Renault fait évoluer la Renault 4 E-Tech au Mondial de l’Auto, avec des commandes ouvertes les 12 et 13 octobre selon les versions. La gamme démarre à 22 920 euros, montant qui intègre la déduction de la prime Coup de pouce de 7 070 euros. Une finition d’entrée Jogging arrive d’ici fin 2026 avec une batterie LFP de 37 kWh et 305 kilomètres d’autonomie.

Une batterie plus petite de trois kilowattheures qui ne coûte que cinq kilomètres d’autonomie : la future finition Jogging de la Renault 4 E-Tech propose un compromis inhabituel dans la gamme. Elle emprunte sa chaîne de traction à la Twingo électrique.

Renault en profite pour revoir l’ensemble du catalogue. Les commandes de la gamme actualisée ouvrent les 12 et 13 octobre selon les versions et les pays, avec un tarif d’appel de 22 920 euros une fois la prime Coup de pouce déduite.

Jogging, 37 kWh de LFP et 305 km

La nouvelle entrée de gamme change de mécanique. Le moteur descend à 80 kW, soit 110 ch, et provient de la famille Twingo E-Tech, associé à une batterie LFP de 37 kWh dont 36,5 kWh utiles en architecture cell-to-pack.

L’autonomie annoncée atteint 305 kilomètres WLTP. C’est seulement cinq kilomètres de moins que la version 40 kWh urbaine, malgré une capacité utile inférieure de plus de trois kilowattheures.

Le 0 à 100 km/h est donné en 10,2 secondes. La recharge accepte 6,6 kW en courant alternatif et 80 kW en courant continu, pour un passage de 10 à 80 % annoncé en trois heures trente sur borne alternative et vingt-cinq minutes sur borne rapide.

L’équipement reste volontairement simple. Climatisation manuelle, double écran OpenR de 7 et 10,1 pouces, Apple CarPlay et Android Auto en plein écran, banquette fractionnable 60-40, radars de recul et jantes de 18 pouces à aspect acier composent la dotation.

Cette chaîne de traction est déjà au catalogue sur une autre voiture, la Renault Twingo électrique proposant sa finition Evolution à partir de 15 870 euros. Le partage de composants entre les deux modèles est donc direct.

Les prix après 7 070 euros de prime

Le détail du tarif mérite d’être lu avec attention. Les 22 920 euros de la version 40 kWh Evolution sont donnés au 1er octobre 2026 en TTC, après déduction d’une prime Coup de pouce des certificats d’économies d’énergie de 7 070 euros.

Le prix avant prime s’établit donc à 29 990 euros. C’est cette valeur qui compte pour un acheteur non éligible, et l’écart entre les deux montants dépasse le quart du prix affiché.

La version 52 kWh Evolution démarre de son côté à 26 420 euros dans les mêmes conditions. Aucun tarif n’est communiqué pour la finition Jogging, dont la commercialisation est annoncée pour la fin de l’année 2026.

Ce dispositif de prime redessine l’entrée de gamme électrique en France, l’Hyundai Inster 5 places étant par exemple passé à 19 800 euros grâce au Coup de pouce électrique. Les montants varient selon la situation de l’acheteur.

Le modèle a besoin de ce repositionnement, la Renault 4 électrique ayant connu un démarrage commercial décevant qui inquiète Maubeuge. L’arrivée d’une version moins chère répond directement à ce constat.

Une série Roland-Garros à 31 420 euros

La série spéciale est commandable immédiatement. Elle reçoit la batterie de 52 kWh et jusqu’à 415 kilomètres d’autonomie, avec la possibilité d’y associer le toit en toile de la version Plein Sud.

La présentation est bicolore. Blanc Glacier, Gris Urbain, Noir Étoilé ou Brun Terracotta se combinent à des bas de caisse et des arches de toit noirs. Des stickers argentés au symbole Roland-Garros habillent les ailes avant, et les jantes Parisienne de 18 pouces sont traitées en noir diamanté.

