Mini élargit le bas de sa gamme thermique. La marque britannique du groupe BMW relance la dénomination Cooper One pour proposer une version essence d’accès, plus abordable que les déclinaisons existantes.
Une stratégie classique dans un marché où le prix des voitures neuves ne cesse de grimper : offrir un ticket d’entrée plus bas, quitte à rogner sur la puissance, pour attirer les acheteurs sensibles au budget. La nouvelle Mini Cooper One affiche ainsi un tarif inférieur de 2 000 euros à celui de la précédente version d’entrée de gamme.
122 chevaux et un tarif sous les 35 000 euros
Jusqu’à présent, la Mini Cooper essence débutait avec la Cooper C de 156 chevaux, proposée à partir de 36 490 euros. La nouvelle Cooper One vient se placer en dessous, avec une mécanique volontairement moins puissante. Elle reprend le trois-cylindres essence 1,5 litre bien connu de la marque, ici décliné dans une puissance de 122 chevaux pour 230 Nm de couple, associé à la boîte automatique Steptronic.
Forcément, les performances s’en ressentent : la Cooper One abat le 0 à 100 km/h en 9,3 secondes, contre 7,7 secondes pour la Cooper C de 156 chevaux. Un écart bien réel sur le papier, mais qui reste tout relatif pour une citadine essentiellement destinée à un usage urbain et périurbain, où la puissance pure n’est pas le critère déterminant.
Le véritable argument de cette version reste son positionnement tarifaire. La Mini Cooper One trois portes en finition Essential démarre à 34 490 euros, soit 2 000 euros de moins que l’ancienne Cooper C d’entrée de gamme. La finition Classic est quant à elle affichée à 36 290 euros. La déclinaison cinq portes est logiquement un peu plus onéreuse, à partir de 35 990 euros en Essential et 37 971 euros en Classic.
Une stratégie d’accessibilité dans un marché tendu
Cette nouvelle entrée de gamme répond à une logique commerciale claire. Dans un contexte où l’inflation a fait grimper les prix des véhicules neufs et où le pouvoir d’achat des ménages reste sous pression, proposer une porte d’entrée moins coûteuse permet à Mini d’élargir son audience. La marque rejoint ainsi d’autres constructeurs premium qui multiplient les versions d’accès pour ne pas perdre les clients les plus attentifs à leur budget.
Quelques nuances sont toutefois à signaler. La Mini Cooper Cabrio, la version cabriolet, ne sera pas proposée en déclinaison One — cette entrée de gamme reste donc réservée aux carrosseries fermées trois et cinq portes. Par ailleurs, il convient de ne pas confondre cette Cooper essence avec les Mini électriques, qui lui ressemblent fortement sur le plan esthétique. Techniquement, les deux familles n’ont pourtant rien à voir : la version thermique repose sur l’architecture UKL remaniée, tandis que les Mini électriques sont développées sur une plateforme différente, conçue conjointement avec le constructeur chinois Great Wall Motors.
Pour les amateurs de la marque anglaise séduits par le style inimitable de la citadine mais rebutés par des tarifs en hausse constante, cette Cooper One constitue une opportunité bienvenue. Elle permet d’accéder à l’univers Mini, à son design caractéristique et à son agrément de conduite, pour un budget contenu. Reste que, même à 34 490 euros, la plus accessible des Mini demeure positionnée bien au-dessus des citadines généralistes équivalentes — un positionnement premium assumé, qui fait partie intégrante de l’ADN de la marque depuis sa renaissance sous l’égide de BMW.
En savoir plus sur MotorsActu
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





