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jeudi 1 janvier 2026
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    Skoda 100 réinventée : quand Modern Solid rencontre l’icône du million

    Et si la première Skoda à avoir franchi le cap du million d’exemplaires vendus revenait en 2026, mais sous les traits du design Modern Solid ? C’est exactement ce qu’a imaginé Martin Paclt, designer extérieur chez Skoda Auto, dans le cadre de la série « Icons Get a Makeover ».

    Pas de rétro-kitsch, pas de copie conforme : une berline moderne, propulsion arrière électrique, longue de 4,70 m, qui reprend l’esprit populaire et intemporel de la Skoda 100 (1969-1977) tout en la propulsant dans le XXIe siècle. Un exercice de style aussi libre que fascinant.

    De la 100 originale à la limousine Modern Solid

    Produite à 1 079 708 exemplaires entre 1969 et 1977, la Skoda 100/110 était la voiture du peuple tchécoslovaque : moteur arrière 1.0 ou 1.1 de 48 à 63 ch, lignes simples, coffre avant, et un succès qui a sauvé l’usine de Mladá Boleslav à l’époque communiste. Martin Paclt, qui se souvient encore de la 100 de son grand-père, a voulu garder cette simplicité, mais en la faisant grimper en gamme : « J’ai pris les proportions de la Superb actuelle comme référence, mais je voulais une voiture que les gens reconnaissent immédiatement comme une héritière de la 100. »

    Le résultat ? Une berline fastback à quatre portes, propulsion arrière (hommage au « tout à l’arrière » d’origine), avec un capot sculpté, un pli central très marqué, des phares à quatre éléments et une calandre « Tech-Deck » illuminée – signature Modern Solid. À l’arrière, pas de lunette : la vitre a été supprimée pour créer une surface lisse qui reflète les lignes avant, un clin d’œil audacieux aux vitres quasi interchangeables de la 100 d’époque. Les ailes arrière intègrent discrètement des prises d’air pour refroidir la batterie et le moteur électrique placé à l’arrière – oui, c’est une EV.

    Un intérieur qui respire l’espace et la lumière

    À bord, la révolution est totale : pas de rétro, pas de nostalgie kitsch. L’habitacle est baigné de lumière grâce à une immense surface vitrée à l’avant et des montants ultra-fins. Banquette avant trois places façon « banc de bistrot » (comme sur certains concepts Dacia), planche de bord minimaliste, et un frunk avant généreux complété par un petit coffre arrière au-dessus du groupe motopropulseur. Martin Paclt : « J’ai voulu une voiture qui donne envie de partir en week-end à quatre, sans se prendre la tête. »

    Pourquoi ce concept est plus qu’un simple exercice de style

    Dans la série « Icons Get a Makeover », les designers Skoda se lâchent : pas de contrainte de production, juste la liberté de réinterpréter l’héritage. Mais cette Skoda 100 moderne tombe à pic : alors que la marque prépare une offensive électrique massive (6 BEV d’ici 2026), elle montre qu’elle sait marier histoire et futur sans tomber dans le rétro-marketing facile. Et qui sait ? Si le public adore (et les premiers retours sur les réseaux sont dithyrambiques), une version de série low-cost pourrait voir le jour d’ici 2030, sur la future plateforme MEB Entry de Volkswagen Group.

    Une 100 qui donne envie de croire au futur

    Martin Paclt l’admet lui-même : « Ce n’est pas un projet officiel, juste ma vision. » Mais quelle vision ! Élégante, audacieuse, fidèle à l’esprit populaire de la 100 tout en regardant vers 2030. Dans un monde où tout devient SUV ou crossover, revoir une berline classique, propulsion, électrique et accessible, ça fait du bien.

    Skoda ne construit peut-être pas (encore) cette 100-là, mais elle vient de prouver qu’elle a toujours l’âme d’un constructeur qui ose.

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Journaliste Automobile - Rédacteur en Chef Adjoint
    Grand passionné d’automobile depuis mon enfance, mon objectif au quotidien était de trouver le moyen d'arracher le volant à mon père. Très peu de gens ont la possibilité de transformer leur passion en une carrière, et il se trouve que je suis l'un de ces quelques privilégiés. J’ai rejoint la presse spécialisée en 2010, après un parcours totalement loin du domaine, car au final c’est la passion qui l’emporte.

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