Audi a ouvert à Shanghai l’AUDI Innovation and Technology Center, un centre de développement réalisé avec SAIC et destiné exclusivement au marché chinois. Il réunit environ trois cents collaborateurs et pilote la conception des futurs modèles, de l’idée initiale jusqu’à la préparation de la série. Le centre travaille aussi avec une plateforme chinoise d’intelligence artificielle que le constructeur ne nomme pas.
Audi installe à Shanghai un centre de développement de trois cents personnes. Il travaille pour le seul marché chinois et pilote les futurs modèles de bout en bout.
Trois cents personnes et des cycles courts
Le centre porte le nom d’AUDI Innovation and Technology Center, abrégé AITC. Il a été réalisé avec SAIC, partenaire chinois du constructeur, et il est installé à Shanghai. Son périmètre est exclusivement chinois.
Il réunit environ trois cents collaborateurs, dans une organisation présentée comme agile et fondée sur des cycles de développement courts. Matthias Pfister en est le directeur général et Shan Yunwei le directeur général adjoint. Le constructeur ne communique pas le montant de l’investissement.
Le centre dirige la conception des futurs modèles de la marque. Sa mission couvre toute la chaîne, du concept initial jusqu’à la préparation de la production en série. L’AITC accompagne donc les projets sur l’ensemble de ce périmètre.
Une plateforme d’IA chinoise non nommée
Le centre collabore avec une plateforme chinoise de premier plan en intelligence artificielle et en informatique en nuage. Le constructeur ne la nomme pas. L’objet de cette coopération est l’intégration de ses modèles d’intelligence artificielle dans l’architecture du véhicule.
Les systèmes avancés d’aide à la conduite constituent le premier des deux domaines de travail annoncés. Le communiqué ne précise ni le niveau d’automatisation visé, ni les fonctions concernées. Il n’indique pas davantage quels modèles les recevront en premier.
L’expérience à bord fondée sur l’intelligence artificielle forme le second domaine. Elle doit reposer sur des interactions multimodales, des fonctions agentiques et de la personnalisation. Aucune échéance n’accompagne ces trois axes.
L’absence du nom du partenaire limite la portée de l’annonce. Une intégration de modèles d’intelligence artificielle dans l’architecture véhicule engage des choix durables, et l’identité du fournisseur en conditionne la lecture. L’article ne tente pas de l’identifier.
La marque AUDI née pour la Chine
La structure travaille pour une marque créée spécifiquement pour ce marché. Audi avait lancé en Chine une marque AUDI sans les anneaux, choix de positionnement assumé. Pour Fred Schulze, directeur général de la coopération entre Audi et SAIC, cette marque a été conçue spécifiquement pour les clients chinois.
La coopération avec SAIC avait été scellée en parallèle du rapprochement entre Volkswagen et XPeng pour consolider la présence du groupe en Chine. Le partenariat n’est donc pas nouveau. L’AITC en constitue une nouvelle étape, avec un périmètre centré sur le développement véhicule, le logiciel et l’intelligence artificielle.
L’E5 Sportback a été lancée en 2025 et l’E7X, un SUV entièrement électrique, est sorti en mai 2026. Deux modèles figurent ainsi déjà au catalogue de cette marque. Un troisième est annoncé, sans date précisée.
Une plateforme ADP et un troisième modèle
La prochaine génération de l’Advanced Digitized Platform, abrégée ADP, fait partie des chantiers du centre. Cette plateforme sert de base aux futurs modèles de la marque. Le constructeur ne publie ni son calendrier, ni les modèles qui l’adopteront.
Pour Gernot Döllner, président du directoire d’Audi AG, la Chine est un marché clé et l’un des pôles d’innovation les plus dynamiques de l’industrie automobile. Le dirigeant estime que le centre renforce la capacité du groupe à transformer rapidement les nouvelles technologies en produits. C’est l’argument de vitesse qui est mis en avant plutôt que celui du volume.
La marque a été créée en 2024, la première voiture lancée en 2025, la deuxième en mai 2026, et le centre de développement ouvert en novembre 2026. La séquence chinoise du constructeur a donc été rapide. Ce rythme de deux ans entre la création de la marque et l’ouverture d’un centre dédié éclaire l’argument de vitesse avancé par la direction.
Audi avait sauvé sa rentabilité tout en laissant la Chine à l’état de problème sérieux, situation que ce centre vise à corriger. L’enjeu reste donc entier sur le plan financier. Le périmètre exclusivement chinois de l’AITC a par ailleurs une contrepartie, puisque le constructeur a engagé une action en justice contre un importateur de ses E5 Sportback et E7X en Allemagne.
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