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dimanche 4 janvier 2026
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    Dacia prépare une nouvelle citadine électrique low-cost inspirée de la Renault Twingo 2026

    Dacia s’apprête à frapper un grand coup dans l’univers des petites voitures électriques. Alors que beaucoup imaginaient un successeur direct au Spring ou une version de série du concept Hipster, la marque roumaine prend tout le monde à contre-pied. Elle prépare une troisième citadine 100 % électrique totalement inédite, développée sur la base technique de la Renault Twingo E-Tech, avec une promesse simple mais redoutable : revenir à l’essentiel, au prix le plus juste possible.

    Attendu pour mi-2026, ce futur modèle incarnera la vision la plus pure du « smart cost » façon Dacia. Minimaliste, pratique, robuste, mais techniquement solide grâce à l’expertise de Renault, il pourrait bien rebattre les cartes d’un segment urbain en pleine mutation.

    Une citadine électrique pensée pour la ville, mais différente du Spring

    Dacia ne remplacera pas le Spring par cette nouveauté, et ce choix en dit long sur la nouvelle stratégie électrique du constructeur. La marque ne cherche pas à produire un clone du modèle actuel, mais à proposer une citadine plus moderne, plus vaste et plus polyvalente — tout en conservant la simplicité et le pragmatisme qui font sa réputation.

    Plutôt que de partir d’une page blanche, Dacia capitalise sur le tout nouveau Renault Twingo E-Tech, dévoilé récemment dans sa version définitive. Une base technique éprouvée, compacte et optimisée pour les usages urbains. La marque va l’adapter à sa propre philosophie : moins d’équipements marketing, plus d’essentiel, moins de sophistication inutile, plus de rationalité.

    Résultat : une voiture qui s’adressera à une clientèle pour laquelle le Spring était parfois jugé trop petit, trop rudimentaire ou limité techniquement. Une réponse stratégique au durcissement des attentes, dans un marché où l’accès à l’électrique reste un défi financier majeur.

    Une plateforme Renault, un ADN Dacia bien affirmé

    La nouvelle Dacia reposera sur la nouvelle plateforme AmpR Small EV, aussi utilisée pour la Renault 5, la future R4 et la Twingo E-Tech. Un avantage considérable pour Dacia : réduction des coûts de développement, industrialisation optimisée, partage de composants, mais sans renoncer à une identité forte.

    Visuellement, le modèle ne sera pas un simple copier-coller du Twingo. Dacia devrait appliquer son style robuste : traits simples, surfaces fonctionnelles, signature lumineuse carrée et un design volontairement dépouillé. À l’intérieur, la philosophie restera la même : pas d’écrans inutiles, pas de technologie superflue, mais une interface claire, résistante et facile à utiliser.

    Certains éléments comme le système YouClip — qui permet d’ajouter des accessoires amovibles et pratiques — devraient être intégrés pour renforcer l’usage quotidien. Là encore, Dacia vise intelligent, pas luxueux.

    Compacte dehors, surprenante dedans : un vrai sens pratique

    Selon les informations techniques disponibles, le modèle devrait mesurer environ 3,75 m de long, pour 1,72 m de large et 1,49 m de haut. Mais c’est surtout son empattement de 2,49 m qui joue un rôle clé. Grâce à lui, l’habitabilité annoncée est remarquable pour le segment.

    Dacia prévoit :
    – quatre vraies places adultes,
    – une banquette coulissante,
    – une modularité pensée pour le quotidien,
    – un coffre d’environ 360 litres, l’un des meilleurs volumes du segment.

    Cette approche tranche avec les micro-citadines 100 % électriques actuelles, souvent cantonnées aux trajets très courts et limitées en volume. Avec ce format plus polyvalent, Dacia vise une utilisation urbaine, mais pas uniquement. Une stratégie cohérente avec les attentes actuelles : simplicité, mais sans sacrifier le confort d’usage.

    Une mécanique connue, fiable et suffisante

    Techniquement, peu de suspense : le futur modèle devrait reprendre le moteur électrique de 82 ch (60 kW) et 175 Nm de la Twingo E-Tech, associé à une batterie LFP de 27,5 kWh utiles. Ce choix de chimie — moins coûteuse, très durable et particulièrement adaptée aux voitures urbaines — colle parfaitement à l’ADN de Dacia.

    Les performances attendues :
    – environ 260 km d’autonomie WLTP,
    – une vitesse maximale limitée à 130 km/h,
    – une consommation maîtrisée,
    – des coûts d’entretien minimes.

    La marque ne cherche pas la puissance ni la sophistication : elle vise l’équilibre, la fiabilité et l’accessibilité financière.

    Un prix qui pourrait bouleverser le marché

    C’est sur le prix que Dacia prépare son coup le plus fort. Le tarif d’entrée ddevrait tourner autour de 18 000 € hors bonus.

    En cumulant :
    – bonus écologique 2025 (jusqu’à 4 000 €),
    – prime à la conversion (jusqu’à 2 500 €),

    La facture réelle pourrait descendre sous les 9 000 € dans certaines situations.

    Dans un marché où les citadines électriques flirtent désormais avec les 25 000 à 30 000 €, l’arrivée d’une Dacia électrique à moins de 10 000 € pourrait créer un véritable séisme.

    Une stratégie offensive pour 2026

    Avec ce modèle, Dacia confirme une trajectoire déjà amorcée avec la nouvelle génération de ses véhicules :
    plus moderne, plus efficace, mais toujours fidèle à son ADN. Ce futur modèle électrique n’est pas qu’une alternative ; il devient une proposition centrale dans la gamme, un pont entre le Spring (accessible) et les modèles compacts (Sandero/Renault 5).

    L’objectif est clair : rendre l’électrique enfin accessible à tous, sans renoncer à l’essentiel. Et à ce jeu-là, Dacia pourrait bien devenir, une fois encore, la marque la plus disruptive du marché européen.

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    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala
    Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français créé en 2018 et basé à Antibes (Alpes-Maritimes). Grand passionné d'automobile depuis l'enfance, Faris Bouchaala a transformé sa passion en carrière professionnelle en rejoignant la presse automobile spécialisée en 2010. Après un parcours atypique loin du secteur automobile, c'est finalement la passion qui l'a guidé vers le journalisme automobile. Depuis plus de 14 ans, Faris Bouchaala couvre l'actualité automobile française et européenne avec un focus particulier sur les essais automobiles, les nouveautés constructeurs, l'électrification du parc automobile et les technologies embarquées. Son expertise s'étend de l'analyse du marché français aux tendances européennes, en passant par les stratégies des constructeurs et l'évolution de la mobilité durable. À la tête de MotorsActu depuis sa création, Faris Bouchaala dirige une ligne éditoriale axée sur la qualité de l'information, l'objectivité des essais et l'analyse approfondie du secteur automobile. Son approche journalistique privilégie l'expérience terrain et les essais en conditions réelles sur routes françaises. Basé en France, Faris Bouchaala suit au quotidien l'évolution du marché automobile français et européen, couvrant aussi bien les lancements de véhicules que les innovations technologiques et les enjeux environnementaux du secteur. Contact professionnel : [email protected]

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