Peugeot consacre chacune des six journées du Mondial de l’Auto à un thème distinct sur son stand de près de 1 300 mètres carrés. Le programme fait venir Antoine Dupont, la pilote Doriane Pin et le commentateur Julien Fébreau. La marque réserve pour le dernier jour l’annonce d’une collaboration avec une maison de luxe française.
Un stand de salon se visite en dix minutes et s’oublie aussitôt. Peugeot a choisi l’inverse pour le Mondial de l’Auto, en affectant à chacune des six journées d’ouverture au public un thème et des invités différents.
Le dispositif occupe près de 1 300 mètres carrés dans le hall 4 de la Porte de Versailles, du 13 au 18 octobre. Pour le visiteur, la question n’est donc plus seulement quoi voir, mais quel jour venir.
Mardi 13 octobre, les métiers d’art
La première journée est consacrée au savoir-faire français, avec un partenariat associant les Meilleurs Ouvriers de France et les Meilleurs Apprentis de France. Ces deux distinctions récompensent l’excellence technique dans des métiers manuels, bien au-delà du seul secteur automobile.
Séverine Gamba, Meilleure Ouvrière de France et entrepreneuse dans le maquillage artistique et l’ornement corporel, y réalisera une création originale en direct sur le stand. La création se fera devant le public, et c’est le genre de démonstration qu’un stand automobile propose rarement.
Le choix de ce thème pour ouvrir la semaine dit quelque chose du positionnement. Peugeot y associe son nom à des savoir-faire manuels qui n’ont rien à voir avec l’automobile, et le lien tient à l’exécution plutôt qu’au produit.
Mercredi 14 octobre, trente ans de rugby
La deuxième journée célèbre les trente ans du partenariat entre Peugeot et le Stade Toulousain. C’est l’une des plus longues associations entre une marque automobile et un club sportif français.
Des joueurs du club viendront à la rencontre du public pour des séances de dédicaces, parmi lesquels Antoine Dupont. Sa présence est l’élément du programme qui mérite d’être connu à l’avance, parce qu’une séance de dédicaces ne se rattrape pas le lendemain.
Trente ans de partenariat avec un même club est une durée que peu de marques tiennent. Elle explique que Peugeot en fasse une journée entière plutôt qu’une mention sur un panneau, et que le club envoie son joueur le plus connu.
Jeudi et samedi, le sport auto et le badge GTi
Le jeudi est réservé au programme de Peugeot Sport en championnat du monde d’endurance. La pilote Doriane Pin participera à des défis de pilotage avec le public et à des séances de dédicaces.
Le sujet ne manque pas d’actualité, puisque la 9X8 prépare une refonte profonde pour le WEC 2027. La marque a par ailleurs engagé Robert Shwartzman pour la saison 2027.
Le samedi revient sur le badge GTi, de la 205 des années 1980 à la nouvelle E-208 GTi. Les créateurs de contenu Étienne Moustache et Julien Fébreau, commentateur de Formule 1 et de rallycross, y animeront des défis sur simulateur avec des lots à gagner.
Cette filiation est aussi mise en scène de façon statique sur le stand, la nouvelle E-208 GTi étant exposée face à une 205 GTi. Le modèle électrique prend la suite d’une lignée qui vise désormais un cap sous les 30 000 euros sur la prochaine e-208.
Vendredi 16 octobre, une journée cinéma
Le vendredi, Peugeot s’associe à Pathé autour du film Le Fantôme de l’Opéra. Le réalisateur Alexandre Castagnetti et des membres du casting seront présents, et des quiz interactifs sur le thème du film sont prévus.
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Le rapprochement entre une marque automobile et une sortie de cinéma n’est pas nouveau, mais il reste rare sur un stand de salon. Il complète une série d’opérations hors automobile que la marque multiplie, après avoir présenté sa GTi électrique dans un salon de jeux vidéo plutôt que dans un salon automobile.
Dimanche 18 octobre, une annonce gardée
La dernière journée est celle que Peugeot garde pour elle. La marque annoncera une collaboration exclusive avec une maison de luxe française, pour une série de produits en édition limitée.
Le nom de la maison n’est pas communiqué, et c’est volontaire. Placer une annonce le dernier dimanche d’un salon est une façon de tenir la fréquentation jusqu’au bout, exercice que les exposants réussissent rarement.
Ce qu’il y a à voir sur le stand, au-delà du programme
Les animations accompagnent une exposition qui a son propre intérêt. Peugeot y présente deux concept-cars en première mondiale dont elle garde l’identité secrète, aux côtés du Polygon Concept et de la 9X8 d’endurance.
La gamme commerciale est exposée dans son intégralité, dans une version retouchée depuis le 1er octobre. Les finitions Allure et GT ont laissé place à des versions Plus enrichies jusqu’à 1 750 euros d’équipements sans hausse de tarif.
Le stand accueille enfin des postes de conduite virtuels consacrés à l’Hypersquare, le dispositif de commande rectangulaire que la marque développe pour ses futurs modèles. C’est le seul endroit où le public pourra en manipuler un.
Ces postes sont installés dans l’espace du Polygon Concept, et ils donnent accès à une gestuelle de conduite entièrement nouvelle. Pour un visiteur, c’est probablement l’élément le plus concret du stand, parce qu’il se touche au lieu de se regarder.
Pourquoi Peugeot investit autant dans un salon
La question se pose à l’heure où plusieurs marques désertent les salons automobiles. BMW et Mini se sont retirés de l’édition 2026, privant la Neue Klasse de première parisienne, et d’autres ont réduit leur présence.
Peugeot fait le pari inverse, et le calendrier commercial l’y aide. Le salon arrive au moment où la marque est passée de la huitième à la quatrième place du marché italien en septembre.
Le dispositif a par ailleurs été conçu pour durer au-delà de Paris. L’architecture de stand inaugurée cette année sera déclinée sur tous les rendez-vous de la marque, des salons internationaux aux opérations locales.
Six journées, six thèmes et une gamme renouvelée de bout en bout : le programme a de quoi tenir. Reste à voir si le public se déplace selon les thèmes ou s’il vient, comme d’habitude, le samedi.
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