l’attention. Si l’Italie, la France et l’Allemagne restent les trois principaux marchés de la marque, ce sont les territoires lointains qui signent les plus fortes progressions. L’Asie bondit de 50 %, portée par un Japon en hausse de 95 %, soit un quasi-doublement des immatriculations. Le Mexique progresse de 90 % grâce à l’arrivée du Junior, et le Royaume-Uni gagne 24 %. Une dynamique d’internationalisation qui réduit la dépendance historique d’Alfa aux marchés européens.
Dans le très haut de gamme, la marque confirme son savoir-faire. Les dix exemplaires exclusifs de la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa se sont écoulés en un temps record, tout comme les 33 unités de la 33 Stradale, dont les livraisons se poursuivent en Europe et aux États-Unis. Ces séries confidentielles, développées sous l’égide de la nouvelle entité BOTTEGAFUORISERIE commune à Alfa Romeo et Maserati, ancrent la marque dans le segment des voitures d’exception. Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo et Maserati, se félicite d’une trajectoire qui confirme selon lui le statut de love brand de la marque, capable de séduire au-delà des frontières et des générations.
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Un semestre d’événements pour cultiver la passion
Au-delà des chiffres, Alfa Romeo a soigné son capital affectif, celui qui fait la singularité de la marque. Le semestre a été rythmé par une présence appuyée sur le terrain : partenaire automobile premium des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en février, victoire aux 1000 Miglia de juin avec la 6C 1750 Gran Sport de 1931, engagement dans l’univers de la voile avec la Coupe de l’America, et lancement d’une Driving Academy ayant réuni plus de 200 journalistes.
La marque a aussi célébré son patrimoine, avec les 116 ans de sa fondation, les 50 ans du Musée d’Arese, les 75 ans de collaboration avec les Carabinieri et les 60 ans du mythique Spider Duetto. Cette double partition, commerciale et émotionnelle, dessine le visage d’une marque qui remonte la pente en s’appuyant autant sur ses nouveautés que sur sa légende. Reste le défi majeur des prochaines années : transformer l’essai du Junior avec le futur C-SUV de Melfi, puis avec les remplaçantes des Giulia et Stelvio, pour ancrer durablement cette renaissance.
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