Le grEEn-campus récompensé au SIMI 2025 pour son innovation environnementale – Construit en 21 mois seulement avec neutralité carbone promise
Stellantis continue de faire parler son campus nouvelle génération de Poissy. Le grEEn-campus vient de décrocher le prix « Coup de cœur du jury » lors des Grands Prix SIMI 2025, événement phare du Salon de l’investissement immobilier qui s’est tenu début décembre à Paris. Cette troisième distinction en quelques mois confirme que le constructeur automobile a frappé fort avec ce projet architectural ambitieux livré cette année.
Cette récompense s’ajoute aux deux précédentes déjà empochées : le Prix de l’Innovation constructive décerné par Le Classement des Promoteurs, et le trophée de Meilleure opération immobilière remis par Républik Immo. Trois prix majeurs qui valident l’approche radicalement nouvelle adoptée par Stellantis pour ses locaux tertiaires. Le jury d’experts du SIMI a particulièrement salué l’excellence environnementale et l’innovation au service du bien-être des employés.
Deux grands E pour Environnement et Employés
Le nom même du campus affiche la couleur : grEEn-campus avec deux grands E. Cette typo inhabituelle incarne l’engagement dual de Stellantis pour l’Environnement d’un côté, les Employés de l’autre. Un message marketing appuyé mais qui correspond à une réalité architecturale concrète.
Situé en bordure de Seine sur l’emplacement d’anciens ateliers d’emboutissage et de ferrage, ce complexe de 72 000 mètres carrés accueille désormais les équipes du constructeur dans dix bâtiments flambant neufs. Huit sont dédiés aux activités tertiaires et à la recherche-développement. Les deux autres abritent les moyens d’essais nécessaires à la conception des futurs véhicules.
Sept mille cinq cents collaborateurs y sont affectés au total, même si seulement 2 500 d’entre eux s’y trouvent physiquement chaque jour en moyenne. Cette différence s’explique par le télétravail désormais généralisé chez Stellantis comme dans la plupart des grandes entreprises. Le campus a été conçu dès l’origine pour ce nouveau mode d’organisation où les bureaux deviennent des lieux de rencontre et de collaboration plutôt que de simples postes de travail individuels.
Une prouesse environnementale à tous les étages
Le campus ne se contente pas d’arborer une façade verte pour faire joli. L’approche environnementale traverse tout le projet depuis sa conception jusqu’à son exploitation. Le label E+C- niveau E3C2 obtenu récemment en atteste officiellement. Cette certification anticipe la future réglementation environnementale 2025 et place le grEEn-campus parmi les bâtiments les plus performants de France.
L’ensemble immobilier fonctionne à énergie positive, ce qui signifie qu’il produit plus d’électricité qu’il n’en consomme sur l’année. Les panneaux photovoltaïques installés sur les toits des bâtiments et le parking génèrent 1 430 kilowatts-crête. Cette production locale couvre largement les besoins énergétiques quotidiens et injecte le surplus sur le réseau public.
Les choix architecturaux visent également la résilience face au changement climatique. Les performances thermiques ultra-poussées maintiennent le confort intérieur même lors de canicules sévères. Les occupants n’ont pas besoin de pousser la climatisation à fond, ce qui réduit drastiquement la consommation énergétique. Des façades à ossature bois, du béton bas carbone, des dalles actives, des modules de traitement d’air décentralisés : chaque élément technique a été optimisé pour minimiser l’empreinte carbone.
Le promoteur et le constructeur se sont même engagés sur un objectif de neutralité carbone en exploitation via un contrat de performance énergétique. Cette approche novatrice fédère toutes les parties prenantes autour d’un but commun chiffré et vérifiable. Pas de greenwashing flou ici, mais des engagements contractuels précis avec des pénalités en cas de non-respect.
Vingt et un mois seulement de construction
L’approche constructive hors-site utilisée pour des éléments modulaires du bâtiment a permis une prouesse : construire ce mastodonte en seulement 21 mois. Soit deux fois plus rapidement qu’avec des méthodes traditionnelles selon Stellantis. Cette vitesse d’exécution s’explique par la préfabrication en usine de nombreux composants ensuite assemblés sur site comme un gigantesque Lego.
Cette industrialisation de la construction présente aussi des avantages écologiques. La fabrication en usine génère moins de déchets que le chantier classique. Les conditions contrôlées garantissent une qualité constante. Le transport des modules préfabriqués optimise la logistique comparé aux allers-retours incessants des camions sur un chantier traditionnel.
Vingt et un mois de travaux pour un campus de 72 000 mètres carrés, c’est impressionnant. À titre de comparaison, un immeuble de bureaux classique de taille équivalente demande généralement entre trois et quatre ans de construction. Stellantis a donc divisé par deux la durée du chantier tout en visant une qualité environnementale supérieure.
Une architecture pensée pour les interactions humaines
L’autre grand E du grEEn-campus concerne les Employés. Stellantis a conçu les lieux pour favoriser les rencontres et les échanges entre collaborateurs. L’architecture horizontale privilégie des bâtiments de seulement quatre étages maximum. Cette faible hauteur crée une échelle humaine qui casse les codes des tours de bureaux traditionnelles où chaque étage constitue un silo isolé.
