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lundi, mars 31, 2025
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    GPX Historic à Goodwood : La belle, la brute et la mignonne !

    Bien sûr, lors d’un événement comme le Members’ Meeting, on ne trouve dans le paddock que des autos rares, étonnantes, voire prodigieuses ou renversantes ! GPX Historic a apporté sa pierre à la réussite de cette 79e édition. La branche du groupe GP Extreme qui restaure, prépare et fait courir des voitures anciennes de compétition alignait à Goodwood une fine et fuselée Footwork-Mugen de Formule 1, une pulpeuse et suggestive McLaren M1B-Chevrolet… et une affriolante 4CV Renault qui a fait des ravages dans le cœur du public de Goodwood !

    A nous la petite Française

    Dans sa robe bleue de France, « Little Reggie » était ce week-end la première 4CV jamais vue sur l’ancien aérodrome de la Royal Air Force, sis près de Chichester dans le West Sussex. Tombé sous le charme, un rédacteur du site goodwood.com lui a consacré un article enflammé.

    Malgré son air débonnaire, la 4CV Renault a connu une belle carrière sportive. Elle a brillé dans de grandes épreuves comme les 24 Heures du Mans (de 1949 à 1954) avec deux victoires de classe à la clé, la course de côte du Mont Ventoux, le Rallye de Monte-Carlo ou les Mille Miglia.

    Son pilote à Goodwood n’était autre que le Directeur Général de GP Extreme Pierre-Brice Mena. Plus habitué aux F1 des années 70, il n’en revenait pas d’attirer autant l’attention avec une voiture populaire destinée à l’origine à Monsieur et Madame Tout le monde. « Cet engouement pour la 4CV est vraiment sympa. Les pneus sont très étroits, elle a une grosse tendance survireuse et elle était connue pour partir rapidement en tête à queue ! »

    La reine McLaren

    GPX Historic avait apporté à Goodwood une machine dotée d’un caractère nettement plus sauvage. La McLaren M1B est une évolution de la première voiture de sport créée par la firme du Néo-Zélandais Bruce McLaren. Elle a couru à partir de 1965 dans les championnat Nord-Américains USRRC et Canam ainsi qu’en Groupe 7 de l’autre côté de l’Atlantique. Les ingénieurs Tyler Alexander et Robin Herd, qui ont connu une longue carrière en F1, ont conçu son châssis, tandis que l’on doit son envoutante carrosserie à l’artiste peintre Michael Turner.

    Il s’agissait de sa première sortie sous la bannière GPX Historic. Stuart Hall, compagnon de la première heure de l’aventure GP Extreme, sentait qu’il avait entre les mains une potentielle gagnante à Goodwood, mais il n’a pu en avoir le cœur net en raison d’un problème technique.

    L’insoutenable légèreté de l’ère des V10

    Dans l’échelle des puissances des trois bolides engagés par GPX Historic, le summum est atteint avec les 720 chevaux du moteur Mugen-Honda 3,5 litres V10 de la Footwork FA14/01 qui a participé à Goodwood à la démonstration « The V10 Era ». Cette Formule 1 est un véritable poids plume avec ses 505 kg. A comparer avec les 798 kg (avec pilote) des monoplaces de l’actuelle F1.

    Jake Hill, qui l’a pilotée à l’occasion de ce Members’ Meeting, est un excellent spécialiste du tracé de Goodwood du haut de ses 28 ans… soit un an de moins que sa monture. L’équipe Footwork s’est appelée Arrows avant 1991 et après 1996. Lors du championnat du Monde de Formule 1 1993, les baquets de titulaire étaient détenus par Derek Warwick et Aguri Suzuki.

    La FA14/01 sera éligible pour une autre « démo » de prestige, réservée aux F1 de 1988 à 1994 : celle qui se déroulera du 25 au 27 novembre dans le cadre de la deuxième édition du Historic Dubai Grand Prix Revival by Gulf Historic. La promotion de ce meeting pionnier dans le monde des sports mécaniques au Moyen-Orient sera comme en 2021 assurée par GPX Event, la branche événementielle du groupe GP Extreme. A ne manquer que si vous avez un très très bon prétexte !

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Journaliste Automobile - Rédacteur en Chef Adjoint
    Grand passionné d’automobile depuis mon enfance, mon objectif au quotidien était de trouver le moyen d'arracher le volant à mon père. Très peu de gens ont la possibilité de transformer leur passion en une carrière, et il se trouve que je suis l'un de ces quelques privilégiés. J’ai rejoint la presse spécialisée en 2010, après un parcours totalement loin du domaine, car au final c’est la passion qui l’emporte.

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