Opel présente trois modèles en première suisse au salon Auto Zürich, du 5 au 8 novembre. Sa monoplace de Formule E revendique plus de 800 chevaux et jusqu’à 700 kilowatts de récupération d’énergie. Un Zafira transformé en van gaming complète un stand installé dans le hall 2.
Plus de 800 chevaux et 700 kilowatts de récupération. Opel emmène sa première Formule E au salon de Zurich, aux côtés de sa Corsa la plus rapide et d’un break concept, dans un lot de trois premières suisses.
Plus de 800 chevaux et 700 kW de récupération
La GSE 27FE est la monoplace de génération GEN4 avec laquelle Opel disputera la prochaine saison de Formule E. Elle revendique une transmission intégrale permanente, plus de 800 chevaux et une récupération d’énergie pouvant atteindre 700 kilowatts. Ce dernier chiffre est le plus remarquable de la fiche, puisqu’il dépasse largement la puissance de propulsion de la plupart des voitures de série.
Une récupération de cet ordre change la nature du pilotage en course. Avec une capacité pouvant atteindre 700 kilowatts, le freinage régénératif prend une place déterminante dans la gestion énergétique de la monoplace, aux côtés du système de freinage mécanique. C’est l’une des différences de fond entre la Formule E et les disciplines thermiques.
Opel a bouclé 6 000 kilomètres d’essais avant ses débuts en Formule E avec Mitch Evans et Théo Pourchaire, et la livrée de la monoplace a été dévoilée au Mondial de Paris. Le travail aérodynamique avait précédé ces essais de plusieurs mois, la GSE 27FE étant passée au crible de la soufflerie au printemps. Le programme de développement était donc déjà largement avancé avant cette présentation publique.
Le label GSE structure l’ensemble de cette présentation zurichoise. Il couvre la monoplace de Formule E, la Corsa de performance, l’habillage du Zafira Gaming Van et la désignation du concept de break. Opel l’emploie donc à la fois comme signature sportive et comme fil narratif d’exposition.
La Corsa GSE en première suisse
La compacte électrique de performance est également montrée pour la première fois en Suisse. Elle développe 207 kilowatts, soit 280 chevaux, et 345 newtons-mètres de couple. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 5,5 secondes, et la vitesse maximale est limitée à 180 km/h.
Le châssis a été spécifiquement revu pour cette version. La Corsa GSE reçoit un châssis sport rabaissé et une sonorité active qui varie avec l’accélération et la vitesse. Le modèle est déjà disponible à la commande, ce qui le distingue des deux autres premières suisses du stand.
Son positionnement tarifaire français est connu depuis la rentrée. La Corsa GSE coûte 3 000 euros de moins que la Peugeot e-208 GTi avec la même mécanique. Sa polyvalence routière a par ailleurs été éprouvée sur longue distance, la voiture ayant rallié Saragosse à Paris, soit 1 555 kilomètres en électrique.
Le STX Concept et son aéro arrière actif
Le troisième modèle en première suisse est un concept de break. Baptisé officiellement Opel Sports Tourer eXperimental Concept, il expose la vision de la marque pour les futurs breaks électriques. Le constructeur ne publie aucune donnée chiffrée à son sujet.
Le concept reçoit un Vizor plus marqué, une poupe fortement inclinée et des éléments aérodynamiques arrière actifs qui se déplacent pour optimiser l’écoulement de l’air. Ces trois éléments de dessin sont les seuls que le constructeur détaille. Cette mobilité des appendices arrière est l’élément techniquement le plus intéressant du concept. Sur cette silhouette de break, les éléments mobiles permettent d’agir sur l’écoulement de l’air à l’arrière afin de réduire la traînée et d’améliorer la stabilité. Le constructeur ne détaille pas davantage leur fonctionnement.
Le concept est déjà passé par le Mondial de Paris. Opel a nommé son concept de Paris STX et en a fait un break alors que sa future Astra passerait au SUV, et certains de ses éléments ont été présentés comme destinés à la série.
Un Zafira transformé en van gaming
L’élément le plus inattendu du stand n’est pas une première suisse. Un Zafira a été transformé en van gaming, habillé dans le style GSE et équipé pour accueillir Gran Turismo 7 et Riders Republic. Le véhicule sert de support d’animation plutôt que de démonstrateur technique.
Le Grandland Electric à transmission intégrale, le Frontera Hybrid et l’Astra Sports Tourer complètent l’exposition aux côtés des trois premières suisses. L’ensemble occupe le hall 2 du salon. La gamme de série côtoie donc directement la monoplace de course et le concept, dispositif qui résume la stratégie d’image de la marque autour du label GSE.
Le salon se tient du 5 au 8 novembre, la journée de presse ayant lieu le 4 novembre. Florian Theis, designer en chef d’Opel, présentera le STX Concept aux médias à 14h30 ce jour-là. Les horaires publics démarrent à 10h00 chaque jour, avec une fermeture à 21h00 le jeudi et le vendredi et à 19h00 le samedi et le dimanche.
Pour Tobias Dilsch, directeur général d’Opel Suisse, l’exposition tient à une question. Le dirigeant demande jusqu’où peut aller le plaisir de conduite aujourd’hui, et invite les visiteurs à en juger sur place. La formule résume le fil conducteur du stand, qui va de la monoplace de course à la citadine de série.
La marque pratique cet exercice chaque année sur ce salon. Opel avait exposé ses trois stars en première suisse à l’édition précédente, sur un format d’annonces groupées identique.
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