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samedi, avril 5, 2025
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    Stellantis condamné à une amende de 4,2 millions de dollars pour tricherie sur les émissions

    Stellantis, le géant automobile derrière des marques comme Jeep, Ram et Peugeot, est une nouvelle fois sous le feu des projecteurs. La Californie, État réputé pour ses normes environnementales strictes, a infligé une amende de 4,2 millions de dollars à l’entreprise pour avoir contourné les réglementations sur les émissions de ses moteurs diesel. Cette sanction s’ajoute à une série de scandales similaires qui ternissent l’image du constructeur.

    Une histoire qui se répète

    La California Air Resources Board (CARB) a découvert que Stellantis avait équipé certains de ses véhicules diesel de dispositifs non approuvés, permettant de contourner les normes d’émission. Les modèles concernés incluent les Ram ProMaster, Ram 1500, 2500 et 3500 produits entre 2014 et 2016. Ces véhicules ont rejeté illégalement des tonnes d’oxydes d’azote (NOx) supplémentaires dans l’atmosphère, contribuant à la pollution de l’air et aux problèmes de santé publique.

    Ce n’est pas la première fois que Stellantis est épinglé pour de telles pratiques. En 2019, le constructeur avait déjà écopé d’une amende record de 305 millions de dollars pour l’utilisation de logiciels illégaux sur ses moteurs diesel, entraînant le rappel et la modification de plus de 100 000 véhicules. En 2022, un nouvel accord avec le ministère de la Justice américain avait coûté à l’entreprise 96,1 millions de dollars pour des infractions similaires. Même les moteurs essence n’ont pas été épargnés : en 2021, des V8 de 5,7 litres avaient également enfreint les normes californiennes, conduisant à une amende de 5,6 millions de dollars et au rappel de plus de 30 000 unités.

    Des conséquences environnementales et sanitaires

    Les oxydes d’azote, rejetés en excès par les véhicules incriminés, ont des impacts dévastateurs. Ils contribuent à la formation de smog, aggravent les problèmes respiratoires et augmentent l’empreinte environnementale. En Californie, où la qualité de l’air est une préoccupation majeure, chaque gramme de pollution en moins compte.

    La répétition de ces infractions soulève des questions sur la crédibilité de Stellantis. Si certaines erreurs peuvent être attribuées à des maladresses techniques, la récurrence de ces cas installe un climat de méfiance chez les consommateurs. Chaque rappel et chaque amende rappellent que l’industrie automobile, malgré ses promesses de durabilité, reste parfois prisonnière de ses vieilles habitudes.

    Une amende qui pourrait avoir un impact positif

    Malgré ce coup dur, une partie de l’amende de 4,2 millions de dollars pourrait avoir des retombées positives. Environ 2,1 millions de dollars seront investis dans un fonds visant à inciter les cargos maritimes à ralentir lors des pics de pollution à l’ozone. Les 2 millions restants iront directement au fonds californien de lutte contre la pollution de l’air, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des habitants.

    Un avenir incertain pour Stellantis

    Cette nouvelle sanction intervient à un moment où Stellantis tente de se repositionner comme un acteur clé de la transition écologique, avec des investissements massifs dans les véhicules électriques et hybrides. Cependant, ces scandales répétés risquent de freiner ses ambitions, en sapant la confiance des consommateurs et des régulateurs.

    Pour Stellantis, il est désormais crucial de tirer les leçons de ces erreurs et de démontrer un engagement sincère en faveur de la durabilité. La route vers la rédemption sera longue, mais elle est essentielle pour regagner la confiance du public et des autorités. En attendant, cette amende rappelle une fois de plus que les normes environnementales ne sont pas à prendre à la légère, surtout en Californie.

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Journaliste Automobile - Rédacteur en Chef Adjoint
    Grand passionné d’automobile depuis mon enfance, mon objectif au quotidien était de trouver le moyen d'arracher le volant à mon père. Très peu de gens ont la possibilité de transformer leur passion en une carrière, et il se trouve que je suis l'un de ces quelques privilégiés. J’ai rejoint la presse spécialisée en 2010, après un parcours totalement loin du domaine, car au final c’est la passion qui l’emporte.

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