Isack Hadjar est monté sur le podium du Grand Prix d’Azerbaïdjan pour sa première course après une blessure au poignet. Parti quatrième, il a terminé troisième à 10,704 secondes de George Russell. Laurent Mekies qualifie sa performance d’exceptionnelle sur un circuit sans marge d’erreur.
Isack Hadjar a signé un retour que son équipe n’attendait pas à ce niveau. Le pilote français a terminé troisième du Grand Prix d’Azerbaïdjan le 26 septembre 2026, pour sa première course après trois Grands Prix d’absence.
Le résultat se lit dans les chiffres de la course. Parti de la quatrième place sur la grille, il a franchi la ligne à 10,704 secondes de George Russell, derrière Max Verstappen qui a échoué à 0,196 seconde de la victoire.
Le contexte rend ce podium plus notable encore. Hadjar s’était blessé au poignet lors d’une séance d’entraînement pendant la coupure estivale, ce qui l’avait écarté de trois Grands Prix, dont ceux des Pays-Bas et d’Italie.
Mekies parle d’une performance exceptionnelle
Le directeur de Red Bull n’a pas mesuré ses mots. « Je pense que ce qu’Isack a réalisé ce week-end est exceptionnel, vraiment exceptionnel », déclare Laurent Mekies, qui souligne que le circuit urbain « n’est pas facile pour un retour, car il n’y a aucune marge d’erreur ».
Le rythme de course a particulièrement surpris l’équipe. Mekies estime que « le rythme de course qu’il a affiché avec les pneus mediums et tendres est quelque chose que nous n’avions encore jamais vu chez lui », formulation qui situe cette prestation au-dessus de ses références précédentes.
Le troisième élément relevé par l’équipe est comportemental. Interrogé en course sur le temps qu’il pouvait encore gagner, Hadjar a répondu « deux ou trois dixièmes, mais honnêtement, je suis content d’être là où je suis », réponse qui traduit une gestion de course plutôt qu’une demande de risque supplémentaire.
Un circuit qui ne pardonne rien
Bakou constitue un terrain particulièrement exigeant pour un retour. Les murs bordent la piste sur la quasi-totalité du tracé, et la longue ligne droite impose des réglages qui fragilisent l’adhérence dans le secteur étroit de la vieille ville.
La course a d’ailleurs connu plusieurs abandons. Chez Alpine, Franco Colapinto a bloqué ses roues avant et touché son coéquipier Pierre Gasly, les deux pilotes abandonnant, tandis que Lando Norris a été pris dans les incidents du restart.
Terminer troisième dans ces conditions change la lecture de sa saison. Il s’agit de son deuxième podium de l’année et du troisième de sa carrière en Formule 1, après celui obtenu au Grand Prix des Pays-Bas en 2025.
Une blessure contractée à l’entraînement
L’origine de son absence n’a rien à voir avec un accident de course. Le pilote s’est blessé au poignet pendant une séance d’entraînement menée durant la pause estivale, ce qui l’a privé de trois Grands Prix consécutifs.
Liam Lawson a assuré l’intérim. Le pilote néo-zélandais a pris le volant du baquet pendant toute cette période, avant de le rendre à son titulaire pour le rendez-vous de Bakou.
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Hadjar évoluait déjà dans un environnement exigeant avant cette blessure. Nous avions relaté ses propos avant le Grand Prix de Hongrie, où il décrivait le niveau de Verstappen comme très très haut, aveu de respect pour un coéquipier devenu référence interne.
Rendez-vous au Grand Prix des Légendes en mai 2027
Le pilote a par ailleurs confirmé un engagement extra-sportif. Il sera présent au Grand Prix des Légendes les 15 et 16 mai 2027, sur le circuit Paul-Ricard, événement approuvé par la Formule 1 et son président Stefano Domenicali.
Sa participation a été annoncée simplement. Dans un message adressé aux réseaux sociaux du circuit varois, Hadjar indique qu’il sera présent avec Red Bull les 15 et 16 mai, et dit avoir déjà pris part à l’édition de cette année, qu’il décrit comme un événement fantastique.
Le pilote met en avant le lien avec le public français. Il évoque la possibilité de retrouver ses supporters hexagonaux, à un moment où la Formule 1 n’a plus de Grand Prix en France au calendrier.
Le Paul-Ricard se repositionne sur l’historique
Le circuit du Var a déjà travaillé ce créneau. Il a accueilli en 2026 le KENNOL Historic French Grand Prix, épreuve consacrée aux voitures de course anciennes, sur laquelle s’appuie la montée en puissance de cette nouvelle appellation.
L’approbation de la Formule 1 change néanmoins la portée de l’événement. Elle lui donne un statut officiel dans l’écosystème du championnat, ce qu’un rassemblement historique indépendant ne peut pas revendiquer.
Les constructeurs français restent présents dans la discipline par d’autres voies. Alpine a signé sa première pole position avec Pierre Gasly à Monza, et Peugeot prépare une refonte profonde de son hypercar 9X8 pour le WEC 2027.
Reste la suite immédiate de la saison. Hadjar sort d’une absence de plusieurs semaines avec un podium et des éloges publics de sa direction, situation nettement plus confortable que celle dans laquelle il avait quitté le paddock cet été.
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