La 47e édition d’Époqu’Auto ouvre ses portes vendredi 6 novembre à Lyon-Eurexpo, pour trois jours. Le salon annonce près de 100 000 mètres carrés couverts, 1 700 véhicules exposés, plus de 1 000 exposants et 220 clubs de marques. Citroën y installe sa 2 CV Concept au milieu d’une rétrospective de quatorze modèles issus des séries limitées de la Deuche.
Époqu’Auto ouvre demain matin. Citroën y confronte sa 2 CV Concept électrique à quatorze modèles issus des séries limitées de la Deuche, dont la Basket de 1977, née d’un concours avec une école d’art.
La 47e édition ouvre vendredi matin
Le salon se tient les 6, 7 et 8 novembre à Lyon-Eurexpo, avec une ouverture vendredi à 9 heures et une fermeture tardive à 22 heures ce premier jour. Les deux journées suivantes se terminent plus tôt, à 19 heures le samedi et 18 heures le dimanche. L’organisation attend plus de 110 000 visiteurs sur les trois jours.
Cette édition gagne environ 10 000 mètres carrés de surface supplémentaire, ce qui porte l’ensemble à près de 100 000 mètres carrés couverts. L’extension s’accompagne d’un élargissement du nombre d’exposants. C’est la principale évolution de format annoncée cette année.
Les chiffres annoncés portent sur 1 700 véhicules exposés et 200 motos, plus de 1 000 exposants et 220 clubs de marques, soit vingt de plus qu’en 2025. L’organisation attend en outre plus de 2 000 véhicules de collection amenés par les visiteurs et stationnés en extérieur. Ces voitures de public s’ajoutent donc au parc officiellement présenté dans les halls.
La trajectoire de fréquentation explique l’ampleur prise par l’événement. Le salon avait établi un record en 2023 avec 95 000 visiteurs, un niveau que l’organisation annonce porté à 110 000 pour l’édition 2025. Les tarifs, les horaires détaillés et le circuit extérieur ont fait l’objet d’un point séparé sur les informations pratiques.
La 2 CV Concept face à la Basket
Citroën expose sa 2 CV Concept quelques semaines après sa présentation publique. Le modèle avait occupé le stand de la marque au Mondial de l’Auto de Paris, et il arrive à Lyon dans un contexte tout autre, celui d’un salon de véhicules anciens. La marque le place au milieu de la rétrospective des séries limitées, dans le hall 4.
La confrontation la plus parlante du stand oppose le concept à la 2 CV Basket de 1977. Cette série était née d’un concours mené avec une école d’art parisienne, et sa diffusion est restée confidentielle. Le rapprochement met donc une interprétation contemporaine en regard de la plus marginale des déclinaisons historiques.
Le concept n’est pas un exercice de style sans suite. Citroën prévoit une version de série à l’horizon 2028, annoncée autour d’un positionnement très accessible, ce qui donne à son exposition lyonnaise une valeur de préfiguration plutôt que d’hommage. Cette lecture est éditoriale, le salon présentant simplement le véhicule au sein du plateau.
Cinquante ans de séries limitées
La rétrospective réunit quatorze modèles issus des séries limitées, de la Spot de 1976 à la Perrier de 1988. La Spot avait inauguré l’exercice et sert de point de départ au plateau, cinquante ans après son lancement. La Perrier de 1988 en marque l’autre extrémité.
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Le précédent de la Spot pèse dans l’histoire commerciale de la marque. Lancée officiellement le 10 avril 1976, elle était disponible à 1 800 exemplaires, écoulés en quelques jours dès l’ouverture des commandes. Citroën la présente comme sa toute première édition en série limitée, matrice de tout ce qui a suivi.
Deux séries de cette sélection ont déjà leur propre postérité. La Charleston de 1980 avait été prévue à huit mille exemplaires avant de rejoindre la production régulière, cas rare d’une série limitée devenue durable. La Cocorico figure aussi au plateau, sans que le salon en précise le millésime.
Les autres déclinaisons exposées tiennent à des circonstances très diverses. La 2 CV 007 de 1981 reprenait l’univers de Rien que pour vos yeux, en mille exemplaires, et la France 3 de 1983 renvoyait à un voilier engagé en Coupe de l’America. Sept variantes de Dolly complètent l’ensemble, ce qui explique que quatorze modèles correspondent à un nombre de séries plus réduit.
Les autres plateaux de cette édition
Le plateau Youngtimers célèbre quarante ans de sportivité BMW M autour des M3 et M4, avec six générations réunies et un espace Prestige consacré aux CSL. Un village drift fait son entrée, avec des pilotes du championnat de France. Le salon annonce par ailleurs une vingtaine de Bugatti de compétition, de la Type 13 Brescia de 1922 à la Veyron 16.4 de 2009.
Les autres plateaux couvrent des registres très éloignés les uns des autres. Un Shelby Village réunit deux Cobra, une Ford GT40 et le motorhome de Carroll Shelby, tandis qu’une sélection Dolce Vita rassemble des Fiat dont une 500 Topolino pour ses quatre-vingt-dix ans. Les motos occupent cinq expositions thématiques, des américaines d’avant 1995 au duel entre Vespa et Lambretta, et un espace Solex marque les quatre-vingts ans du cyclomoteur.
Trois ventes aux enchères se succèdent sur les trois jours. Les motos passent le vendredi à 18 heures, les Youngtimers le samedi à 15 heures et les véhicules de collection le dimanche à 14 heures. Le salon programme également un hommage à Paul Bocuse sous un angle automobile, et une série de rencontres consacrées aux femmes dans le sport automobile. Citroën y avait fêté les 70 ans de la DS en 2025, sur un registre comparable de célébration d’anniversaire.
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