S’agissant des véhicules de moins de trois ans, dont l’importation est autorisée par la loi de finances 2020, M. Aït Ali, Ministre de l’Industrie et des Mines, a annoncé que les voitures à moteurs Diesel seront exclus dans ces importations.

“Les véhicules Diesel posent un problème de pollution majeur. Ils seront écartés de l’importation et remplacés par les voitures électriques hybrides”.

Initialement la LF2020 avait exclu les véhicules Diesel de la mesure autorisant l’importation des voitures d’occasion, mais les députés avaient introduit un amendement incluant les moteurs Diesel dans ces importations.

Le ministre, qui travaille avec ses collègues du Commerce et des Finances sur l’élaboration d’un texte réglementaire définissant les conditions d’importation des véhicules de moins de trois ans, a expliqué que le gasoil algérien ne permettait pas, de surcroit, une longue vie des moteurs européens fonctionnant au Diesel.

“Les européens sont à la norme Euro6 alors que nous sommes à l’Euro2. Si quelqu’un importe un véhicule diesel, il roulera quelques mois avant de tomber en panne”, a-t-il soutenu.

Interrogé pour savoir si le texte d’application, attendu avant la fin mars, allait fixer la liste des pays d’origine de ces véhicules, M. Aït Ali a répondu par la négation, sauf que, fait-il remarquer, les pays européens, et notamment la France, seront les mieux indiqués vue leur proximité géographique.

Sur les prix de ces voitures, il a rappelé qu’ils seront “assez élevés” du fait que le “prix d’un véhicule de moins de trois ans en Europe n’est pas bradé” et vu l’impact du faible taux de change du Dinar par rapport à l’Euro et au dollar, en plus du paiement de droits de douanes allant à 30% et d’une TVA à 19%.

Et même en cas d’application du démantèlement tarifaire, prévu dès septembre prochain dans le cadre de l’accord d’association Algérie-UE, une “taxe locale” sera alors instaurée sur les importations des voitures importées, a-t-il encore avancé.