Alfa Romeo a présenté en avant-première le livre Alfa Romeo Giulia – Timeless Classic au salon Auto e Moto d’Epoca de Bologne. L’ouvrage de 208 pages est signé Lorenzo Ardizio, conservateur du musée de la marque à Arese, et publié chez Giorgio Nada Editore. Il est bilingue italien-anglais et couvre la Giulia des berlines d’après-guerre au modèle actuel.
Deux cent huit pages pour un seul nom. Alfa Romeo a présenté en avant-première le livre Alfa Romeo Giulia – Timeless Classic sur son stand au salon Auto e Moto d’Epoca de Bologne.
L’auteur connaît son sujet de l’intérieur. Lorenzo Ardizio est le conservateur du musée Alfa Romeo d’Arese, et il signe là un ouvrage publié chez Giorgio Nada Editore, distribué par Giunti Editore.
Des berlines d’après-guerre à la Giulia actuelle
Le périmètre historique est large. L’ouvrage part des berlines de l’immédiat après-guerre pour remonter jusqu’au modèle actuel, lancé en 2015.
La Giulia des années 1960 occupe une place centrale. C’est elle qui a installé le nom, et le livre en retrace la carrière avant d’aborder les générations suivantes.
L’ouvrage couvre plus de soixante ans. C’est la durée que la marque revendique pour cette histoire, de la berline sportive des origines au modèle actuel.
La légende Quadrifoglio constitue un chapitre à part entière. Le trèfle à quatre feuilles accompagne les versions les plus performantes de la marque, et son origine remonte à une superstition de pilote.
Le symbole traverse donc tout le récit. Il apparaît sur les voitures de course des années 1920 comme sur la berline de 520 chevaux vendue aujourd’hui, et c’est l’un des rares fils continus de l’histoire de la marque.
Le modèle actuel n’est pas traité en annexe. La Giulia de 2015 figure dans le récit au même titre que ses aïeules, la génération en cours ayant d’ailleurs été retouchée pour 2027.
Témoignages inédits et analyses techniques
Le contenu ne se limite pas à une chronologie. Alfa Romeo annonce des témoignages exclusifs, des analyses techniques et une sélection d’images abondante.
Les séries spéciales ont leur section. Les éditions limitées y sont traitées, dont la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa, dont les dix exemplaires étaient déjà tous vendus avant leur présentation à Gênes.
Ce travail documentaire s’appuie sur les archives de la marque. Le musée d’Arese en est le dépositaire, et il a aussi transformé la restauration des anciennes en un programme réservé aux propriétaires.
La position de l’auteur explique l’accès à cette matière. Sa fonction lui donne accès aux archives historiques et documentaires conservées par la marque, ce qui distingue ce type d’ouvrage d’une compilation d’archives de presse.
Le musée n’est pas une structure décorative pour Alfa Romeo. Il sert de dépôt historique, de lieu d’exposition et de point d’appui aux opérations de communication de la marque, dont celle-ci.
Le livre est bilingue. Les textes sont publiés en italien et en anglais, ce qui lui ouvre un lectorat au-delà de l’Italie.
Trois informations manquent toutefois à l’annonce. Ni le prix, ni le tirage, ni le format de l’ouvrage ne sont publiés par la marque.
La préface du patron d’Alfa Romeo
L’introduction porte une signature de direction. Santo Ficili, directeur général d’Alfa Romeo et de Maserati, a écrit la préface.
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Sa formule place la Giulia au sommet. Il estime qu’elle est peut-être l’expression contemporaine la plus aboutie de l’esprit Alfa Romeo.
C’est une position revendiquée pour une berline. Malgré le recul du segment face aux SUV, Alfa Romeo maintient encore la Giulia dans sa gamme.
Le V6 de la version la plus puissante a d’ailleurs survécu à plusieurs échéances. Les commandes des Giulia et Stelvio Quadrifoglio ont été rouvertes sur le bloc de 520 chevaux, alors que la fin de ce moteur était annoncée.
Un livre consacré à un modèle encore au catalogue reste un exercice particulier. L’ouvrage raconte une histoire dont le dernier chapitre n’est pas écrit, ce qui le distingue des monographies consacrées aux modèles disparus.
Une table ronde avec trois responsables
Le lancement ne s’est pas limité à une mise en vente. Une table ronde a réuni l’auteur et deux responsables de la marque le jour de l’ouverture du salon.
Les fonctions sont précisées. Eugenio Franzetti, directeur du marketing global d’Alfa Romeo, et Alessandro Maccolini, chef de projet design, ont participé à l’échange aux côtés de Lorenzo Ardizio.
La présence du design n’est pas fortuite sur ce sujet. La Giulia de 2015 a marqué un retour de la marque à la propulsion et à une architecture dédiée, après des années de plateformes partagées. Ce choix technique a conditionné les proportions de la voiture autant que son comportement.
Le travail sur la carrosserie s’est poursuivi depuis. La marque a dévoilé la Giulia Quadrifoglio la plus aérodynamique de son histoire, signe que le modèle continue d’évoluer pendant qu’on l’historicise.
Où trouver le livre après le salon
Le salon de Bologne reste la première occasion. Auto e Moto d’Epoca se tient jusqu’au 25 octobre, et le livre y est disponible sur le stand Alfa Romeo du hall 32.
Un second point de vente existe sur place. Le stand Giorgio Nada Editore et Libreria dell’Automobile le propose également, l’éditeur étant spécialisé dans l’ouvrage automobile.
Trois autres canaux sont annoncés pour la suite. Le musée Alfa Romeo d’Arese, la Libreria dell’Automobile de Milan et les librairies Giunti al Punto en Italie le distribueront, en plus de la vente en ligne.
Le musée d’Arese est lui-même une destination pour les amateurs de la marque. Il expose notamment une 33 Stradale en carbone unique parmi les trente-trois exemplaires produits.
Reste un point à surveiller pour un acheteur français. Aucun réseau de distribution hors d’Italie n’est mentionné, et la vente en ligne est le seul canal cité qui ne suppose pas un déplacement.
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