Plus de 300 000 scooters 50 cm³ circulent aujourd’hui sur les routes françaises. Une grande partie de ces deux-roues appartiennent à des jeunes qui les utilisent pour aller au lycée, faire quelques livraisons ou simplement se balader le week-end. Dans ce contexte, bien choisir son assurance devient vite un casse-tête.
Trop légère, la couverture peut vous ruiner en cas de pépin. Trop complète, elle grève un budget déjà serré. Difficile de trouver le bon équilibre sans y passer des heures. Heureusement, pour souscrire à une assurance scooter 50 aujourd’hui, plusieurs plateformes permettent de comparer les offres et décrocher un devis adapté à sa situation en quelques minutes.
Les assureurs ont bien compris que les usages évoluent. En 2026, beaucoup de jeunes conducteurs cumulent trajets scolaires et petits boulots. La sinistralité reste malheureusement élevée dans cette tranche d’âge, ce qui explique des tarifs parfois salés. Côté légal, rien de nouveau : tout conducteur doit au minimum être couvert en responsabilité civile. Passons en revue les trois grandes formules disponibles sur le marché, histoire d’y voir enfin clair.
L’assurance au tiers : le strict minimum imposé par la loi
Commençons par la base. L’assurance au tiers représente le plancher légal, celui en dessous duquel vous n’avez pas le droit de rouler. Concrètement, elle prend en charge les dégâts que vous causez aux autres : piéton renversé, voiture rayée sur un parking, lampadaire embouti après une glissade sur une plaque d’huile. Point final.
Côté tarif, c’est évidemment la formule la moins chère. Comptez entre 180 et 350 euros par an selon votre âge, votre historique de conduite, la ville où vous habitez et l’endroit où dort votre scooter la nuit. Pour un ado qui roule trois fois par semaine sur un vieux Peugeot Kisbee acheté 600 euros, ça peut largement suffire.
Le revers de la médaille ? Votre scooter n’est absolument pas protégé. Chute sans tiers impliqué, vol dans la rue, tag sur la carrosserie, rétro arraché par un petit malin : vous payez tout de votre poche. Pareil si vous êtes responsable d’un accident, vos propres blessures ne sont pas indemnisées sauf option spécifique rarement incluse dans ce type de contrat.
Bref, cette formule convient à ceux qui roulent peu, possèdent un scooter de faible valeur et disposent d’un garage fermé pour limiter les risques de vol.
L’assurance tiers + : le choix malin de la majorité des conducteurs
Environ 60 % des propriétaires de scooters 50 optent pour cette formule intermédiaire. Et franchement, on comprend pourquoi. Elle conserve la responsabilité civile obligatoire tout en ajoutant une série de garanties bien pratiques au quotidien.
La plupart des contrats tiers + incluent la protection contre le vol, qu’il soit total ou simplement tenté. L’incendie est couvert, tout comme le bris de glace si votre scooter possède un pare-brise. Les catastrophes naturelles et les attentats entrent généralement dans le package, ainsi qu’une assistance juridique en cas de litige et un remorquage même si la panne survient en bas de chez vous.
Certains assureurs vont plus loin en proposant une protection corporelle du conducteur, une garantie pour les accessoires ajoutés après l’achat (pot racing, top-case, selle confort) ou encore un véhicule de remplacement en cas d’immobilisation prolongée.
Question budget, prévoyez entre 280 et 550 euros annuels. Le tarif varie selon votre profil, le lieu de stationnement et les options retenues. Pour un scooter utilisé tous les jours en ville, où les risques de vol et d’accrochage restent élevés, ce rapport qualité-prix paraît difficile à battre.
L’assurance tous risques : la tranquillité d’esprit absolue
Cette formule haut de gamme couvre pratiquement tout ce qui peut arriver à votre scooter. Que vous soyez responsable ou victime, que l’autre partie soit identifiée ou non, vous êtes indemnisé. Chute en solo sur une route mouillée, vandalisme nocturne, vol avec effraction : le contrat prend en charge les réparations ou le remplacement.
Les garanties habituelles comprennent tous les dommages matériels au véhicule, le vol et la tentative de vol, l’incendie, les explosions, les catastrophes naturelles, un bris de glace étendu aux phares, clignotants et rétroviseurs, une protection corporelle du conducteur pouvant atteindre 30 000 euros, une défense juridique illimitée et une assistance 0 km avec parfois un deux-roues de remplacement équivalent au vôtre.
Les compagnies premium ajoutent souvent une valeur à neuf pendant un ou deux ans, une couverture des accessoires hors-série jusqu’à 2 000 euros et une franchise réduite voire supprimée en cas de vol avec effraction prouvée.
Le tarif oscille entre 450 et 850 euros par an. Cette formule prend tout son sens dès que le scooter dépasse 1 500 ou 2 000 euros à l’achat, qu’il stationne régulièrement dans la rue ou que son propriétaire manque encore d’expérience au guidon.
Alors, quelle formule choisir concrètement ?
Tout dépend de votre situation personnelle. Un scooter valant moins de 1 000 euros, utilisé occasionnellement et dormant dans un garage fermé se contente très bien d’une assurance au tiers. Pour un usage quotidien en milieu urbain avec un risque de vol modéré, le tiers + offre le meilleur compromis entre protection et budget. Enfin, un modèle récent ou coûteux garé dans la rue mérite clairement une couverture tous risques pour éviter les mauvaises surprises.
Dernier conseil avant de signer : demandez toujours au moins trois devis différents. Étudiez attentivement les franchises, les exclusions cachées dans les petites lignes et le délai de carence vol qui atteint souvent 30 jours sur les nouveaux contrats. Une différence de 40 euros par an peut masquer une garantie vol bien plus protectrice ou une assistance dépannage qui vous sauvera la mise le jour où votre scooter vous lâchera au milieu de nulle part.
Pour souscrire à une assurance scooter 50 correspondant vraiment à vos besoins, pensez à multiplier les demandes de devis et à comparer les offres point par point avant de vous engager.