La Renault 5 E-Tech electric sera commercialisée au Japon à partir du 19 novembre. Elle n’y sera proposée qu’avec le moteur de 110 kilowatts, soit 150 chevaux, et la batterie de 52 kilowattheures, pour 405 kilomètres d’autonomie.
Une seule configuration au catalogue. La Renault 5 E-Tech electric arrive officiellement sur le marché japonais le 19 novembre, dans une version unique qui associe le moteur de 110 kilowatts, soit 150 chevaux, à la batterie de 52 kilowattheures.
L’autonomie annoncée est de 405 kilomètres. Le modèle figure déjà sur le site japonais de la marque, avec quelques éléments de présentation mais sans grille tarifaire détaillée.
Le haut de gamme seul, sans la petite batterie
Le choix de configuration est significatif. En Europe, la citadine se décline avec plusieurs batteries et plusieurs puissances. Le Japon reçoit une configuration haut de gamme de la Renault 5, avec le moteur de 150 chevaux et la batterie de 52 kilowattheures.
Une gamme réduite peut simplifier l’homologation, la logistique et la gestion des stocks sur un marché d’importation. Le client japonais n’aura en revanche pas accès aux versions à petite batterie proposées en Europe, et le positionnement s’en trouve mécaniquement relevé. La gamme européenne a d’ailleurs été étoffée depuis août 2026, avec l’arrivée d’une batterie LFP de 36,5 kilowattheures.
Le chiffre d’autonomie mérite d’être lu avec prudence. La même batterie de 52 kilowattheures annonce jusqu’à 430 kilomètres WLTP en Europe, et l’écart avec les 405 kilomètres japonais tient peut-être au cycle d’homologation retenu, que la communication japonaise ne précise pas.
Le modèle arrive avec un palmarès déjà constitué. La Renault 5 E-Tech a été élue voiture de l’année au Royaume-Uni par trente journalistes, dans un scrutin où les marques françaises ont dominé.
La production suit le rythme. Renault avait franchi le cap des 100 000 exemplaires produits à Douai en décembre dernier, et le modèle a trouvé des débouchés inattendus, la citadine ayant rejoint la police suisse.
Le Japon reste un marché difficile pour les généralistes européens. Les volumes d’importation y sont modestes, et la concurrence locale sur le segment des petites électriques y est structurée autour des kei cars, un format que la R5 ne peut pas adresser.
D’autres marques européennes y avancent au même moment. La Fiat Grande Panda Hybrid y est commercialisée à partir du 7 novembre, soit douze jours avant la R5, sur un positionnement très différent puisqu’il s’agit d’un hybride léger.
Les deux arrivées illustrent la même logique d’export : une référence unique ou presque, un calendrier resserré, et un argumentaire de style plutôt que de volume. Le rendez-vous à surveiller est désormais le tarif, qui dira si Renault vise une présence symbolique ou une diffusion réelle, et il n’est pas encore publié.
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