Une berline de 4,87 mètres, une batterie de 34,3 kWh, une autonomie cumulée annoncée jusqu’à 2 370 kilomètres et un ticket d’entrée à 99 900 yuans, soit environ 12 000 euros. La BYD Seal 06 millésime 2027 vient d’être lancée en Chine, en douze configurations réparties sur deux motorisations, et elle démocratise deux technologies jusqu’ici réservées aux modèles supérieurs du groupe.

Deux motorisations, douze déclinaisons

La version hybride rechargeable DM-i s’échelonne de 99 900 à 141 900 yuans, soit environ 12 000 à 17 000 euros. La version 100 % électrique démarre plus haut, de 109 900 à 155 900 yuans, environ 13 200 à 18 700 euros. Cette inversion tarifaire est cohérente avec le marché chinois, où l’hybride rechargeable joue le rôle d’entrée de gamme.

Les dimensions atteignent 4 870 mm de long, 1 890 mm de large et 1 495 mm de haut. L’empattement gagne 30 mm pour s’établir à 2 820 mm. La face avant reçoit des optiques LED à double lentille et de nouveaux conduits d’air tridimensionnels dans le bouclier, tandis que les montants sont assombris sur toute la longueur.

L’hybride vise les 2 370 kilomètres cumulés

La DM-i associe un bloc essence 1,5 litre atmosphérique de cinquième génération, développant 74 kW, à une transmission hybride EHS et à un moteur électrique avant proposé en 120 kW ou 175 kW. Deux batteries sont disponibles, de 25,287 ou 34,275 kWh, complétées par un réservoir de 65 litres.

Selon la capacité retenue, l’autonomie électrique annoncée atteint 230 ou 320 kilomètres en cycle chinois CLTC, et l’autonomie combinée grimpe jusqu’à 2 370 kilomètres. Ces valeurs relèvent d’un protocole nettement plus favorable que le WLTP européen.

L’électrique passe en 800 volts

La déclinaison électrique reçoit deux batteries LFP de 52,868 ou 64,315 kWh, pour 530 ou 630 kilomètres CLTC. Le moteur monte à 240 kW, soit 322 ch, avec un 0 à 100 km/h en 5,9 secondes.

L’élément déterminant se situe ailleurs : cette version adopte les Blade Batteries de deuxième génération et une architecture haute tension 800 volts, socle de la recharge rapide maison de BYD. C’est cette technologie qui descend ici sur un modèle de volume, alors qu’elle inaugurait sur des véhicules bien plus chers.

Un habitacle qui emprunte au segment supérieur

La planche de bord reçoit un écran central rotatif adaptatif de 15,6 pouces et un combiné numérique de 8,8 pouces. Les finitions hautes ajoutent un affichage tête haute de 29 pouces, formant un ensemble à trois écrans. Le système DiLink intègre le modèle vocal DeepSeek, avec dialogue continu et reconnaissance sur quatre zones de l’habitacle.

Le levier de vitesses classique disparaît au profit d’une commande au volant, ce qui libère la console centrale pour un large bac de rangement, une recharge sans fil de 50 W et deux porte-gobelets. Les finitions supérieures remplacent les plastiques durs par du cuir souple.

Côté aides à la conduite, les configurations hautes reçoivent un système à LiDAR compatible God’s Eye 5.0, avec navigation assistée en ville et sur voie rapide, ainsi que le stationnement automatique, télécommandé et de type voiturier.

Habitacle de la BYD Seal 06 2027
l’écran rotatif de 15,6 pouces est de série sur l’ensemble de la gamme | © BYD

La DiSus-C descend d’un cran

Les deux motorisations partagent un train avant de type McPherson et un essieu arrière multibras à cinq liens, avec une garde au sol de 135 mm. Les finitions hautes reçoivent le système DiSus-C, un amortissement piloté électromagnétique à ajustement en temps réel.

C’est probablement l’information la plus significative de ce lancement. Une suspension pilotée sur une berline familiale facturée l’équivalent de 17 000 euros dessine un standard d’équipement que les constructeurs européens auront du mal à suivre sur ce segment. Aucune commercialisation européenne de la Seal 06 n’a été annoncée, mais BYD a déjà transposé sa gamme DM-i sur le continent avec la Seal U DM-i, la Seal 6 DM-i Touring et le Sealion 5 DM-i.

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Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français fondé en 2018. Journaliste automobile depuis plus de 14 ans, il couvre l’actualité automobile française et européenne, avec un focus sur les essais, les nouveautés constructeurs, l’électrification et les technologies embarquées.

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