Ferrari engage ses deux monoplaces au Grand Prix d’Italie avec une livrée spéciale inspirée de la F310 de 1996. La Scuderia célèbre les trente ans de l’arrivée de Michael Schumacher à Maranello et de sa première victoire à Monza, obtenue le 8 septembre 1996. La bande blanche du capot moteur disparaît, le rouge est plus vif et les jantes reçoivent des touches dorées.
Le détail visuel le plus lisible est cette suppression de la partie blanche qui court habituellement sur le capot moteur des SF-26. Les voitures de Charles Leclerc et Lewis Hamilton deviennent presque intégralement rouges, dans une teinte légèrement plus éclatante que celle de la saison.
Le reste de la décoration relève de la citation directe. Le logo personnel de Schumacher figure sur les voitures, sept étoiles ornent le nez en référence au motif de son casque de 2004, et les numéros des pilotes reprennent la typographie utilisée à l’époque. Les combinaisons et les casques sont assortis.
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Le 8 septembre 1996, la première victoire à Monza
La course qui sert de référence à cet hommage a une place particulière dans l’histoire récente de la Scuderia. Parti troisième, Schumacher remporte les 53 tours du Grand Prix d’Italie 1996 au volant de la F310, sa première monoplace rouge.
C’était la première victoire d’une Ferrari à Monza depuis 1988. L’écurie attendra ensuite 2010, puis le succès de Leclerc en 2019, pour renouer avec la victoire à domicile. Enchaînée avec son succès du Grand Prix de Belgique la semaine précédente, elle constituait aussi le premier doublé de victoires consécutives de l’écurie depuis 1990. La marque sortait alors de plusieurs années de disette.
L’Allemand était arrivé à Maranello en 1996 avec déjà deux titres mondiaux conquis chez Benetton. Il y restera onze saisons, pour 180 départs, 72 victoires, 58 pole positions et 116 podiums, cinq titres pilotes consécutifs de 2000 à 2004 et six titres constructeurs de 1999 à 2004.

Trois monoplaces exposées et deux démonstrations
Le dispositif dépasse la seule décoration. Trois monoplaces marquantes de la période seront présentées tout au long du week-end à Monza, la F310 de 1996, la F2002 de 2002 et la 248 F1 de 2006, dernière Ferrari pilotée par l’Allemand.
Rubens Barrichello, son équipier de 2000 à 2005, prendra le volant de la F2002 le samedi. Dimanche, avant le départ du Grand Prix, Sebastian Vettel, passé lui aussi par Ferrari et surnommé Baby Schumi à ses débuts, effectuera une démonstration.
Le choix de la F2002 n’est pas neutre. Elle reste la monoplace la plus dominante de la carrière de Schumacher, et l’une des plus écrasantes de l’histoire de la Formule 1, ce qui en fait la pièce la plus attendue de cette exposition.
Un double anniversaire
L’année 2026 réunit deux dates. Trente ans après la première saison et la première victoire en rouge de 1996, elle marque aussi les vingt ans de la dernière saison de Schumacher chez Ferrari, en 2006, année de son ultime victoire en Formule 1 au Grand Prix de Chine.
Monza y ajoute une dimension propre. L’Allemand s’y est imposé à cinq reprises au volant d’une Ferrari, en 1996, 1998, 2000, 2003 et 2006, ce qui fait du circuit lombard l’un des théâtres les plus étroitement associés à sa période rouge.
La Scuderia met en avant, au-delà du palmarès, la méthode de travail du pilote, sa recherche de perfection, son attention aux détails et son rôle d’équipier au sein de la structure, éléments qu’elle présente comme ayant durablement façonné sa culture de la compétition.
Reste que l’hommage se joue aussi sur la piste. Ferrari aborde son Grand Prix national avec un moteur revu et deux pilotes en position de viser la victoire, dans un plateau amputé d’Isack Hadjar, forfait pour son deuxième Grand Prix consécutif. La meilleure façon de refermer un week-end anniversaire resterait évidemment de gagner devant les tifosi.





