Hyundai a dévoilé en Corée la nouvelle génération du Tucson, dont la commercialisation locale débute en octobre. La chaîne hybride annonce 245 chevaux cumulés pour 380 Nm de couple système. L’habitacle reçoit un écran central pouvant atteindre 17 pouces, et le coefficient de traînée recule de 0,33 à 0,30.
Hyundai a présenté sur son marché domestique la cinquième génération du Tucson. Le SUV conserve sa silhouette générale mais change de dimensions, de motorisations et d’architecture multimédia. La commercialisation coréenne est annoncée pour le mois d’octobre, avec une grille tarifaire qui sera communiquée à ce moment.
Le modèle mesure désormais 4 700 mm de longueur pour 1 905 mm de largeur, avec un empattement de 2 785 mm. Par rapport à la version coréenne sortante, l’écart atteint 60 mm en longueur, 40 mm en largeur et 30 mm entre les essieux. La progression reste donc mesurée sur ce marché.
L’écart est bien plus marqué face au Tucson vendu en Europe, long de 4 510 mm avec un empattement de 2 680 mm. Nous avions déjà relevé que le modèle quittait le format des SUV compacts. Les cotes européennes n’ont toutefois pas encore été communiquées par Hyundai.
Une hybride à 245 ch et deux moteurs électriques
La chaîne hybride repose sur l’architecture TMED-II, avec un bloc essence 1.6 turbo et deux machines électriques. La première, en position P1, gère le démarrage du moteur thermique et la recharge. La seconde, en position P2, assure la traction et la récupération d’énergie au freinage.
La puissance cumulée atteint 180 kW, soit 245 chevaux, pour un couple système de 380 Nm. Hyundai annonce 8,5 secondes pour le 0 à 100 km/h. Cette valeur place le Tucson dans la moyenne haute des SUV compacts hybrides, sur un segment où les chronos s’échelonnent généralement entre huit et dix secondes. La consommation revendiquée s’élève à 17,4 km par litre selon le cycle coréen, soit environ 5,7 l/100 km.
En Corée, le 1.6 turbo essence de 193 chevaux associé à une boîte automatique à huit rapports remplace l’ancien 2,5 litres atmosphérique. Ce bloc atmosphérique n’était pas proposé en Europe, où la gamme s’articulait déjà autour de blocs suralimentés. Le changement ne concerne donc pas directement le catalogue français.
Un Cx en baisse malgré une carrosserie plus grande
Le coefficient de traînée recule de 0,33 à 0,30, soit une amélioration de 9 pour cent. Le constructeur cite le redessin du becquet arrière, le dessin des jantes de 17 pouces, la forme des boucliers et l’ajout de volets d’air actifs. Le traitement des soubassements complète cet ensemble.
Ce résultat mérite d’être souligné car il s’obtient sur une carrosserie plus longue et plus large. L’amélioration aérodynamique profite surtout à vitesse élevée, la résistance de l’air augmentant fortement avec la vitesse. Son effet sur la consommation devrait donc être davantage perceptible sur voie rapide qu’en ville.
L’habitabilité progresse également, avec 29 mm de garde au toit supplémentaires à l’arrière. L’angle d’ouverture des portes arrière passe de 73 à 83 degrés. Ces deux évolutions répondent à une critique récurrente sur les SUV compacts, dont l’accès aux places arrière reste souvent contraint par le dessin de la caisse.
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Pleos Connect et un écran jusqu’à 17 pouces
L’habitacle inaugure Pleos Connect sur un SUV Hyundai. L’écran central est proposé en 12,9 ou en 17 pouces au format 16:9, selon les finitions. Le système intègre l’assistant génératif Gleo, pensé pour les recherches contextuelles et la navigation, ainsi qu’une boutique d’applications baptisée Pleos App Market.
Hyundai indique avoir conservé des commandes physiques pour les fonctions les plus utilisées. Le sujet divise l’industrie, entre constructeurs qui reviennent aux boutons et d’autres qui assument la dalle géante, comme Peugeot avec son écran panoramique de 21 pouces. Le Tucson choisit une position intermédiaire.
Neuf airbags et un circuit de secours pour les portes
Le niveau d’équipement de sécurité progresse avec neuf airbags de série. Hyundai ajoute une protection contre l’accélération involontaire et un freinage avant automatique lors des manœuvres de stationnement. Le Memory Reverse Assist reproduit automatiquement la trajectoire suivie en marche avant pour ressortir d’une impasse.
Un point mérite l’attention des acheteurs. Le véhicule embarque un circuit d’alimentation de secours dédié au déverrouillage des portes après un choc. Cette fonction répond à un sujet devenu sensible sur les voitures à poignées électriques, où la coupure d’alimentation peut bloquer l’ouverture.
Ce qui reste à confirmer pour l’Europe
Hyundai n’a communiqué ni les dimensions européennes, ni les puissances homologuées WLTP, ni le calendrier de lancement en France. Le constructeur a néanmoins déjà montré qu’il élargissait son offre électrifiée, avec un hybride complet attendu sur le Bayon en 2027 et une relance du GPL sur trois modèles populaires.
Sur le segment, la concurrence hybride s’est densifiée ces derniers mois. Le Kia Seltos est arrivé en France sur un créneau voisin, tandis que le Nissan Qashqai e-Power a parcouru 1 980 km sans refaire le plein. L’électrique n’est pas en reste avec le Ioniq 3 annoncé face à la Mégane E-Tech.
La question du positionnement tarifaire reste ouverte. Un Tucson plus long, mieux équipé et plus puissant a peu de chances de descendre en prix. Reste à savoir si Hyundai conservera une entrée de gamme accessible en France, ou si la croissance du modèle s’accompagnera d’un repositionnement vers le haut.
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