Stellantis Pro One occupera 198 m² au Salon des véhicules de loisirs, du 26 septembre au 4 octobre au parc des expositions de Paris-Le Bourget. Le groupe y rappelle que plus de 60 % du marché français du camping-car repose sur des véhicules issus de son écosystème. Douze véhicules seront proposés à l’essai.
Stellantis Pro One installe son stand au hall 2B du parc des expositions de Paris-Le Bourget, emplacement B10, sur 198 m². Le Salon des véhicules de loisirs ouvre le samedi 26 septembre et se tient jusqu’au dimanche 4 octobre 2026, pour sa soixantième édition.
Le groupe avance un chiffre qui résume sa position. Plus de 60 % du marché français des camping-cars repose, selon sa formulation, sur des véhicules issus de l’écosystème Stellantis Pro One. Le constructeur ne précise pas si cette proportion se mesure sur les immatriculations de l’année ou sur l’ensemble du parc en circulation.
Le principe reste le même dans les deux cas. Un camping-car se choisit d’abord sur son aménagement et sur le nom de son carrossier, alors que la partie roulante, la cabine, le moteur et l’électronique d’aide à la conduite proviennent d’un constructeur automobile qui n’apparaît nulle part dans l’argumentaire de vente.
Quatre bases Stellantis exposées au Bourget
Le stand réunira le Fiat Ducato en châssis-cabine spécial, le Citroën Holidays, ainsi que les bases Citroën Jumper, Peugeot Boxer et Opel Movano. Ces quatre plateformes servent de support à des profilés comme à des intégraux, selon les choix de cellule retenus par chaque carrossier.
Le Ducato pèse le plus lourd dans cette histoire. Nous avions retracé ses 45 ans, ses 3,5 millions d’exemplaires et son règne intact sur le camping-car européen, une position bâtie sur la standardisation des cotes et sur la disponibilité des pièces.
La logique industrielle explique cette concentration. Un carrossier qui conçoit une cellule investit dans des moules et des gabarits amortis sur plusieurs années, ce qui pousse à retenir une base dont les cotes, les points d’ancrage et le réseau de service ne bougeront pas. Changer de châssis revient à refaire la gamme.
Châssis surbaissé et essieux élargis à 1 980 mm
Stellantis Pro One met en avant deux options structurelles. Le châssis surbaissé permet d’abaisser le plancher de la cellule, tandis que la voie arrière élargie jusqu’à 1 980 mm, soit 190 mm de plus que la voie traditionnelle selon Fiat, vise à améliorer la stabilité et à libérer davantage d’espace pour la cellule.
Ces configurations dessinent un métier à part. Pour les camping-cars à cellule rapportée, le carrossier peut ainsi partir d’une base spécifiquement préparée pour recevoir son aménagement plutôt que d’un fourgon tôlé classique.
L’aménagement de cabine suit la même logique. Les sièges pivotants Captain Chair, dotés d’un double accoudoir, permettent de retourner les places avant pour les intégrer au salon une fois le véhicule stationné. Le détail paraît anecdotique mais conditionne l’usage réel d’un profilé compact.
Les aides à la conduite deviennent l’argument
La liste des équipements de sécurité s’allonge sur ces bases. Stellantis Pro One cite le freinage d’urgence, la reconnaissance des panneaux de signalisation, la détection de somnolence, l’assistance intelligente à la vitesse et l’aide au maintien dans la voie.
Ces dispositifs pèsent davantage sur un camping-car que sur une berline. Un véhicule proche de 3,5 tonnes, doté d’un porte-à-faux arrière important et d’une masse en hauteur, tire un bénéfice direct du freinage d’urgence et du maintien dans la voie.
Plusieurs de ces dispositifs s’inscrivent également dans le durcissement des exigences européennes de sécurité applicables aux véhicules neufs. Leur mise en avant sur un stand ne signifie donc pas systématiquement qu’il s’agit d’un choix distinctif du constructeur.
Douze véhicules proposés à l’essai
Le dispositif comprend douze véhicules d’essai, présentés avec différentes configurations, motorisations et transmissions, en boîte manuelle comme en automatique. C’est le volet le plus concret pour un visiteur, la prise en main d’un gabarit de six à sept mètres se jugeant mal sur un stand.
Le communiqué ne détaille pas les puissances retenues pour ces essais. Nous avions en revanche couvert le diesel de 160 ch mis en avant par Stellantis Pro One sur le camping-car au Caravan Salon, ainsi que le programme complet du groupe à Düsseldorf.
Le Citroën Holidays joue une autre carte
Le Citroën Holidays occupe un créneau distinct de celui des grands intégraux. Il associe un toit relevable escamotable, une banquette convertible et une kitchenette, dans un format qui reste utilisable au quotidien hors période de vacances.
Ce positionnement répond à une évolution de la demande. Les acheteurs qui ne veulent ni immobiliser un véhicule de sept mètres onze mois par an ni renoncer au couchage se tournent vers des fourgons aménagés compacts, segment sur lequel les constructeurs se sont installés directement plutôt que de laisser faire les seuls carrossiers.
Stellantis aborde ce salon en position de force sur l’ensemble de l’utilitaire, après avoir franchi les 28,7 % de part de marché en Europe et s’être hissé au septième rang mondial au premier semestre. Le groupe a aussi lancé cette année un fourgon compact destiné aux artisans, le Smart Compact Van.
Une question reste ouverte à l’issue de cette présentation. L’autonomie et le poids des batteries demeurent les obstacles majeurs de l’électrification sur ce segment. Le communiqué ne donne en tout cas aucune indication sur une éventuelle base électrique spécifiquement destinée au camping-car.
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