Le scandale Takata, le plus gros rappel de l’histoire automobile (plus de 100 millions de véhicules dans le monde), n’a pas épargné tous les constructeurs de la même façon. Chez Suzuki France, la bonne nouvelle est claire : aucun véhicule vendu en France métropolitaine ou outre-mer n’a été équipé des airbags Takata au nitrate d’ammonium, ces gonfleurs défectueux responsables de dizaines de morts et de centaines de blessés.
En revanche, une campagne de rappel préventif, lancée dès janvier 2021, concerne encore 832 Grand Vitara (1998-2000) équipés d’un autre type d’airbag Takata où un risque – théorique – de déploiement incomplet a été détecté. À ce jour, aucun incident de ce type n’a jamais été recensé sur un Suzuki, où que ce soit dans le monde. Mais la marque ne prend aucun risque et passe à la vitesse supérieure.
3 408 Grand Vitara concernés au départ, 832 encore à traiter
Sur les 3 408 Grand Vitara identifiés en France, plus de 75 % ont déjà été contrôlés et, si nécessaire, équipés d’un nouvel airbag dans le réseau agréé Suzuki. Les 832 véhicules restants, souvent des 2e ou 3e main, parfois entre les mains de collectionneurs ou de propriétaires peu regardants, sont désormais dans le viseur. Suzuki France a déjà émis plusieurs messages « Stop Drive » (printemps, septembre et fin octobre 2025) et renforce aujourd’hui sa communication : alertes ciblées sur Facebook, Instagram et TikTok, géolocalisées là où les véhicules sont encore immatriculés.
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« La sécurité de nos clients est la priorité absolue. Même si le risque est uniquement théorique et qu’aucun incident n’a jamais été signalé, nous préférons agir », explique la direction de Suzuki France.
Que faire si vous possédez un Grand Vitara 1998-2000 ?
- Vérifiez votre numéro de châssis sur suzuki.fr/campagne-rappel
- Contactez immédiatement le service client Suzuki au 0 825 004 063 (0,15 €/min)
- Prenez RDV gratuit dans le réseau Suzuki le plus proche : contrôle + remplacement éventuel de l’airbag conducteur pris en charge à 100 % par la marque, même si le véhicule a plus de 25 ans.
Un rappel qui illustre la rigueur japonaise
Contrairement à certains constructeurs qui ont traîné les pieds sur Takata, Suzuki a joué la transparence dès 2021 et assume encore aujourd’hui les coûts d’une campagne qui concerne des véhicules parfois vieux de plus d’un quart de siècle. C’est aussi ça, la réputation de fiabilité nippone.
Si vous croisez ou possédez un Grand Vitara de cette époque, un seul réflexe : appelez Suzuki.
Parce que même si le risque est infime, la tranquillité n’a pas de prix.

