Audi aligne trois premières apparitions publiques au Mondial de l’Auto, dans le hall 4 : l’A2 e-tron, le nouveau Q7 et la nouvelle A6 allroad. La marque y célèbre aussi les trente ans de l’A3 et expose sa monoplace de Formule 1 R26. La marque revendique plus de trente nouveaux modèles lancés depuis 2024, sans annoncer de prix à Paris.
Trois voitures que personne n’a encore vues en vrai : c’est ce qu’Audi amène au Mondial de l’Auto. L’A2 e-tron, le nouveau Q7 et la nouvelle A6 allroad y effectuent leur première apparition publique.
La marque occupe le hall 4, ouvert au public du 13 au 18 octobre, aux côtés de Peugeot, Citroën et Škoda. Elle y présente une gamme qu’elle décrit comme profondément renouvelée, avec plus de trente nouveaux modèles lancés depuis 2024.
L’A2 e-tron, le retour d’un nom chargé
C’est la voiture la plus attendue du stand, et son nom y est pour beaucoup. L’A2 originelle, produite de 1999 à 2005, était une compacte en aluminium d’une efficience remarquable et d’un échec commercial tout aussi remarquable.
La nouvelle A2 e-tron reprend ce nom pour une électrique compacte, et ses données sont déjà connues. Le modèle a été présenté avec un prix de 38 600 euros et 649 km d’autonomie, chiffres qui le placent face aux compactes électriques premium du marché.
L’efficience est l’argument que la marque assume sur ce modèle, Gernot Döllner liant explicitement le premium et l’efficience sur l’A2 e-tron. Le parallèle avec l’A2 de 1999 est donc revendiqué et non subi.
Le communiqué du salon ne donne aucune spécification technique supplémentaire. C’est la première fois que le public pourra en faire le tour, s’asseoir à bord et juger de l’habitabilité, ce qu’aucune fiche technique ne remplace.
Q7 et A6 allroad, deux nouveautés du haut de gamme
Le nouveau Q7 est l’autre première du stand. Le grand SUV pèse lourd dans le chiffre d’affaires de la marque, et sa nouvelle génération arrive sur un segment que les constructeurs chinois attaquent désormais de front. Le Jaecoo 8 vise explicitement l’Audi Q7 avec un hybride rechargeable de 428 ch.
Cette concurrence se joue d’abord sur le rapport équipement-prix. Un grand SUV premium allemand se défend sur la finition, la tenue de route et la valeur résiduelle, trois terrains où les nouveaux entrants n’ont pas encore d’historique à montrer.
La nouvelle A6 allroad complète ce duo. Le break surélevé est commandable depuis juin 2026, ses prix et ses motorisations ayant déjà été publiés, mais c’est à Paris que le public la verra pour la première fois.
Ces deux modèles partagent une caractéristique que la marque met en avant, la transmission intégrale quattro ultra. Le dispositif désaccouple l’essieu arrière quand il ne sert à rien, ce qui réduit les frottements mécaniques et la consommation sans priver le conducteur des quatre roues motrices.
Le Q7 et l’A6 allroad visent par ailleurs deux clientèles que la marque traite rarement ensemble. Le premier est un SUV de représentation à sept places possibles, le second un break surélevé qui s’adresse à ceux que la hauteur de caisse d’un SUV rebute.
Pour un visiteur, ce duo est peut-être plus utile à voir que l’A2 e-tron. Un grand break et un grand SUV se jugent à l’accès aux places arrière et au seuil de coffre, deux choses qu’aucune photo de configurateur ne restitue honnêtement.
Trente ans de l’A3 et une Formule 1
Le stand réserve une place à l’anniversaire de l’A3, dont une Sportback e-hybrid marque les trente ans. La première A3 a été lancée en 1996 et la carrosserie Sportback est arrivée plus tard dans la carrière du modèle.
L’A3 a largement défini le segment des compactes premium en Europe, et le choix de l’hybride rechargeable pour le célébrer n’est pas neutre. Il place l’anniversaire du côté de la gamme actuelle plutôt que de l’archive.
La monoplace R26 de Formule 1 est l’autre pièce d’exposition. Audi fait son entrée dans le championnat, et montrer la voiture à Paris sert autant la notoriété que la crédibilité du programme.
Une monoplace sur un stand de salon remplit par ailleurs une fonction précise. Elle attire les visiteurs qui ne seraient pas venus pour un SUV familial, et elle donne au public une raison de s’arrêter plus de trente secondes.
Le reste de l’exposition couvre les lancements récents, avec les Q4 e-tron et Q6 e-tron, ainsi que les RS 5, Q3, S6 Avant e-tron et RS e-tron GT. La gamme présentée mêle électrique, thermique et hybride rechargeable.
Cette cohabitation des trois énergies sur un même stand est en soi une position. Audi n’affiche pas de date d’arrêt du thermique dans sa communication parisienne et laisse au client le choix de l’énergie, ce que plusieurs concurrents premium ont cessé de faire.
Les trente nouveaux modèles revendiqués depuis 2024 donnent la mesure du rythme. Un tel volume de lancements en deux ans suppose des plateformes partagées et une gamme dont les générations se chevauchent, avec le risque de brouiller la lecture pour l’acheteur.
Une marque qui a changé de cap récemment
Le contexte donne du relief à cette offensive produit. Audi a changé de stratégie après une chute de 17 % de ses ventes aux États-Unis, et relance l’A4, dont la berline reviendra en électrique dès 2028.
La marque a aussi engagé une action moins visible sur son propre marché. Elle s’attaque à l’importation parallèle de ses électriques chinoises en Allemagne, signe que la circulation de ses propres modèles hors réseau devient un sujet.
Robert Breschkow, directeur général d’Audi France, et Rouven Mohr, directeur technique d’AUDI AG, porteront les annonces parisiennes. Le communiqué ne contient pas de citation directe de l’un ou de l’autre.
Le salon arrive dans un marché français où l’électrique a franchi un cap, avec 42 % des immatriculations en septembre. Pour une marque premium qui joue l’efficience, le calendrier ne pouvait pas mieux tomber.
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