L’habitacle suit la même logique. Tissu de sièges gris recyclé avec surpiqûres de synthétique bleu, logos Roland-Garros, chargeur Qi2 de teinte argile, embout de sélecteur inspiré d’un grip de raquette et seuils de porte en aluminium brossé marqués Roland-Garros Paris.

Le tournoi est un territoire que la marque exploite depuis longtemps, le concept Renault 4 JP4x4 ayant déjà été aperçu de près à Roland-Garros. La série de production en reprend le prétexte.

Le toit en toile reste par ailleurs l’argument le plus distinctif de la gamme, la Renault 4 électrique l’ayant fait revenir sur le marché français. La série Roland-Garros peut le recevoir en option.

L’aérodynamique rapporte des kilomètres

Les gains d’autonomie ne viennent pas de la batterie. Renault annonce des carénages de soubassement et de nouveaux rétroviseurs, modifications qui améliorent le coefficient de pénétration dans l’air sur les deux capacités.

La version 40 kWh urbaine monte à 310 kilomètres WLTP pour 14,7 kWh aux 100 kilomètres. La gamme 52 kWh confort atteint 415 kilomètres pour 14,4 kWh, les versions Evolution, Techno, Iconic et Roland-Garros partageant les 110 kW, soit 150 ch.

La déclinaison Plein Sud paie son toit en toile. Elle est annoncée à 400 kilomètres et 14,9 kWh aux 100 kilomètres, soit quinze kilomètres de moins que les versions à toit rigide de capacité identique.

La marque a utilisé le même levier sur sa citadine, la Renault 5 gagnant 25 kilomètres d’autonomie sans changer de batterie. Travailler l’aérodynamique coûte moins cher que d’ajouter des cellules.

Un fourgon Société Extra à 30 967 euros

La gamme utilitaire s’étoffe d’une seconde version. La Renault 4 Société Van Extra est une transformation non réversible homologuée en catégorie N1, équivalente au niveau Techno avec vitres arrière teintées, écran de navigation de 10 pouces et aides à la conduite supplémentaires.

Les volumes sont annoncés à 940 décimètres cubes en norme VDA, soit 1 045 litres, dont 36 décimètres cubes sous le plancher. La charge utile atteint 360 kilos avec la batterie de 40 kWh et 330 kilos avec celle de 52 kWh.

Le tarif est fixé à 30 967 euros hors taxes. La transformation est réalisée par Qstomize, filiale du groupe, à la Manufacture de Maubeuge, et la version est commercialisée en France, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie.

Maubeuge reste donc au centre du dispositif industriel. L’usine produit la voiture et héberge l’atelier de transformation, organisation qui évite un transport intermédiaire entre la ligne d’assemblage et le carrossier.

Smart, Gemini et arrêt d’urgence

La mise à jour logicielle est la partie la moins visible du dossier. Toutes les versions reçoivent une caméra de recul haute définition et le préconditionnement manuel de la batterie depuis l’écran central, fonction qui accélère une charge rapide sans programmer d’itinéraire.

Deux aides à la conduite s’ajoutent. Un assistant d’éco-conduite prédictif invite à relâcher l’accélérateur avant les virages et les ronds-points, et un assistant d’arrêt d’urgence ralentit puis immobilise la voiture en cas d’inactivité du conducteur.

Le mode Smart remplace le mode Perso. Il bascule automatiquement entre Eco, Comfort et Sport, et le hayon motorisé s’ouvre désormais seul lorsque le porteur de la carte d’accès s’approche du coffre.

L’assistant vocal a également changé, Renault déployant Gemini de Google dans ses voitures. L’appel d’urgence eCall fonctionne par ailleurs sur les réseaux 4G et 5G.

Reste la version que le communiqué ne détaille pas. La transmission intégrale a été évoquée pour ce modèle, la Renault 4 Savane 4×4 de série étant attendue en 2027, et elle ne figure pas dans cette mise à jour de gamme.


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Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français fondé en 2018. Journaliste automobile depuis plus de 14 ans, il couvre l’actualité automobile française et européenne, avec un focus sur les essais, les nouveautés constructeurs, l’électrification et les technologies embarquées.

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