Timo Schulz a remporté le championnat d’Europe junior des rallyes 2026 au volant d’une Opel Corsa Rally4. L’Allemand de 27 ans, associé à Maresa Lade, a assuré le titre en terminant deuxième du Rallye des 6 Villes du Nord du Portugal. C’est le septième titre junior de l’équipe ADAC Opel Rally Junior en dix ans de participation.
Une deuxième place a suffi. Timo Schulz est champion d’Europe junior des rallyes 2026, titre acquis au Portugal lors de la dernière manche, au volant d’une Opel Corsa Rally4.
Une deuxième place suffisait au Portugal
L’épreuve décisive se tenait dans le nord du Portugal. Le Rallye des 6 Villes du Nord du Portugal, disputé autour de Fafe, fermait le calendrier du championnat d’Europe junior.
Schulz n’avait pas besoin de gagner. L’Allemand de 27 ans, associé à la copilote Maresa Lade, a terminé deuxième de l’épreuve, ce qui lui suffisait pour s’assurer la couronne.
La victoire est revenue à un autre pilote Opel. Le Norvégien Karl-Peder Nordstrand s’est imposé au volant d’une autre Corsa Rally4, ce qui donne la mesure de la domination de la voiture sur ce championnat.
Le modèle n’est pas nouveau sur ce terrain. La Corsa Rally4 avait pris le départ dès 2020, et elle constitue depuis l’outil de base du programme junior de la marque.
La catégorie Rally4 occupe une place précise dans la hiérarchie. Elle se situe au-dessus de la Rally5 d’entrée de gamme et en dessous de la Rally3, et elle constitue l’échelon où se joue l’essentiel des championnats juniors européens.
Le choix d’un plateau homogène change la nature de la compétition. Quand les premiers d’une épreuve alignent la même voiture, l’écart se fait sur le pilotage et sur les réglages, ce qui est précisément l’objectif d’une filière de formation.
Une pierre dans le radiateur a tout décidé
Le duel s’est joué entre deux coéquipiers. Le principal rival de Schulz était Tom Heindrichs, associé à Jonas Schmitz, engagé dans la même structure.
L’incident décisif est survenu le samedi. Une pierre projetée par un pneumatique a endommagé le radiateur d’huile et le moteur de la voiture de Heindrichs lors de la troisième spéciale, ce qui a réglé la bagarre pour le titre.
La réaction du dimanche n’a rien changé au classement. Heindrichs a pourtant signé cinq meilleurs temps sur les huit spéciales de la journée, performance qui situe le niveau auquel se jouait ce championnat.
C’est le genre d’aléa qui décide une saison. Un projectile sur une spéciale de terre ne relève ni du pilotage ni de la préparation, et il a suffi à départager deux équipages du même team.
Heindrichs n’en est pas à sa première lutte serrée chez Opel. Il avait relancé le suspense dans la coupe électrique après une victoire au Mont-Blanc, sur un autre championnat de la marque.
Sept titres juniors en dix ans
Le palmarès de la structure explique sa réputation. Il s’agit du septième titre junior européen de l’équipe ADAC Opel Rally Junior, en dix ans de participation.
La direction sportive revendique une combinaison. Jörg Schrott, directeur d’Opel Motorsport, met en avant l’association des pilotes, des voitures et des équipes, et remercie la structure de Manfred Stohl pour la préparation des machines.
📖 Lire aussi :
Opel dévoile à Paris la livrée de sa première Formule E, avec Mitch Evans et Théo Pourchaire
Le champion a réagi sobrement à l’arrivée. Timo Schulz s’est dit complètement heureux, formule qui tranche avec l’intensité du scénario de la saison.
Heindrichs a de son côté retenu la performance collective. Le pilote souligne que l’équipe voulait démontrer sa capacité à jouer la victoire, et rappelle les deux rallyes remportés dans la saison.
Ce dispositif junior est une filière structurée. Opel y forme des équipages sur plusieurs années, et le passage par la Corsa Rally4 constitue l’échelon où se repèrent les pilotes destinés aux catégories supérieures.
Sept titres en dix tentatives n’est pas un hasard statistique. Un tel taux suppose une continuité de moyens, une préparation stable et un recrutement régulier, trois conditions que peu de programmes constructeurs réunissent sur une telle durée.
La sous-traitance de la préparation est un élément de ce dispositif. Confier les voitures à une structure spécialisée permet à la marque de concentrer ses moyens sur la sélection des pilotes et sur l’exploitation en course.
Les mêmes pilotes sur deux championnats
C’est la particularité du programme de la marque. Les mêmes équipages disputent en parallèle un championnat sur voiture thermique et une coupe entièrement électrique.
Le calendrier le montre immédiatement. La prochaine sortie annoncée est la sixième manche de l’ADAC Opel GSE Rally Cup, au Rallye ADAC Sarre-Palatinat, avec Schulz et Lade, Schönborn et Wenzel, ainsi que Heindrichs et Schmitz.
La répartition des rôles entre les deux séries était posée dès le début de saison. Opel avait annoncé Heindrichs, Schulz et Schönborn en championnat junior européen au moment où le Mokka GSE Rally entrait en scène.
Les deux championnats ne se confondent pas. Le titre acquis au Portugal concerne la Corsa Rally4 thermique, quand la coupe électrique se dispute sur Mokka GSE Rally, avec un classement distinct.
La coupe électrique reste d’ailleurs très serrée. Schulz avait gagné à Sanremo, les trois premiers se tenant en cinq points, lors d’une manche où quatorze Mokka GSE Rally étaient engagées.
Faire courir les mêmes pilotes sur deux énergies a une logique industrielle. Cela permet à la marque de valider son électrique en compétition tout en conservant une filière thermique reconnue par la fédération européenne.
Le dénouement de la coupe électrique reste donc à venir. Avec un écart aussi réduit au sommet, la manche allemande peut encore redistribuer les positions entre les trois premiers.
En savoir plus sur MotorsActu
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

