La Formule E change d’échelle en matière de diffusion. Un accord pluriannuel signé avec Disney+ et ESPN fait de la plateforme le diffuseur mondial du championnat sur 144 territoires, à compter de la saison 2026-2027. Aux États-Unis, les courses seront également disponibles sur ESPN+.
Ce que couvre l’accord
Les abonnés Disney+ des territoires concernés auront accès à la couverture en direct de chaque week-end de course, essais libres et qualifications compris, ainsi qu’aux programmes d’avant et d’après-course et aux résumés.
Point important, l’accord ne remplace pas les diffuseurs existants. La Formule E conserve son portefeuille de partenaires gratuits et linéaires sur les marchés clés et pourra continuer à négocier des accords locaux. Le championnat, détenu majoritairement par Liberty Global, présente Disney comme un complément destiné à accélérer son empreinte numérique.
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Les termes financiers n’ont pas été divulgués.
Une saison élargie à 21 courses
Le calendrier 2026-2027 marque une expansion. Il compte 21 courses réparties sur 13 événements, contre 17 manches pour la saison qui s’achève.
L’ouverture est fixée au 18 décembre à Djeddah, en Arabie saoudite. La saison passe notamment par Austin, Miami, Monaco et Mexico, et se conclut le 25 juillet 2027 à Tokyo. Le championnat annonce également un format de week-end de course révisé, destiné à resserrer la compétition, sans en détailler les modalités.

L’accord coïncide avec l’arrivée de la GEN4
Le calendrier de cette signature n’est pas fortuit. La saison 2026-2027 inaugure la quatrième génération de monoplace, que le championnat présente comme la voiture de course électrique la plus rapide et la plus avancée jamais construite.
Les chiffres avancés situent le saut technique : 600 kW de puissance, soit plus de 815 ch, et un 0 à 60 mph en environ 1,8 seconde, une valeur que la Formule E estime supérieure d’environ 30 % à celle d’une Formule 1.
Jeff Dodds, directeur général du championnat, présente l’accord comme un moment charnière et met en avant la portée mondiale de Disney pour attirer de nouveaux publics. Michaella Snoeck, directrice des médias, souligne la complémentarité avec le réseau de télévision linéaire existant.
Un mouvement de fond dans le sport diffusé
L’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de Disney sur le sport en direct, un levier reconnu d’acquisition et de rétention d’abonnés, particulièrement auprès des publics jeunes.
Le portefeuille de la plateforme comprend déjà des droits LaLiga sur plusieurs marchés européens dont la France, l’Irlande, le Royaume-Uni et les pays nordiques, des matchs NBA aux Philippines, la Ligue des champions féminine de l’UEFA en Europe et en Amérique latine, et la Coupe du monde de football 2026.
Ce que cela change pour les constructeurs engagés
Pour les marques présentes en Formule E, la question porte sur la visibilité effective. Une diffusion unifiée sur 144 territoires simplifie la valorisation des partenariats, mais le passage derrière un abonnement payant réduit potentiellement l’audience par rapport à une diffusion gratuite.
L’enjeu est concret pour les constructeurs français engagés. Citroën Racing termine à Londres sa première saison complète dans le championnat, avec un duo Vergne-Cassidy reconduit pour la saison 13. Le retour sur investissement d’un engagement en Formule E dépend directement de la portée médiatique du championnat, et le passage au streaming redistribue cette équation.
Aucune information n’a été communiquée sur le devenir des diffuseurs français actuels de la discipline.

