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jeudi 1 janvier 2026
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    Le patron de Volvo prévoit un rebond des ventes en 2026

    Depuis qu’Hakan Samuelsson a repris les rênes de Volvo Cars en avril 2025 pour son deuxième mandat – rappelé d’une retraite bien méritée pour stabiliser le géant suédois –, l’entreprise n’a pas chômé.

    Production de l’XC60, son best-seller mondial, étendue à l’usine sous-utilisée de Ridgeville (Caroline du Sud) ; lancement en Chine de l’XC70 long-range PHEV, qui a trusté la tête des ventes locales en novembre ; et relocalisation de l’EX30 en Belgique pour esquiver les tariffs UE sur les imports chinois, qui ont plombé les marges en 2025.

    Ces coups de maître positionnent Volvo pour un retour à la croissance en 2026, après une année 2025 en demi-teinte (708 000 ventes globales, –2 % vs 2024). Dans une interview exclusive accordée le 26 novembre à Douglas A. Bolduc, managing editor d’Automotive News Europe, Samuelsson se montre optimiste : « Nous sommes prêts à rebondir, avec l’EX30, l’EX90 et l’XC70 comme locomotives. » Il voit les États-Unis comme le « marché idéal pour l’électrification », grâce à une infrastructure domestique et des incitations fiscales solides. Retour sur les axes d’une stratégie qui vise 8 % de marge opératoire à long terme.

    Un retour aux commandes pour un sauveteur éprouvé

    Hakan Samuelsson, 72 ans, n’est pas un novice : de 2012 à 2022, il a transformé Volvo d’un challenger premium en leader EV, avec l’IPO 2021 (8 milliards de dollars levés) et des ventes multipliées par 2,5 (de 317 000 à 708 000 unités). Rappelé en urgence après le départ de Jim Rowan (ciblé par des ventes EV en berne et des retards logiciels), il hérite d’un groupe Geely en pleine tempête : –2 % ventes globales 2025, marges à 5,6 % (vs 8 % cible), et tariffs Trump (25 % sur imports mexicains/chinois) qui menacent 20 % des volumes US. « Les défis sont là, mais c’est l’opportunité du siècle pour Volvo », assure-t-il.

    2026 : rebond des ventes avec EX30, EX90 et XC70 en tête

    Samuelsson prédit un retour à la croissance en 2026 : +5 à 10 % ventes globales (visant 750 000 unités), après un 2025 marqué par des stocks EX30 bloqués par tariffs UE (100 % sur Chine) et des retards EX90 (logiciel). Les locomotives :

    • EX30 (compact EV, 49 000 €, 475 km) : relocalisé en Belgique (Ghent), +20 % ventes Europe ; US dès Q2 2026 (Ridgeville).
    • EX90 (SUV premium EV, 100 000 €, 600 km) : lancement retardé à Q1 2026, mais 50 000 précommandes.
    • XC70 PHEV (long-range, 60 000 €, 100 km EV) : n°1 Chine novembre, export Europe/US mi-2026.

    Plan : 90 % électrification d’ici 2030 (vs 100 % initial), avec PHEV pour cash-flow (marges 10 % vs 5 % EV).

    ModèleTypePrix baseAutonomieMarchés clés 2026
    EX30EV compact49 000 €475 kmEurope, US (Ridgeville)
    EX90EV premium100 000 €600 kmGlobal
    XC70PHEV long-range60 000 €100 km EVChine, Europe/US

    Les États-Unis : le « marché idéal » pour l’électrification

    Samuelsson est bullish sur les US : « L’Amérique est le marché idéal pour l’électrification », grâce à 80 % des acheteurs avec garage/chargeur domestique, et des incitations IRA (7 500 $ crédit EV). 2025 : 100 000 ventes US (+5 %), malgré tariffs Trump (25 % Chine/Mexique). Stratégie : XC60 localisé à Ridgeville (depuis novembre 2025, 150 000/an), EX30 Q2 2026, et EX90 fin 2026. Chine : XC70 leader novembre (20 % ventes Volvo, 140 000/an).

    Successeur : un profil pour l’ère EV

    Samuelsson, en poste jusqu’en 2027, prépare sa relève : « Je cherche quelqu’un avec expérience EV, supply chain, et vision globale – pas un pur financier. » Candidats ? Internes (Fredrik Hansson, ex-Opel) ou externes (comme chez Geely). Objectif : marge 8 % long terme, cash-flow positif 2026.

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Journaliste Automobile - Rédacteur en Chef Adjoint
    Grand passionné d’automobile depuis mon enfance, mon objectif au quotidien était de trouver le moyen d'arracher le volant à mon père. Très peu de gens ont la possibilité de transformer leur passion en une carrière, et il se trouve que je suis l'un de ces quelques privilégiés. J’ai rejoint la presse spécialisée en 2010, après un parcours totalement loin du domaine, car au final c’est la passion qui l’emporte.

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