Du 8 au 10 mai, le circuit d’Hockenheim accueille la 21e édition de l’ADAC Hockenheim Historic — The Jim Clark Revival. Opel y participe pour la première fois avec une exposition spéciale installée sur le toit des stands, réunissant des pièces rares de la collection Opel Classic couvrant 125 ans de sport automobile. Le tout accompagné d’un message tourné vers l’avenir : la marque de Rüsselsheim entre dans une nouvelle ère électrique en compétition.
Des raretés de la collection Opel Classic
Le plateau exposé par Opel à Hockenheim est impressionnant. La voiture de course de 12 ch de 1903 — qui fêtait la toute première victoire sportive d’Opel il y a 125 ans — côtoie la légendaire Green Monster de 1914 : 12,3 litres de cylindrée, 260 ch, 230 km/h de vitesse de pointe. Construite dans les ateliers Opel, cette machine représentait à l’époque une démonstration de puissance brute sans équivalent en Europe.
La Black Widow de 1968 — voiture de tourisme spéciale Groupe 5 dérivée de la Rekord C, testée secrètement à Hockenheim avant ses premières apparitions officielles — est également de la partie. C’est le pilote Erich Bitter qui y réalisait le meilleur tour en course lors de la finale de saison Groupe 5 cette même année.
L’Opel GT rouge rappelle quant à elle que le coupé emblématique des années 1960 entretient lui aussi un lien fort avec Hockenheim. La RAK2 propulsée par fusée (1928) ajoute une dimension spectaculaire à l’ensemble — une machine de record d’une autre époque, qui illustre jusqu’où Opel était prêt à aller dans la quête de performance.
Le DTM et l’ITC dans toute leur gloire
L’âge d’or du Deutsche Tourenwagen Meisterschaft est représenté par deux modèles iconiques. La Kadett GSi 16V de 1989 développait 270 ch à 8 100 tr/min dans une carrosserie pesant seulement 800 kg — une combinaison qui lui valait une agilité redoutable dans les virages sous les mains de Peter Oberndorfer, Volker Strycek et Markus Oestreich. La Calibra V6 4×4 ITC — surnommée la Cliff Calibra — complète ce tableau avec son V6 2,5 litres de 500 ch : c’est avec elle que Manuel Reuter et Opel décrochaient le titre du Championnat International de Voitures de Tourisme en 1996.
Un modèle moins connu mais historiquement fondateur sera également présent : l’Elektro GT de 1971. Les 17 et 18 mai 1971 — soit il y a près de 55 ans — Georg von Opel, petit-fils du fondateur, prenait le départ à Hockenheim au volant de ce prototype électrique spécialement préparé. Six records du monde pour véhicules électriques étaient établis ce week-end-là. Un précédent qui résonne différemment en 2026.
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Une nouvelle ère électrique en compétition
Car l’autre message qu’Opel porte à Hockenheim est tourné vers l’avenir. La marque expose le nouveau Mokka GSE Rally, qui prend la suite de la Corsa Rally Electric — pionnière de la première coupe de rallye monomarque 100 % électrique au monde depuis cinq ans. Cette compétition avait démontré que la performance et l’émotion pouvaient s’exprimer pleinement avec une propulsion électrique. Le Mokka GSE Rally franchit une nouvelle étape sur ce terrain.
Et l’ambition va encore plus loin : Opel a annoncé son entrée en Formule E, positionnant la marque directement sur la scène internationale du sport automobile électrique aux côtés des plus grands constructeurs mondiaux. Sur route, les modèles GSE — dont le Mokka GSE déjà commercialisé et la Corsa GSE dont la révélation est prévue au Mondial de Paris en octobre — transposent ce savoir-faire de compétition vers des véhicules de série.
L’ADAC Hockenheim Historic avait attiré plus de 45 000 visiteurs l’an passé. Pour cette première participation d’Opel, le constructeur choisit de raconter 125 ans d’histoire sportive en un seul week-end — de la voiture de course de 1903 à la Formule E de demain.

