Photos espion révèlent un intérieur plus chic que la Grande Panda – Lancement prévu courant 2026 avec moteurs hybride et électrique
Fiat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après le lancement mitigé de la Grande Panda qui peine à décoller commercialement malgré ses qualités, le constructeur italien prépare déjà la suite. Un SUV coupé baptisé provisoirement Fastback multiplie les apparitions camouflées sur les routes européennes. Et cette fois, les photographes ont réussi à capturer son habitacle, révélant une surprise de taille : l’intérieur sera spécifique et nettement plus haut de gamme que celui de la citadine.
Ce nouveau maillon de la famille Panda se distinguera par son toit fuyant et sa ligne de coupé quatre portes. Un format qui cartonne actuellement en Europe avec des modèles comme le Renault Arkana ou le Citroën C4. Fiat veut manifestement récupérer sa part de ce gâteau juteux avec une proposition basée sur la plateforme déjà utilisée pour la Grande Panda, le C3 Aircross et l’Opel Frontera.
Des photos espion qui en disent long
Les prototypes camouflés filmés ces dernières semaines laissent deviner les contours du véhicule. La partie avant conserve des formes relativement cubiques proches de celles de la Grande Panda. Pas de révolution stylistique donc, mais une évolution logique qui maintient l’ADN visuel de la famille. Les peintures de guerre peinent à masquer la signature lumineuse constituée de plusieurs éléments horizontaux qui deviendra probablement un trait distinctif.
L’arrière reste pour l’instant le mieux protégé. Normal, c’est cette zone qui différenciera le plus ce SUV coupé de ses cousins plus sages. La démarcation du toit qui descend en pente douce vers le hayon commence à se dessiner clairement. Cette ligne de pavillon plongeante constitue la signature des SUV coupés, au détriment parfois de l’habitabilité arrière et du volume de coffre.
Mais le vrai scoop concerne l’habitacle photographié récemment par des chasseurs de prototypes. Contre toute attente, Fiat a développé un intérieur spécifique pour ce modèle. Beaucoup pariaient sur une simple reprise de la planche de bord de la Grande Panda pour limiter les coûts. Raté. Le constructeur turinois vise manifestement un positionnement plus premium qui justifiera un prix supérieur.
Un habitacle plus sérieux et plus chic
L’intérieur photographié se démarque franchement de l’ambiance colorée et ludique de la Grande Panda. Exit les touches de couleurs vives et l’esprit joueur. Place à un environnement uniformément noir, plus sérieux, presque austère selon certains. Ce choix traduit clairement la volonté de Fiat de monter en gamme avec ce dérivé.
Les surpiqûres visibles sur la planche de bord confirment cette orientation haut de gamme. Ces détails de finition coûtent cher en production mais apportent une touche de raffinement que les clients premium attendent. Fiat cherche visiblement à séduire une clientèle plus aisée, prête à payer davantage pour un véhicule mieux fini.
Seuls les sièges semblent repris de la Grande Panda avec leurs coussins de forme carrée caractéristiques. Le logo Fiat à l’ancienne brodé sur les appuie-têtes crée un lien familial entre les deux modèles. Mais pour le reste, l’aménagement intérieur suit sa propre voie.
La disposition générale reste classique et fonctionnelle. Un petit combiné d’instrumentation numérique se loge derrière le volant, emprunté à la Grande Panda. Un écran tactile de belle taille au format paysage trône au centre de la planche de bord. La console centrale massive accueille les commandes habituelles de Stellantis, notamment ce fameux sélecteur de boîte automatique qu’on retrouve sur tous les véhicules du groupe.
Une stratégie qui interroge après le flop de la Grande Panda
Le timing de ce lancement pose question. La Grande Panda nouvelle génération devait faire exploser les ventes de Fiat en Europe. Son excellent rapport qualité-prix, son design sympa et ses motorisations modernes promettaient un carton commercial. Résultat : le décollage se fait attendre. Les immatriculations restent timides malgré les qualités objectives du véhicule.
Plusieurs explications possibles à ce démarrage raté. La concurrence féroce des SUV chinois à prix cassés. Le manque de notoriété de Fiat ces dernières années. Ou simplement un marché européen en berne qui peine à redémarrer après des années difficiles. Quelle que soit la raison, Fiat se retrouve avec un nouveau modèle qui ne décolle pas comme prévu.
Lancer un dérivé plus cher et plus haut de gamme dans ce contexte relève du pari audacieux. Ou de la nécessité pour Fiat de proposer rapidement une gamme complète capable de couvrir différents segments. Le constructeur italien ne peut pas se permettre de rester inactif pendant que les concurrents multiplient les offres.
Une plateforme partagée pour limiter les coûts
Heureusement pour Fiat, ce SUV coupé ne part pas d’une feuille blanche. Il repose sur la même base technique que la Grande Panda, le Citroën C3 Aircross et l’Opel Frontera. Cette plateforme commune développée par Stellantis permet de mutualiser les investissements colossaux nécessaires au développement d’une nouvelle architecture.
