Maserati participe à la 43e édition d’Auto e Moto d’Epoca, du 22 au 25 octobre à BolognaFiere. La marque expose une Ghibli SS Coupé de 1972 aux côtés de la nouvelle GranTurismo Trofeo de 590 chevaux, sur le stand Motor Valley. Deux conférences sont programmées le 23 octobre, autour des cent ans du Trident et des soixante ans de la Ghibli.
Une Ghibli SS de 1972 et une GranTurismo Trofeo de 590 chevaux, côte à côte. C’est le dispositif retenu par Maserati pour la 43e édition d’Auto e Moto d’Epoca, principal salon européen du véhicule de collection et de la pièce détachée.
Le salon se tient du 22 au 25 octobre à BolognaFiere. La marque y occupe le stand Motor Valley, aux côtés des autres constructeurs de la région.
Une Ghibli SS construite le 3 juillet 1972
La provenance de la voiture est documentée au jour près. La Ghibli SS Coupé exposée a été construite le 3 juillet 1972, et elle était destinée à l’origine au marché allemand.
Son numéro de châssis n’est pas publié. La marque ne communique pas davantage sur son historique de propriétaires ni sur son état de restauration.
Une seconde Ghibli SS est présente sur le salon. Un exemplaire de 1970 est exposé sur le stand de la FIVA, et non sur celui de Maserati.
Le modèle fête un anniversaire cette année. La Ghibli a soixante ans en 2026, ce qui explique sa présence au centre du dispositif.
La GranTurismo Trofeo en Verde Giada
Le pendant contemporain est la voiture de série la plus affirmée de la gamme. La nouvelle GranTurismo Trofeo développe 590 chevaux, et elle est présentée dans la teinte Verde Giada.
Ni millésime ni numéro de châssis ne sont précisés. Le communiqué s’en tient au modèle et à sa couleur.
Le V6 Nettuno a connu une évolution récente, la marque ayant rendu les GranTurismo et Grecale plus agressives sur ce bloc. Le modèle avait par ailleurs été mis en avant à Goodwood, aux côtés des Grecale et GranCabrio.
Maserati présente les deux voitures comme deux expressions, à des époques différentes, de sa vision du grand tourisme italien. C’est le fil que la marque retient pour justifier leur présentation côte à côte.
Maserati Classiche et la certification d’authenticité
La structure patrimoniale est au cœur du propos. Maserati Classiche a été créée à Modène en 2021 pour préserver et valoriser les véhicules historiques de la marque.
Son rattachement a changé. Elle fait désormais partie de BOTTEGAFUORISERIE, et les Officine Classiche assurent la certification des modèles historiques.
La certification d’authenticité est son produit central. Un comité d’experts la supervise, et elle couvre les voitures de plus de vingt ans, les modèles spéciaux et les séries limitées.
L’intérêt du document se comprend aisément. Une certification constructeur peut constituer un élément important pour documenter l’authenticité et l’historique d’un véhicule de collection.
Le dispositif a récemment produit un cas spectaculaire. Une 5000 GT Frua saisie en Égypte et oubliée trente ans est devenue la première de son type à être certifiée.
Les archives et les espaces muséaux complètent l’ensemble. La Collezione Maserati Umberto Panini, à Modène, en fait partie, et c’est sur ces fonds que s’appuie le travail de certification.
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Cent ans de Trident, soixante ans de Ghibli
Trois anniversaires se croisent sur ce salon. Le Trident fête ses cent ans, la Ghibli ses soixante ans, et l’Automobile Club de Bologne ses cent vingt ans.
L’origine du Trident remonte à la compétition. Maserati a été fondée en 1914, et ses débuts à la Targa Florio datent de 1926.
Cette première course a été un succès. La Tipo 26, pilotée par Alfieri Maserati, y a signé une victoire de catégorie et une huitième place au classement général.
Les cent ans du Trident se comptent donc depuis cette date. L’emblème est apparu avec la première voiture portant le nom de la famille, et non avec la fondation de l’entreprise douze ans plus tôt.
C’est cette filiation que la marque entretient par ses séries d’exception. La GT2 Stradale hommage à la MC12 est sortie à Villa La Massa avant Mugello, sur le même registre de références historiques.
Le stand Motor Valley plutôt qu’un stand de marque
Le choix d’implantation mérite d’être relevé. Maserati n’occupe pas un stand à son nom mais le stand Motor Valley, partagé avec les autres constructeurs de la région.
L’appellation désigne un territoire industriel précis. L’Émilie-Romagne concentre plusieurs constructeurs et une densité d’artisans et de préparateurs qui en fait une marque collective.
Le stand regroupe donc plusieurs constructeurs sous une bannière commune. Maserati y expose aux côtés de ses voisins d’Émilie-Romagne plutôt que sous son seul nom.
La marque travaille ce registre territorial par d’autres moyens. Elle a transformé des hôtels de luxe italiens en vitrines à ciel ouvert, en y installant ses modèles à disposition des clients.
Deux conférences le 23 octobre
Le programme comporte deux prises de parole, le même jour et au même endroit. Les deux se tiennent au stand ACI et ACI Storico, pavillon 25, emplacement A10 et B11.
La première est fixée à 11 heures. Cristiano Bolzoni, responsable de Maserati Classiche, y intervient sur le thème de l’intérieur de l’usine d’une légende.
La seconde a lieu à 15 heures. Davide Baldini, responsable de Maserati Fuoriserie, y traite des cent vingt ans de l’Automobile Club de Bologne et des cent ans du Trident.
Aucune citation n’accompagne ces annonces. Le communiqué se limite aux horaires, aux fonctions et aux intitulés des interventions, sans détailler le contenu attendu de chacune.
Le salon accueille d’autres rendez-vous patrimoniaux du groupe. Alfa Romeo y a lancé en avant-première un livre de 208 pages consacré à la Giulia, signé par le conservateur de son musée d’Arese.
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