Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Opel met en avant deux dirigeantes qui occupent des rôles industriels centraux au sein de Stellantis en Allemagne.
Maike Seeber dirige l’usine de Rüsselsheim, où le nouvel Opel Astra sort des chaînes depuis le début de l’année. Bilyana Stern assure une double fonction : direction du presswerk de Rüsselsheim et direction du site de Kaiserslautern, le plus grand centre de production de composants du groupe, qui alimente plus de 20 usines Stellantis dans le monde.
Rüsselsheim : le nouvel Astra au cœur du défi logistique
Maike Seeber a pris la direction de Rüsselsheim l’année dernière, au moment où le site entame la montée en cadence du nouvel Astra. Le modèle est produit sur une ligne unique en trois variantes : électrique, hybride et thermique. Cette flexibilité de production, que peu d’usines européennes maîtrisent pleinement, exige une organisation logistique que Seeber décrit sans euphémisme : « La logistique est aujourd’hui l’un des domaines les plus volatils qui soit. » Chaînes d’approvisionnement globales, risques géopolitiques et événements imprévisibles ont transformé ce qui était une fonction de planification en une coordination permanente à haute responsabilité.
Pour y répondre, Opel a renforcé l’intégration verticale à Rüsselsheim. Des tâches autrefois sous-traitées sont désormais réalisées directement dans l’usine, notamment dans le Battery Shop dédié à l’assemblage final des batteries haute tension pour les versions électriques. Seeber résume son ambition : « Je suis venue à Rüsselsheim pour saisir l’opportunité de façonner activement l’avenir de la production. »
Kaiserslautern : composants pour sept marques Stellantis dans 30 modèles
Le site de Kaiserslautern occupe une position moins visible mais stratégiquement déterminante dans le réseau Stellantis. Ses composants entrent dans la fabrication de plus de 30 modèles appartenant à sept marques du groupe. Bilyana Stern, 36 ans, y applique un principe de management qu’elle a distillé d’un parcours international, jusqu’à Kuala Lumpur : « 70 % de planification suffit, ensuite on exécute. Mieux vaut essayer et apprendre vite que d’attendre le setup parfait. »
Sa priorité est explicite : maintenir la qualité et la compétitivité du site malgré des coûts salariaux et énergétiques élevés en Allemagne. « Made in Germany est important pour nous », dit-elle, en travaillant à la création de synergies entre les sites allemands du groupe pour absorber ces contraintes structurelles.
Un style de management qui mise sur l’autonomie des équipes
Ce qui rapproche les deux directrices au-delà de leurs responsabilités respectives, c’est leur approche du management. Ni l’une ni l’autre ne pratique le micromanagement. Seeber : « Je veux que les équipes développent elles-mêmes les solutions. Mon rôle est de fixer le cadre. » Stern : « Führen signifie laisser les autres grandir, les inspirer, les emmener dans l’aventure. »
Sur le recrutement féminin dans les métiers techniques, Stern est directe : « Beaucoup de femmes pensent qu’elles doivent être parfaites avant de postuler. Ce n’est pas vrai. Il faut simplement plus d’audace. »
Les jeunes pourront explorer les métiers d’Opel et Stellantis lors du Girls’ and Boys’ Day organisé le 23 avril 2026 dans les sites du groupe.