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Cette approche multi-marques présente des avantages économiques évidents. Les coûts de conception se répartissent sur des volumes beaucoup plus importants. Les économies d’échelle sur les achats de composants permettent de tirer les prix vers le bas. Chaque marque peut ensuite personnaliser sa carrosserie et son habitacle pour créer une identité propre.
La contrepartie ? Des cousins qui se ressemblent parfois trop, avec des mécaniques strictement identiques sous des tôles différentes. Les clients avertis ne s’y trompent pas et comparent attentivement les offres avant d’acheter. Fiat devra donc se démarquer suffisamment pour justifier un positionnement tarifaire potentiellement supérieur à ses cousins.
Hybride et électrique au programme
Côté motorisations, aucune surprise à attendre. Fiat reprendra logiquement les mécaniques disponibles sur la Grande Panda et ses cousines. Le moteur hybride de 145 chevaux constituera probablement l’offre principale. Cette technologie mild-hybrid associe un petit bloc thermique à un moteur électrique pour réduire la consommation et les émissions.
La version électrique de 113 chevaux avec batterie de 54 kWh viendra compléter la gamme. Cette autonomie d’environ 300 kilomètres selon le cycle WLTP devrait suffire pour une utilisation quotidienne. Pas de quoi traverser l’Europe mais largement suffisant pour couvrir les trajets domicile-travail de la majorité des automobilistes.
La grande question concerne l’éventuelle présence d’une version purement thermique. Fiat a surpris récemment en réintroduisant des moteurs essence classiques sur plusieurs de ses modèles. Cette stratégie répond aux craintes de certains clients face à l’électrification forcée du marché. Proposer une option essence abordable pourrait élargir significativement la clientèle potentielle.
Cette approche multi-énergies permet aussi à Fiat de s’adapter aux différents marchés européens. Certains pays disposent d’infrastructures de recharge développées et encouragent l’électrique. D’autres restent très dépendants du thermique faute d’alternatives crédibles. Couvrir tous les cas de figure maximise les chances commerciales.
Un lancement prévu pour l’été 2026
Le développement du projet semble bien avancé si on en croit la multiplication des prototypes sur les routes. Fiat teste visiblement son SUV coupé dans différentes conditions pour valider la mise au point finale. Ces apparitions de plus en plus fréquentes laissent présager une révélation prochaine.
L’été 2026 constitue une fenêtre de tir probable selon les observateurs. Fiat affectionne particulièrement cette période pour ses grandes annonces. Présenter un nouveau modèle juste avant les vacances permet de profiter de l’attention médiatique avant la trêve estivale. Les premières livraisons interviendraient alors en fin d’année 2026 ou début 2027.
Ce timing permettrait aussi à Fiat de capitaliser sur le Salon de l’Auto de Paris en octobre 2026 si l’événement est maintenu. Exposer le SUV coupé sur un salon majeur offrirait une visibilité maximale auprès du public et de la presse spécialisée. Une vitrine idéale pour lancer commercialement un véhicule qui doit absolument cartonner.
Les défis d’un segment encombré
Le créneau des SUV coupés ne manque pas de concurrents redoutables. Renault Arkana domine actuellement avec des ventes solides et une image bien établie. Le Citroën C4 propose une approche plus originale avec son look de coupé surélevé. Même les Chinois s’y mettent avec des modèles comme le MG4 qui grignote des parts de marché.
Fiat devra donc frapper fort pour se faire une place. Le positionnement tarifaire sera crucial. Trop cher et personne ne suivra, surtout avec une marque dont l’image premium reste limitée. Pas assez cher et les marges fondront, menaçant la rentabilité du modèle. L’équilibre sera difficile à trouver.
Le design constituera l’autre argument majeur. Les SUV coupés vivent et meurent par leur style. Les clients qui choisissent ce format le font d’abord pour l’esthétique, acceptant les compromis d’espace et de coffre que la ligne impose. Si le Fastback Fiat ne fait pas tourner les têtes, il risque de sombrer rapidement dans l’indifférence générale.
L’habitacle plus premium photographié récemment va dans le bon sens. Fiat semble avoir compris qu’on ne vend pas un SUV coupé avec un intérieur bas de gamme. Les clients qui craquent pour la ligne veulent retrouver un certain standing une fois installés à bord. Les surpiqûres et les finitions soignées observées promettent une ambiance plus valorisante que celle de la Grande Panda.
Les prochains mois nous en apprendront davantage sur ce mystérieux Fastback. Fiat devra bientôt lever le voile complètement pour lancer la machine commerciale. En attendant, chaque nouvelle photo espion alimente les spéculations et maintient l’intérêt des passionnés. Une chose est sûre : le constructeur turinois ne manque pas d’ambition pour redresser la barre après le démarrage décevant de la Grande Panda.

