Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix de Belgique au terme d’une remontée patiente sur la Ferrari de Charles Leclerc, signant sa sixième victoire de la saison au moment même où George Russell voyait sa course s’arrêter dès le premier tour. La dixième manche du championnat laisse Mercedes avec un sentiment partagé : une domination confirmée d’un côté du garage, un problème de fiabilité persistant de l’autre.
Un départ compliqué pour les deux Flèches d’argent
Parti en pole avec Russell troisième sur la grille, Antonelli a immédiatement dû composer avec un handicap inattendu. Les deux monoplaces souffraient d’un manque de suralimentation au premier tour, qui amputait leur puissance dans la montée vers le virage 5. L’Italien a cédé le commandement à la Red Bull de Max Verstappen au virage 2, avant de le reprendre trois virages plus loin.
Russell n’a pas eu cette chance. Plus sévèrement touché par le déficit de puissance, le Britannique s’est retrouvé englué dans le peloton au virage 5, où le contact avec la Ferrari de Lewis Hamilton a mis un terme immédiat à sa course. L’équipe indique que la nature du problème différait de celui traité plus tôt dans le week-end, ce qui complique le diagnostic.
La remontée sur Leclerc, comme un air de revanche
La course d’Antonelli a ensuite basculé sur la stratégie. Après un arrêt classique Medium-Hard au 18e tour sous Safety Car, calé pour couvrir Verstappen, le leader du championnat a vu Leclerc lui subtiliser la tête en profitant d’une voiture de sécurité virtuelle pour s’arrêter à moindre coût.
Trois secondes de retard, une dizaine de tours pour les effacer. Antonelli a grignoté l’écart méthodiquement avant de porter son attaque et de s’extraire du mode dépassement de la Ferrari, tenace jusqu’au bout. Le scénario rappelle furieusement Silverstone, où l’Italien avait poursuivi la Ferrari sans parvenir à conclure. Cette fois, la chasse a payé, avec un meilleur tour en course à 1:49.098 en prime. L’Italien de 19 ans confirme la trajectoire entamée au printemps, quand il enchaînait trois victoires consécutives jusqu’à Miami et prenait les commandes du championnat.
La fiabilité, talon d’Achille assumé
Toto Wolff ne cache pas la frustration d’une équipe qui compte huit victoires cette saison sans avoir, selon lui, maximisé son capital points. Le patron de Mercedes reconnaît que la fiabilité constitue la faiblesse la plus évidente d’un package pourtant capable de viser les deux titres. Russell, résigné après un nouveau week-end blanc, pointe le même mal : trop de points perdus sur des problèmes indépendants de son pilotage.
📖 Lire aussi :
Une Ferrari F50 prêtée à Michael Schumacher refait surface avec moins de 5 000 km au compteur
L’ingénieur de course Andrew Shovlin retient de son côté la maîtrise d’Antonelli, privé de sa proie à Silverstone et récompensé cette fois d’une victoire qu’il qualifie de méritée de bout en bout.
Budapest pour finir en tête avant la trêve
Le paddock met désormais le cap sur la Hongrie, dernière manche avant la fermeture estivale des usines. Pour Antonelli, l’objectif est limpide : consolider son avance au championnat sur un tracé du Hungaroring qui devrait convenir à la Mercedes. Pour Russell, Budapest ressemble davantage à une séance de rattrapage. Un pilote qui joue le titre et un autre qui court après sa fiabilité : la trêve n’aura pas la même saveur des deux côtés du garage de Brackley.
En savoir plus sur MotorsActu
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





