La Chine parade avec plus de 400 taxis autonomes déployés dans une métropole en mars, laissant l’Europe dans la poussière. Portés par Baidu et Pony.ai, ces véhicules sans chauffeur redéfinissent la mobilité urbaine, tandis que l’UE reste engluée dans ses hésitations. Cette avance, fruit d’une ambition démesurée, menace la souveraineté technologique européenne. Sommes-nous déjà hors jeu ?
Une révolution chinoise en marche
Imaginez : 400 taxis roulant sans conducteur, équipés de LiDAR, de caméras 360° et de la 5G, transportant des milliers de passagers par jour. Selon Reuters, ces trajets coûtent 2 € le kilomètre, un tarif imbattable. En 2024, la Chine a injecté 20 milliards de dollars dans l’IA et les infrastructures, dépassant les 15 milliards des États-Unis. Là où San Francisco teste timidement, Pékin déploie à grande échelle. Ce n’est plus un concept futuriste : c’est une réalité qui transforme les villes chinoises dès aujourd’hui.
L’Europe, paralysée par ses chaînes
Pendant ce temps, l’Europe somnole. Volkswagen expérimente 10 véhicules à Munich, Stellantis vise un test à Turin en 2026. Les normes draconiennes sur la sécurité et les données freinent tout progrès, et les 3 milliards d’euros promis par l’UE en 2024 font pâle figure. La Chine prépare déjà l’exportation de ses taxis en Afrique et en Asie, tandis que l’Europe n’a que des PowerPoint à montrer. Ce décalage coûte des emplois et des brevets, reléguant l’UE au rang de spectateur dans une révolution qu’elle devrait mener.
Un enjeu de domination mondiale
L’avance chinoise est plus qu’un exploit : c’est une arme stratégique. En contrôlant l’autonomie, Pékin peut imposer ses standards technologiques au monde, comme elle l’a fait avec la 5G. Pour riposter, l’Europe doit investir massivement – 10 milliards par an, selon les experts – et alléger ses règles. Sinon, elle deviendra un marché passif pour les géants chinois. Le 3 avril 2025, la sonnette d’alarme retentit : la Chine roule vers l’avenir, et l’Europe reste sur le bas-côté.