Les bâtiments s’articulent autour d’atriums lumineux et se connectent par des rues couvertes. Cette configuration pousse naturellement les gens à se croiser, se parler, échanger des idées. Le hasard des rencontres dans ces espaces de circulation stimule la créativité et la collaboration informelle, souvent plus productive que les réunions officielles.
Au cœur du dispositif trône Cassiopeia, un espace sous verrière à la jonction de plusieurs bâtiments. Conçu comme une vraie place de village, il regroupe restaurants, cafés, zones de détente et divers services. Cette place centrale devient le point de ralliement naturel où se retrouver entre deux réunions ou pour déjeuner ensemble.
L’accent mis sur la lumière naturelle change radicalement l’ambiance comparé aux open spaces classiques éclairés au néon. Les matériaux écologiques créent une atmosphère plus chaleureuse. Le confort thermique évite ces bureaux glacés en été et étouffants en hiver. Vingt mille mètres carrés d’espaces verts entourent les bâtiments avec 450 arbres plantés et 80 000 plantes vivaces. Cette végétation omniprésente apporte un lien direct avec la nature même en pleine zone industrielle.
Poissy, berceau historique de l’automobile française
Le choix de Poissy pour ce campus nouvelle génération n’est pas anodin. Ce site aux portes de Paris possède un héritage automobile unique. Construit par Ford en 1938, racheté successivement par Simca en 1954, Chrysler en 1964, puis PSA Peugeot Citroën en 1978, l’usine a traversé presque un siècle d’histoire industrielle française.
Le Centre d’Expertise Métiers et Régions (CEMR) s’y développe progressivement depuis 2003. Le premier bâtiment est inauguré cette année-là, suivi d’un second en 2006. En 2022, plusieurs entités FCA rejoignent le site. Puis en 2023, une partie du département R&D basé à Vélizy déménage à Poissy. Le grEEn-campus livré en 2025 parachève cette concentration des activités tertiaires et de recherche du groupe sur ce site historique.
Cette stratégie immobilière vise à regrouper les équipes dispersées dans plusieurs implantations franciliennes. La concentration géographique facilite les synergies, réduit les temps de trajet entre sites, optimise les coûts immobiliers. Et surtout, elle crée un vrai campus d’entreprise où l’on peut croiser n’importe quel collègue plutôt que des bureaux éclatés où chaque service reste isolé.
Un modèle qui va essaimer en Europe
Stellantis ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’esprit du grEEn-campus de Poissy va inspirer d’autres projets similaires sur les sites de Rüsselsheim en Allemagne et Mirafiori en Italie. Les livraisons sont prévues pour 2027 sur ces deux implantations majeures du groupe.
Cette duplication du modèle témoigne de la satisfaction de Stellantis vis-à-vis de son premier campus nouvelle génération. Quand un concept fonctionne, autant le répliquer ailleurs plutôt que de réinventer la roue. Les leçons apprises à Poissy profiteront aux projets suivants qui pourront éviter certains écueils.
Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines et du développement durable chez Stellantis, résume l’ambition : « Cette distinction salue la réalisation d’un campus résolument tourné vers l’avenir. Le grEEn-campus de Poissy est une démonstration de ce que l’immobilier durable peut accomplir, au service du bien-être de nos collaborateurs et de la transition énergétique. »
Huit cent quatre-vingts places de parking avec bornes électriques
Détail révélateur : le campus dispose de 880 nouvelles places de stationnement équipées de près de 200 bornes de recharge électrique. Ce ratio d’une borne pour quatre ou cinq places anticipe clairement la conversion progressive du parc automobile des salariés vers l’électrique.
Stellantis fabrique des voitures électriques. Logique donc d’équiper massivement son propre parking pour que les employés puissent recharger pendant leur journée de travail. Cette infrastructure de recharge constitue aussi un argument de recrutement non négligeable pour attirer les talents qui hésitent à passer à l’électrique faute de possibilité de recharge à domicile.
Les quinze mille mètres carrés désartificialisés méritent également d’être soulignés. Plutôt que de bétonner chaque centimètre carré, Stellantis a rendu ces surfaces à la nature. Cette désartificialisation permet l’infiltration naturelle des eaux de pluie, favorise la biodiversité locale, crée des îlots de fraîcheur lors des canicules.
Ce grEEn-campus de Poissy pourrait bien devenir une référence incontournable de l’immobilier tertiaire durable en France. Les trois prix déjà empochés en quelques mois, dont ce prestigieux Coup de cœur du jury du SIMI 2025, valident largement les choix architecturaux et environnementaux de Stellantis. Reste maintenant à voir si les employés qui y travaillent quotidiennement partagent cet enthousiasme des jurys professionnels. Car le plus beau campus du monde ne vaut rien si ceux qui l’occupent ne s’y sentent pas bien.





















