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jeudi 1 janvier 2026
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    La 26e Traversée de Paris hivernale : 800 véhicules anciens envahiront la capitale le 25 janvier 2026

    Ils sont de retour, plus beaux, plus bruyants, plus nostalgiques que jamais. La 26e Traversée de Paris hivernale, organisée par l’association Vincennes en Anciennes, s’élancera le dimanche 25 janvier 2026 du parvis sud du Château de Vincennes pour une boucle de 39 km à travers la capitale. Près de 800 véhicules de plus de 30 ans – autos, motos, vélos, bus, utilitaires et même tracteurs – défileront dans un musée roulant vivant, sous les yeux émerveillés (ou amusés) des Parisiens.

    Cette édition, qui introduit la saison des fêtes anciennes et sert de hors-d’œuvre à Rétromobile (28 janvier – 1er février au Paris Expo Porte de Versailles), promet un spectacle total : marques disparues, voitures populaires rutilantes et un parcours qui caresse les icônes de la Ville Lumière. Dans un monde où l’automobile est scrutée pour son empreinte carbone, ce rassemblement festif rappelle que le patrimoine roulant a un avenir – et qu’il fait toujours vibrer les cœurs.

    Un cortège éclectique : du Trabant au Bugatti, en passant par la 2CV

    Imaginez : 800 machines du temps, nées entre 1896 et 1995, qui se faufilent dans le trafic parisien comme si de rien n’était. La Traversée n’est pas un concours d’élégance statique ; c’est un défilé en mouvement, où chaque véhicule raconte une histoire. Les marques oubliées volent la vedette : Amilcar des Années Folles, Simca Vedette cabriolet, Talbot Baby, Panhard PL17, Delage D8, Delahaye 135, Trabant 601 (l’icône est-allemande), Monet-Goyon (motos des années 30), Dollar (cyclecars français), Zündapp Bella (scooters allemands). Sans oublier les populaires intemporelles : Citroën 2CV (en meute), Traction Avant, Ami 6, Renault 4L, Peugeot 203. Les Rolls-Royce Silver Ghost côtoient les Facel Vega HK500, les Bugatti Type 57 et les Jaguar XK120 – le tout sous un ciel hivernal, avec des tenues d’époque pour les plus audacieux (casquettes, écharpes, chapeaux melon).

    Et ce n’est pas tout : les motos et side-cars ronronnent (Norton, Indian, Brough Superior), les tracteurs arborent fièrement les drapeaux régionaux (comme les Grey Ferguson ou Fordson N), les vélos pédalent (cycles Alcyon ou Terrot), et les bus Renault des années 1930 (APU 53, Neu standard) embarquent le public inscrit (10 €, places limitées).

    Un panorama mondial : françaises (Renault, Citroën, Peugeot), allemandes (Mercedes, BMW, Porsche), italiennes (Fiat, Alfa Romeo, Lancia), suédoises (Volvo PV444), anglaises (MG TC, Austin Healey), américaines (Ford A, Chevrolet Bel Air), japonaises (Toyota Crown). Parmi les inscrits confirmés : Ford Type A Deluxe 40 B (1931), Ford B (1932), Chevrolet Bel Air Cabriolet (1953), Volvo PV 544 (1960), Jaguar MK2 (1963), Rolls-Royce Silver Cloud III (1964), Peugeot 504 Cabriolet (1969), Matra 530 (1970), BMW E9 30 CSI (1973), Cournil SDC 14 (1978), Jaguar XJ-S (1988). Motos : Nimbus GL 257 TA (1937), Motobécane D45S (1951), Zündapp ICS 125 (1981).

