Le Mondial de l’Auto annonce plus de 5 000 créneaux d’essais pour son centre d’essais, avec 90 modèles proposés par une vingtaine de marques. Chaque essai dure de 30 à 45 minutes et se réserve sur les stands. Un parcours distinct, installé dans le hall 7.1, fait découvrir la conduite autonome au volant de Tesla et de XPENG.
Le Mondial de l’Auto a toujours eu un défaut pour le visiteur : on y regarde beaucoup de voitures sans jamais en conduire une. L’édition 2026 ouvre plus de 5 000 créneaux d’essais, avec 90 modèles mis à disposition par une vingtaine de marques, de la citadine au grand SUV.
Chaque essai dure de 30 à 45 minutes, suffisamment pour sortir du parc des expositions et se faire une idée sur route. Le centre tourne de 9 h 30 à 19 h 30 pendant toute la durée du salon, qui ouvre au public du 13 au 18 octobre à la Porte de Versailles.
Une vingtaine de marques, dont douze chinoises
La liste publiée par l’organisateur dit beaucoup de l’état du marché. Alfa Romeo, Citroën, DS, Lancia, Opel, Peugeot et Škoda y côtoient Tesla et Lucid, mais surtout une douzaine de marques chinoises : BYD et sa marque haut de gamme Denza, Changan, Chery, GAC, Geely, Jaecoo, Leapmotor, Linktour, Omoda, XPENG et Zeekr.
Pour beaucoup de visiteurs, ce sera la première occasion de prendre le volant d’une de ces voitures sans passer par une concession. C’est aussi, pour ces constructeurs, le moyen le plus direct de lever la méfiance, alors qu’un assureur refuse déjà de couvrir plusieurs marques chinoises. Une demi-heure au volant répond mieux à ce genre de crainte qu’une plaquette commerciale.
Plusieurs de ces marques jouent gros à Paris. Chery officialise sa première participation au Mondial avec le lancement de sa marque et sa gamme hybride CSH, Zeekr a confirmé sa venue en gardant encore sa surprise secrète, et Leapmotor arrive avec un crossover urbain électrique à 23 400 euros.
Le centre d’essais est piloté par La Squadra, et Electra assure l’alimentation électrique des voitures entre deux rotations. Avec 90 modèles à remettre en charge sept jours d’affilée, l’intendance compte autant que le parcours.
Un parcours autonome de 25 minutes dans le hall 7.1
C’est l’autre dispositif, et il ne se confond pas avec le premier. Installé à la porte H du hall 7.1, l’Autonomous Lab propose un parcours sécurisé d’environ 25 minutes, accompagné d’un animateur présent dans la voiture pour expliquer ce qui se passe.
Le visiteur y voit fonctionner la détection de piétons, le freinage d’urgence automatique, le maintien dans la voie, l’adaptation au trafic, le changement de voie assisté et le stationnement autonome. L’ensemble se réserve sur place, par créneaux de 25 minutes, aux mêmes horaires que le centre d’essais.
Deux constructeurs fournissent les voitures. Tesla aligne six Model 3 équipées du FSD Supervised, le système que la marque présente comme un niveau 2++, et XPENG deux L03 dotées de son système NGP et de son logiciel VLA 2.0.
Le niveau 2++ ne correspond à aucun échelon officiel de la classification SAE, qui s’arrête au niveau 5. Il désigne une conduite où le volant peut être lâché, mais où le conducteur garde la responsabilité et doit reprendre la main à la demande du système.
Le choix du L03 n’est pas anodin pour XPENG. C’est le SUV coupé électrique le moins cher de la marque, affiché à 35 600 euros pour défier le Tesla Model Y, et la marque lui avait donné rendez-vous à Paris en dévoilant son prix. Deloitte complète le dispositif avec un espace immersif consacré à la conduite autonome.
Réserver sur les stands, pas sur Internet
Voilà le point à retenir avant de venir. Les essais ne se réservent pas en ligne mais directement sur le stand de la marque, et des codes QR disposés dans les halls permettent de pré-réserver avant de passer confirmer auprès du constructeur.
Sur 5 000 créneaux répartis sur sept jours et 90 modèles, cela laisse une marge confortable, mais les modèles les plus attendus partiront vite. Mieux vaut viser le stand concerné en début de journée que compter sur un créneau en fin d’après-midi.
Un salon qui mise sur le volant plutôt que sur l’estrade
L’orientation tranche avec les éditions précédentes. Pendant que BMW et Mini se sont retirés de l’édition 2026, privant la Neue Klasse de première parisienne, les marques présentes misent sur ce que le visiteur peut faire et pas seulement sur ce qu’il peut regarder.
Les nouveautés statiques ne manqueront pas pour autant, Citroën montrant par exemple sa 2CV électrique et Smart faisant rouler la #2, héritière de la Fortwo, avant sa première mondiale parisienne. Mais c’est bien la clé de contact qui devient l’argument central de cette édition.
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