Nissan confirme la fermeture d’une de ses deux lignes de production dans son usine de Sunderland, au Royaume-Uni. Les trois modèles assemblés sur place — Qashqai, Juke et Leaf — seront désormais produits sur une seule et même ligne.
Une décision de réduction des coûts qui s’inscrit dans un plan social de 900 suppressions de postes en Europe, même si Nissan affirme qu’aucun emploi ne sera supprimé sur le site britannique lui-même — certains postes au Royaume-Uni pourraient néanmoins être relocalisés dans le cadre de ce plan.
Une usine qui tourne à la moitié de sa capacité
Le contexte industriel de Sunderland explique cette décision. L’usine n’a produit que 273 174 véhicules en 2025, contre plus de 500 000 lors de ses meilleures années. Avec une ligne rendue disponible par la consolidation de la production, Nissan se retrouve à gérer un outil industriel largement sous-utilisé. Le site reste la seule unité de fabrication de Nissan en Europe — ce qui en fait un actif stratégique que le constructeur japonais ne peut pas se permettre de laisser tourner au ralenti indéfiniment.
Des candidats chinois pour reprendre la ligne libérée
Nissan cherche activement à attirer un second constructeur pour occuper la capacité industrielle dégagée par cette consolidation. Selon les informations disponibles, deux constructeurs chinois sont sur les rangs : Chery et Dongfeng. L’intérêt des deux groupes est compréhensible — produire au Royaume-Uni leur permettrait d’accélérer leur déploiement en Europe tout en s’affranchissant des droits de douane imposés par l’Union européenne sur les véhicules importés depuis la Chine. Le Brexit ayant séparé le marché britannique du marché européen, cette équation tarifaire est cependant plus complexe qu’il n’y paraît pour un accès au continent.
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La conclusion de cet accord est présentée comme imminente, les constructeurs chinois étant pressés de sécuriser une implantation industrielle en Europe occidentale. Nissan, de son côté, a tout à gagner à trouver rapidement un partenaire : maintenir l’emploi dans la région de Sunderland, amortir les coûts fixes du site sur un volume de production plus élevé et préserver son image dans une région où la présence industrielle japonaise est ancrée depuis des décennies.
D’autres mesures d’économies sont également envisagées, dont la fermeture partielle de l’entrepôt de pièces détachées de Barcelone. Un signal supplémentaire de la restructuration profonde que traverse Nissan en Europe, après une année 2025 marquée par des ventes en recul et une remise à plat de sa stratégie industrielle continentale.





