La Dacia Striker vient d’être officiellement présentée. Le break crossover de segment C que la marque roumaine avait annoncé sous ce nom le 5 mars prend désormais forme concrète, avec une ligne définitive, une palette de motorisations complète et un positionnement tarifaire qui cible directement la Toyota Corolla Touring Sports et la Škoda Octavia Combi.
Un design qui rompt avec les codes habituels de Dacia
La silhouette du Striker marque une évolution stylistique notable par rapport au reste de la gamme. La signature lumineuse avant a été repensée, avec des éléments plus affirmés. Les montants de portes abandonnent les bandes verticales caractéristiques des autres modèles Dacia au profit de larges bandes obliques qui modifient la dynamique visuelle de la carrosserie et lui donnent un profil plus tendu. L’arrière s’abaisse légèrement par rapport au pavillon, ce qui allège visuellement la silhouette et la rend plus élancée que ne le suggère le gabarit réel du véhicule. Les feux arrière constituent la rupture la plus nette : repositionnés sur les flancs, verticaux et minimalistes, ils signent un langage stylistique inédit pour la marque.
L’habitacle promet un volume généreux, avec un coffre annoncé comme l’un des points forts du modèle, conformément au positionnement break familial qui est l’ADN du Striker depuis les premières informations diffusées sur ce projet.
📖 Lire aussi :
Top Marques Monaco 2026 promet le show : hypercars inédites et 235 voitures d’exception
LPG, hybride léger, Full Hybrid : une gamme de motorisations large
Le Striker sera proposé avec une palette de motorisations étendue, couvrant des besoins très différents. Le GPL figurera au catalogue, fidèle à la tradition Dacia sur ce type d’énergie qui répond à une demande réelle en Europe centrale et orientale notamment. La micro-hybridation 48 volts sera également disponible, ainsi qu’une version Full Hybrid qui positionnera le Striker directement face à la Corolla Touring Sports d’Toyota, modèle dominant sur ce créneau en Europe depuis plusieurs années.
Cette diversité de motorisations est cohérente avec la stratégie Dacia, qui évite de concentrer son offre sur une seule solution technique et préfère couvrir le maximum de besoins avec des prix d’entrée différenciés.

© Dacia
Un prix d’entrée attendu autour de 22 000 €, entre Duster et Bigster
Dacia n’a pas encore communiqué les tarifs officiels. La logique de gamme indique que le Striker se positionnera entre le Duster, dont le prix de départ se situe autour de 20 000 € sur le marché français, et le Bigster, qui démarre à environ 25 000 €. Un niveau d’entrée aux alentours de 22 000 € serait cohérent avec cet échelonnement. Ramené aux marchés d’Europe occidentale, ce positionnement devrait placer le Striker dans une fourchette compétitive face aux breaks familiaux des marques généralistes, tout en maintenant l’avantage prix qui est le principal argument commercial de la marque depuis ses origines.
Dacia attaque le segment C après avoir dominé le segment B
Le lancement simultané du Bigster et du Striker marque un tournant dans la stratégie de Dacia. La marque, dont la croissance s’est construite sur le segment B avec le Sandero, le Duster d’origine et le Logan, monte désormais en gamme avec deux modèles qui s’attaquent aux volumes du segment C, là où Toyota et Škoda réalisent certains de leurs meilleurs scores de vente en Europe.
L’équation est simple : proposer l’espace et la polyvalence d’un break ou d’un SUV familial de segment C à un prix inférieur de 20 à 30 % aux références établies du segment, avec des motorisations modernes et une présentation intérieure qui a progressé de manière significative ces dernières années. C’est le même principe qui a fait le succès du Duster face aux SUV compacts premium en segment B. Le Striker devra démontrer que la recette fonctionne un cran au-dessus.
