À une époque où les cockpits des hypercars ressemblent de plus en plus à des tablettes géantes, Bugatti prend le contre-pied radical avec la Tourbillon. Oubliez les écrans envahissants : ce bijou à 1 800 ch, limité à 250 exemplaires déjà tous vendus, propose un intérieur analogique pur, inspiré de l’horlogerie suisse de haut vol.
Un choix audacieux qui vise l’intemporalité absolue – imaginez cette hypersportive encore sublime lors d’un concours d’élégance dans un siècle. Dans le dernier épisode de la série « A New Era » sur YouTube, le responsable du design intérieur de Bugatti dévoile les secrets de ce cockpit hors norme. Plongée au cœur d’une œuvre d’art roulante.
Un héritage réinventé : la ligne Bugatti au cœur de l’habitacle
Dès l’ouverture des portes motorisées à élévation, l’intérieur de la Tourbillon vous enveloppe dans un cocon de luxe discret et raffiné. Fidèle à l’ADN de la marque, la célèbre ligne centrale et la signature en « C » se prolongent à l’intérieur, créant une séparation élégante entre le conducteur et le passager. Cette division est accentuée par un jeu de couleurs horizontal bicolore, qui fait écho au profil extérieur tout en fluidité.
Bugatti parle de « car couture », une philosophie qui transpose les codes de la Haute Couture automobile : des tissus inédits, développés sur mesure pour les sièges et les panneaux de portes, se marient à des cuirs souples et nobles pour stimuler tous les sens. Pas de plastiques cheap ici – tout est authentique, du carbone visible au titane usiné, en passant par l’aluminium fraisé et le cristal taillé. Les sièges, fixés directement au plancher pour abaisser le centre de gravité, offrent une position de conduite ultra-basse, évoquant les monoplaces de course historiques.
Le joyau mécanique : un tableau de bord horloger à plus de 600 pièces
Le clou du spectacle ? Ce tableau de bord entièrement analogique, fruit d’une collaboration avec des maîtres horlogers suisses. Plus de 600 composants en titane, rubis et saphirs, pesant à peine 700 grammes, forment un ensemble squeletté où chaque engrenage est visible, comme dans une montre de luxe ouverte. Les aiguilles du compte-tours et du speedomètre évoquent celles d’une montre classique, tandis que les cadrans secondaires affichent température, pression d’huile ou niveau de carburant avec une précision mécanique absolue.
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Le volant à moyeu fixe – une prouesse technique – tourne autour de son centre immobile, où trône le logo EB d’Ettore Bugatti toujours droit. Les commandes et palettes de vitesse sont intégrées sans jamais masquer la vue sur les instruments. Un écran central ? Oui, mais il reste caché dans la console jusqu’à activation, pour ne pas perturber l’harmonie analogique.
Pourquoi cet intérieur est une révolution
Ignacio Martinez, Chief Interior Designer chez Bugatti, l’explique sans détour : « Dans un monde numérique effréné, nous avons choisi la détox digitale. » Les écrans datent vite ; une mécanique fine, non. Concilier cette vision poétique avec les normes de sécurité modernes (crash-tests, visibilité) a demandé des années d’ingénierie. Résultat : un habitacle robuste, personnalisable à l’extrême via le programme Sur Mesure, et qui vieillira avec grâce.
Frank Heyl, Directeur du Design, ajoute : « La Tourbillon doit être aussi belle en 2075 qu’aujourd’hui. » Dans un marché dominé par les hypercars électriques bardées de pixels, Bugatti mise sur l’émotion tactile et visuelle – pédales en aluminium, interrupteurs à la course parfaite, console flottante en cristal.
La Bugatti Tourbillon n’est pas qu’une machine à records (V16 hybride de 1 800 ch, 455 km/h potentiels). Son intérieur redéfinit le luxe automobile : intemporel, sensoriel, mécanique. Une ode à l’artisanat qui place l’humain au centre, loin des interfaces froides. Pour en voir plus, regardez l’épisode « Design Excellence » sur la chaîne YouTube officielle de Bugatti. Une chose est sûre : cette hypersportive ne se conduit pas seulement – elle se vit. Et elle traversera les décennies sans prendre une ride.







