Nissan rejoint le club des électriques accessibles via le dispositif gouvernemental. La marque japonaise a annoncé que sa nouvelle Micra électrique, assemblée en France à Douai, sera proposée dans le cadre du leasing social à partir de 139 euros par mois, dès le 16 juillet 2026.
Une offre qui place la citadine parmi les électriques les plus abordables du marché à l’usage, et qui confirme la montée en puissance de ce dispositif d’aide destiné aux ménages modestes. Pionnier de l’électrique grand public avec sa Leaf lancée en 2010, le constructeur poursuit ainsi sa stratégie d’électrique pour tous.
Deux offres pour deux versions
Le dispositif Nissan se décline en deux formules selon la capacité de la batterie. La Micra 40 kWh en finition Engage ouvre la gamme à 139 euros par mois, tandis que la version 52 kWh en finition Advance, mieux dotée et plus endurante, est proposée à 199 euros par mois. Deux niveaux de prix qui permettent de choisir entre accessibilité maximale et autonomie renforcée.
La version d’entrée 40 kWh revendique jusqu’à 317 km d’autonomie en cycle WLTP, et bénéficie d’un chargeur rapide en courant continu de 80 kW autorisant une recharge de 15 à 80 % en une trentaine de minutes. Elle reçoit de série Android Auto et Apple CarPlay sans fil, ainsi qu’une pompe à chaleur, gage d’efficience par temps froid. La version 52 kWh, elle, porte l’autonomie à 416 km, avec un chargeur rapide de 100 kW et des équipements supplémentaires comme les services Google intégrés avec planificateur d’itinéraire, la caméra de recul et les radars avant et arrière.
Un dispositif réservé aux ménages modestes
Le leasing social, faut-il le rappeler, n’est pas accessible à tous. Pour en bénéficier, plusieurs conditions strictes doivent être réunies : être majeur, justifier d’un domicile en France, et disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 euros. Le candidat doit également habiter à plus de 10 km de son lieu de travail et y utiliser sa voiture personnelle, ou bien parcourir plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle. Enfin, il ne faut pas avoir déjà profité du dispositif en 2024 ou 2025. L’enveloppe est par ailleurs limitée à 50 000 véhicules pour l’ensemble des constructeurs participants.
Ce ciblage social explique la mensualité plancher : l’État prend en charge une partie significative du coût, afin de permettre aux ménages les plus modestes d’accéder à une voiture électrique neuve. Un dispositif qui rencontre un vif succès depuis son lancement, au point d’être rapidement saturé lors des éditions précédentes, et auquel participent désormais la plupart des constructeurs présents sur le segment de la citadine électrique abordable.
Une accessibilité qui ne se limite pas au leasing social
Au-delà de ce dispositif réservé, Nissan met en avant l’attractivité de sa Micra pour l’ensemble des automobilistes. Assemblée à Douai, dans le Nord, la citadine est éligible à la prime Coup de pouce CertiNergy, une aide allant de 3 579 à 5 302 euros selon les revenus, accessible sans condition de ressources — donc à tous les ménages, y compris ceux qui ne remplissent pas les critères du leasing social.
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Grâce à cette aide, et sans attendre le dispositif gouvernemental, la Micra 40 kWh en finition Engage est d’ores et déjà proposée à partir de 169 euros par mois en location longue durée, après déduction de la prime. Le véhicule bénéficie de la garantie constructeur de 3 ans, d’une batterie couverte 8 ans ou 160 000 km, et peut profiter de la garantie de fidélité de la marque pouvant atteindre la même durée.
Cette offensive tarifaire illustre la bataille que se livrent les constructeurs sur le segment de la citadine électrique abordable, devenu l’un des plus stratégiques du marché français. Entre la Citroën ë-C3 et son leasing à 94 euros, la Renault 5 E-Tech, les modèles chinois et désormais cette Micra produite en France, l’offre d’électriques accessibles n’a jamais été aussi fournie.
Pour Nissan, dont la Micra partage sa plateforme et son site de production avec la Renault 5 dans le cadre de l’Alliance, l’enjeu est de capter une clientèle attentive au budget, sur un marché où le prix demeure le premier critère d’achat. L’ancrage industriel français du modèle constitue à cet égard un argument de poids, à l’heure où le « produire en France » et l’éligibilité aux aides conditionnées à la fabrication européenne pèsent de plus en plus dans la décision d’achat.
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