Jeep ne cesse de puiser dans son passé pour nourrir son présent. La marque américaine vient de dévoiler la Wrangler Laredo 2027, ressuscitant l’un des noms les plus emblématiques de son histoire, associé à ses modèles des années 80.
Neuvième volet de la série Twelve 4 Twelve, qui égrène une édition spéciale de la Wrangler chaque mois pendant un an, cette Laredo mêle style rétro et aptitudes tout-terrain sérieuses, avec le retour très attendu d’un détail cher aux puristes : la capote souple beige. Une déclinaison taillée pour les nostalgiques comme pour les amateurs de franchissement.
L’héritage d’un nom né à l’époque des CJ
Le nom Laredo n’a rien d’anodin pour la communauté Jeep. Il apparaît au début des années 80 sur les CJ, l’ancêtre de la Wrangler, comme une interprétation plus cossue de l’expérience Jeep, mariant la capacité 4×4 légendaire à un style distinctif et un confort accru. Lorsque la Wrangler remplace le CJ en 1987, la finition Laredo poursuit sa route et accompagne la mutation de la marque, de l’outil utilitaire vers l’icône lifestyle qu’elle est devenue.
Inspiré de la ville frontalière de Laredo, au Texas, et du Sud-Ouest américain, le nom évoque les terrains accidentés, les horizons infinis et un esprit d’indépendance. C’est cet imaginaire que Jeep réactive, en s’appuyant sur un concept présenté au printemps lors de l’Easter Jeep Safari, le grand rassemblement de la marque à Moab, dont la version de série reprend fidèlement les traits. Bob Broderdorf, le patron de Jeep, y voit un moment charnière de l’évolution de la marque remis au goût du jour.
Cuir Bison Brown et clins d’œil western
La Laredo assume pleinement son parti pris esthétique, tout en tons terreux et références rétro. À l’extérieur, elle reçoit de série le pack Xtreme 35 avec ses pneus BFGoodrich de 35 pouces montés sur des jantes bronze compatibles beadlock et un rehaussement d’un pouce, gage de vraies aptitudes en franchissement. La fameuse capote souple beige fait son grand retour, accompagnée d’une calandre à accent Gobi, de crochets de remorquage bronze et de stickers de capot inspirés des archives de la marque.
L’habitacle pousse le soin du détail encore plus loin. Il s’organise autour d’une ambiance Bison Brown, avec des sièges en cuir Nappa chauffants et à réglage électrique, des surpiqûres Mayan Gold et des contrastes en noir global. Jeep a glissé des signatures exclusives : une plaque sur le hayon reprenant les coordonnées géographiques de Laredo au Texas, et un discret motif de chapeau de cowboy imprimé sur les commandes de climatisation, clin d’œil à l’héritage western de la région. Un raffinement inhabituel pour un modèle aussi rustique dans l’âme.
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Un exercice de patrimoine à double tranchant
Bâtie sur la base de la Wrangler Willys et proposée en deux ou quatre portes, la Laredo sera commandable aux États-Unis d’ici la fin du mois, moyennant un supplément d’environ 1 995 dollars par rapport à une Willys équipée du pack de pneus Xtreme 35. Une tarification raisonnable pour une série aussi soignée dans ses finitions.
Cette Laredo illustre une stratégie que Jeep pratique avec constance : capitaliser sur un patrimoine parmi les plus riches de l’automobile pour animer une gamme dont l’architecture évolue peu. La série Twelve 4 Twelve, avec ses douze éditions en douze mois, entretient ainsi le désir autour d’une Wrangler dont la silhouette reste fidèle à elle-même depuis des décennies. Reste une réserve pour les amateurs français : ces séries spéciales nord-américaines franchissent rarement l’Atlantique, et rien n’indique pour l’heure une commercialisation en Europe. Les passionnés du Vieux Continent devront sans doute se contenter d’admirer la belle de loin, ou de la faire venir à grands frais.






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