    Ces bolides, qui roulaient des milliers de km dans leur jeunesse, sont aujourd’hui des « seniors raisonnables » : 1 000 km/an en moyenne, entretenus avec amour pour briller le temps d’un jour. Comme le dit Thierry Briet, président de Vincennes en Anciennes : « C’est l’occasion pour les passionnés de se retrouver autour d’un événement festif tout en admirant les sites emblématiques de la capitale. C’est un moment unique et de partage pour le public qui redécouvre les véhicules de son enfance. »

    Un parcours chargé d’histoire : de Vincennes à la Seine, en passant par Montmartre

    Le départ est fixé à 7h30 sur l’esplanade du Château de Vincennes, ce bastion Renaissance qui a vu défiler rois et révolutions. De là, le cortège s’ébranle pour une boucle de 39 km entièrement parisienne – un retour aux sources après les éditions « banlieue » imposées par les JO 2024. Points forts : la Porte Dorée (anciennement « Porte de l’Orée du Bois de Vincennes »), la Place de la République (hommage muet au 11 janvier 2015, Charlie Hebdo, où la Traversée s’était tenue malgré tout en 2015), la Place du Tertre à Montmartre (animée par les P’tits Poulbots et les dignitaires de la République de Montmartre, avec bénédiction des véhicules), la Place de l’Étoile (Arc de Triomphe, vue imprenable), et la Tour Eiffel (illuminée par Citroën de 1925 à 1934, un clin d’œil historique).

    Pour les plus gourmands, une option « déjeuner sur la Seine » : 25 km supplémentaires le long des quais, avec pause pique-nique fluviale. Le tout dans une ambiance bon enfant : klaxons joyeux, fumées d’échappement rétro, et un public qui applaudit depuis les trottoirs. Pas de vitesse folle – 30 km/h max, escorte police – mais du spectacle pur.

    Informations pratiques : inscrivez-vous avant qu’il ne soit trop tard

    • Date : Dimanche 25 janvier 2026
    • Départ : 7h30, parvis sud Château de Vincennes (métro Château de Vincennes, ligne 1)
    • Arrivée : Hippodrome de Vincennes ou retour Vincennes (selon option)
    • Inscriptions véhicules : Via billetterie en ligne sur vincennesenanciennes.com (bulletin téléchargeable, frais 20-30 €/véhicule, limite 800)
    • Bus d’époque : 10 €/personne (inscription obligatoire, RDV Parc Floral Vincennes ; bus Renault 1930s, places limitées, pas de Montmartre)

    Vincennes en Anciennes, premier club multimarque de France (1 065 adhérents, 3 000 véhicules), gère l’événement avec une précision militaire : contrôles techniques, assurance, et un code éthique strict (pas de tuning, respect du patrimoine). C’est aussi une vitrine pour Rétromobile, où ces stars du bitume exposeront ensuite.

    Pourquoi cette Traversée reste unique : un patrimoine vivant qui défie le temps

    Dans une époque où l’automobile est accusée de tout – CO2, bruit, urbanisme –, la Traversée rappelle que les anciens ne sont pas des reliques : ce sont des témoins vivants. Ils roulent, pétaradent, transportent des familles entières, et font sourire les passants. C’est un acte de résistance culturelle : 800 véhicules, soit 1 600 passagers, qui traversent Paris sans bouchon, sans PV, avec une escorte police qui protège plutôt que verbalise. Et un message écologique discret : ces « seniors » émettent moins qu’un SUV moderne en 1 000 km/an.

    Thierry Briet le résume : « C’est un moment unique de partage, où le public redécouvre les véhicules de son enfance. Le patrimoine roulant a un avenir, et Paris est sa scène. »

    Une bouffée d’air pur pour les passionnés

    La 26e Traversée de Paris hivernale n’est pas qu’un défilé : c’est une déclaration d’amour au patrimoine automobile, un remède à la morosité urbaine, et un avant-goût de Rétromobile. Inscrivez-vous vite – les places filent comme une 2CV en côte.

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Journaliste Automobile - Rédacteur en Chef Adjoint
    Grand passionné d’automobile depuis mon enfance, mon objectif au quotidien était de trouver le moyen d'arracher le volant à mon père. Très peu de gens ont la possibilité de transformer leur passion en une carrière, et il se trouve que je suis l'un de ces quelques privilégiés. J’ai rejoint la presse spécialisée en 2010, après un parcours totalement loin du domaine, car au final c’est la passion qui l’emporte.

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