Hyundai Ioniq 3 fera sa première en avril 2026 à la Milan Design Week

Hyundai s’apprête à déclencher une offensive avec cinq nouveaux modèles électriques attendus d’ici 2027 sur les segments B et C avec le nouveau Ioniq 3.

Le modèle repose sur la plateforme E-GMP 400 volts partagée avec la future Kia EV4 proposant plusieurs configurations de batteries dont une version longue autonomie visant environ 650 kilomètres. Cinq nouveaux modèles électriques attendus d’ici 2027. Compacte comme une i20 offrant espace intérieur proche d’une i30. Hyundai atteint sept modèles zéro émission du petit Inster urbain au Staria électrique neuf places. Production sur la même ligne que l’i20 thermique permettant ajustement des volumes.

Ioniq 3 dévoilée en avril

Elle sera dévoilée en avril prochain lors de la Milan Design Week du 21 au 26 avril. L’Ioniq 3 reprend l’esprit du Concept Three présenté auparavant à Munich avec silhouette affûtée, posture moderne et promesse d’une efficience de haut niveau. Elle reposera sur la plateforme E-GMP 400 volts partagée avec la future Kia EV4 et proposera plusieurs configurations de batteries dont une version longue autonomie visant environ 650 kilomètres.

Produite dès la fin de l’été dans l’usine Hyundai d’Izmit en Turquie, elle se positionnera entre la citadine Inster et le crossover Ioniq 5 avec un tarif d’entrée estimé autour de 40 000 euros. Compacte comme une i20 mais offrant un espace intérieur proche d’une i30, elle profitera pleinement de son architecture 100% électrique.

Sept modèles zéro émission

Avec l’arrivée de l’Ioniq 3, Hyundai revendique l’une des offres électriques les plus vastes du marché européen : sept modèles zéro émission du petit Inster urbain au Staria électrique neuf places dévoilé à Bruxelles.

L’Ioniq 3 n’est que la première pièce d’un puzzle plus large : deux autres modèles des segments B et C suivront dont un probable SUV compact dérivé de l’Ioniq 3 à l’image du duo Kia EV4/EV3. Hyundai prépare aussi une nouvelle i30 hybride, un Tucson de nouvelle génération et un Bayon renouvelé, tous exclusivement hybrides.

Stratégie multi-énergies flexible

Pour Hyundai, l’électrification ne se résume pas à un tout-électrique imposé. Le patron européen Xavier Martinet le dit sans détour : « Nous misons sur les hybrides et les électriques pour les prochaines années. L’enjeu, c’est la vitesse à laquelle les marchés basculent. » Face à une demande fluctuante, la marque adopte une stratégie flexible : produire l’Ioniq 3 sur la même ligne que l’i20 thermique afin d’ajuster les volumes selon les besoins. Une agilité rendue possible par l’intégration verticale du groupe Hyundai actif dans des secteurs allant de la robotique au logiciel.

Aujourd’hui, 80% des modèles Hyundai vendus en Europe disposent d’une motorisation électrifiée. L’objectif consiste à atteindre 100% d’ici 2027. En 2025, les ventes d’électriques ont bondi de 48% portées par les lancements des Ioniq 9, Inster et Ioniq 6 restylée.

Objectifs CO2 atteints sans pool

Hyundai a également atteint ses objectifs CO2 sans recourir à un pool de constructeurs, signe fort de la pertinence de sa stratégie multi-technologies. Avec 603 542 ventes en Europe l’an dernier dont 93 000 au Royaume-Uni, la marque vise une stabilité en 2026 avant une forte croissance en 2027 portée par cette nouvelle vague de modèles.

La plateforme E-GMP 400 volts utilisée pour l’Ioniq 3 se distingue de la plateforme E-GMP 800 volts équipant les Ioniq 5 et Ioniq 6 par une architecture électrique moins coûteuse à produire permettant de proposer des véhicules électriques à des prix plus accessibles tout en conservant des performances et autonomies compétitives. Cette différenciation technologique permet à Hyundai de couvrir différents segments tarifaires avec des plateformes optimisées pour chaque positionnement marché.

La production de l’Ioniq 3 à Izmit en Turquie s’inscrit dans la stratégie de Hyundai de diversifier géographiquement ses sites de production européens pour réduire les risques logistiques et se rapprocher des marchés de consommation. L’usine turque bénéficie également d’une main-d’œuvre qualifiée et de coûts de production compétitifs tout en permettant l’éligibilité potentielle aux aides européennes contrairement aux véhicules produits en Corée du Sud.

Le positionnement tarifaire autour de 40 000 euros place l’Ioniq 3 en concurrence directe avec des modèles établis comme la Renault Mégane E-Tech électrique, la Volkswagen ID.3 ou la Cupra Born. Hyundai compte sur la réputation de qualité et de fiabilité de la marque ainsi que sur un équipement généreux de série pour se différencier face à cette concurrence européenne intense.

L’annonce de cinq nouveaux modèles électriques d’ici 2027 témoigne de l’ambition de Hyundai de devenir un acteur majeur du marché européen des véhicules électriques actuellement dominé par Tesla, Volkswagen Group et les constructeurs chinois en forte croissance. Cette offensive produit massive nécessite des investissements substantiels en recherche et développement ainsi qu’en capacités de production que Hyundai peut se permettre grâce à sa solidité financière et à son expérience acquise sur le marché domestique coréen où l’électrification progresse rapidement.

La flexibilité de production permettant d’assembler véhicules thermiques et électriques sur les mêmes lignes constitue un avantage stratégique majeur pour Hyundai face aux incertitudes du marché européen où la demande de véhicules électriques reste volatile selon les pays et les évolutions réglementaires. Cette approche pragmatique contraste avec celle de certains constructeurs ayant investi massivement dans des usines dédiées exclusivement aux véhicules électriques risquant de se retrouver en surcapacité si la demande ne suit pas les prévisions initiales.

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Faris Bouchaala
Faris Bouchaala
Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français fondé en 2018. Journaliste automobile depuis plus de 14 ans, il couvre l’actualité automobile française et européenne, avec un focus sur les essais, les nouveautés constructeurs, l’électrification et les technologies embarquées.

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