Le Mondial de l’Auto a fermé ses portes le 18 octobre sur un total de 518 372 visiteurs en six jours. Plus de 60 constructeurs et plus de 100 exposants étaient présents, et 6 000 essais ont été réalisés au centre dédié. La prochaine édition est fixée à octobre 2028, dans un format allongé.
Cinq cent dix-huit mille trois cent soixante-douze visiteurs en six jours. L’organisation a publié son bilan au lendemain de la clôture, et le chiffre d’affluence est le principal indicateur global publié sur la fréquentation de l’édition.
Le salon s’est tenu du 12 au 18 octobre à Paris Expo, Porte de Versailles. Il était organisé par la PFA et Hopscotch.
Soixante constructeurs et cent exposants
Le périmètre de l’édition est chiffré. Plus de 60 constructeurs et plus de 100 exposants ont occupé les halls pendant les six jours.
La couverture médiatique est donnée en accréditations. Cinq mille accréditations presse et créateurs de contenus ont été délivrées, dont la moitié à l’international.
Un indicateur plus inattendu figure au bilan. L’organisation compte 37 déambulations politiques, contre 17 lors de l’édition de 2024.
Le programme comptait 26 conférences, dont quatre menées en partenariat avec Google et le Boston Consulting Group. Un espace UnLimited de 700 mètres carrés était consacré aux voitures d’exception.
L’affluence s’était construite sur un volume élevé de nouveautés, plus de 60 premières mondiales ayant été annoncées. Le salon avait donc de quoi retenir le public sur six jours.
Six mille essais, dont 2 700 en conduite supervisée
Le centre d’essais est le poste le plus documenté du bilan. Piloté par La Squadra, il proposait près de 100 modèles, en citadines, berlines et SUV, dans les trois énergies.
Le résultat dépasse l’objectif annoncé. Six mille essais ont été réalisés, alors que le dispositif avait été présenté avant l’ouverture avec 5 000 créneaux sur 90 modèles.
La vraie nouveauté est ailleurs dans ce chiffre. Deux mille sept cents de ces essais ont porté sur la conduite automatique supervisée, présentée comme une première sur route ouverte.
Le dispositif était monté avec deux partenaires. Deloitte accompagnait l’opération et Electra assurait la recharge des véhicules engagés.
Ce volume montre surtout la place accordée à cette démonstration dans le dispositif d’essais. Près de la moitié des essais ont porté sur ce système, sujet qui reste par ailleurs suspendu à la réglementation européenne, un vote sur les essais du FSD de Tesla en France ayant eu lieu début octobre.
Vingt et un millions de vues sur les réseaux
L’audience numérique est détaillée. Le salon revendique plus de 21 millions de vues sur les réseaux sociaux pendant le mois de l’événement.
Le site de la manifestation publie ses propres chiffres. Trois millions deux cent mille vues, 1,2 million de sessions et 820 000 utilisateurs actifs ont été enregistrés.
Les animations visaient un public plus jeune que celui des salons traditionnels. Une compétition Mario Kart World, des qualifications sur Twitch, des DJ sets de Radio FG et deux nocturnes avec shows laser figuraient au programme.
Deux rendez-vous professionnels complétaient l’ensemble. Le Paris Automotive Summit et La Fabrique de l’Innovation étaient organisés par la PFA.
Plusieurs marques avaient fait de cette édition un retour, Honda y revenant après huit ans d’absence, quand Forthing y annonçait une production en France dans l’usine Stellantis de Rennes. Le salon a servi de porte d’entrée européenne à plusieurs marques.
Aucun classement par marque n’a été publié
C’est la limite du bilan, et elle est importante. L’organisation indique que les constructeurs ont enregistré des commandes records, sans publier aucune donnée par marque ni par stand.
Il n’existe donc pas de vainqueur mesurable. Ni fréquentation par stand, ni volume de commandes par constructeur, ni classement des nouveautés ne sont rendus publics.
Les éléments de comparaison manquent aussi côté affluence. Le bilan ne donne pas le chiffre de visiteurs de l’édition 2024, ce qui empêche de mesurer la progression.
Les marques ont communiqué séparément sur leurs propres résultats. Chacune a diffusé ses chiffres selon ses propres critères, ce qui ne permet pas de les mettre en regard.
Les absences avaient marqué l’édition autant que les présences, Citroën ayant construit sa communication sur son concept 2 CV pendant que BMW et Mini renonçaient au salon. Ces retraits n’ont pas empêché l’édition d’afficher ce niveau d’affluence.
Ce que le chiffre d’affluence permet de dire
Avec plus d’un demi-million de visiteurs en six jours, l’édition conserve clairement une dimension grand public. La fréquentation la situe du côté de l’événement ouvert à tous plutôt que de la manifestation professionnelle.
La structure du bilan le confirme. Les indicateurs mis en avant portent sur les essais, les réseaux sociaux et les animations, pas sur les rendez-vous d’affaires ni sur les volumes de commandes.
C’est un choix de positionnement assumé par l’organisation. Il explique aussi pourquoi les données par marque, qui intéressent les professionnels, n’entrent pas dans le document publié.
Rendez-vous en octobre 2028, sur un format élargi
La prochaine édition est datée. Elle se tiendra en octobre 2028, et c’était la 91e édition qui vient de fermer.
Deux changements sont annoncés. Le salon s’étalera sur deux week-ends et adoptera une nouvelle implantation, dont le lieu n’est pas précisé.
Serge Gachot, directeur du Mondial de l’Auto, dit avoir voulu célébrer l’automobile dans toute sa diversité. Il ajoute que le succès de cette édition donne davantage d’ambition pour 2028.
L’allongement sur deux week-ends est le point à surveiller. Un salon étalé capte davantage de visiteurs le samedi et le dimanche, jours où se concentre le public familial.
D’autres premières mondiales étaient encore attendues pendant la semaine, la Smart 2 ayant entamé ses essais sur route ouverte avant sa présentation parisienne, et DS y exposant son N7 Concept. Le calendrier des annonces s’est donc étalé sur toute la semaine.
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