Mercedes-Benz présente la nouvelle génération de l’EQS, sa berline de luxe électrique phare. Disponible en France à partir de 107 350 euros, ce nouveau millésime marque une rupture technologique significative avec son prédécesseur — plus d’un quart des composants sont nouveaux, mis à jour ou entièrement retravaillés.
Autonomie record, architecture 800V, direction steer-by-wire, batterie bidirectionnelle V2X et système d’exploitation MB.OS intégré : le nouveau EQS pousse les curseurs dans presque toutes les directions.
925 km d’autonomie : une référence absolue
Le chiffre le plus marquant de ce lancement est celui de l’autonomie. L’EQS 450+ annonce 925 km en cycle WLTP — une progression de 13 % par rapport à son prédécesseur, déjà très bien placé dans ce domaine. Pour illustrer ce que cela représente concrètement, Mercedes évoque les liaisons Munich-Paris ou Zurich-Hambourg, réalisables sans arrêt de recharge. C’est une performance rendue possible par une nouvelle batterie de 122 kWh utilisant une chimie de cellules optimisée — des anodes mixant graphite et oxyde de silicium pour augmenter la densité énergétique sans modifier l’encombrement.
Architecture 800V et recharge à 350 kW
Le passage à l’architecture 800V est l’autre changement structurant de cette génération. Il permet une puissance de charge maximale de 350 kW, ce qui traduit en pratique la récupération de 320 km d’autonomie WLTP en seulement dix minutes sur une borne compatible. Sur les bornes 400V classiques, le système intelligence gère une division virtuelle de la batterie en deux moitiés chargées en parallèle, chacune à 400V et jusqu’à 175 kW — une solution élégante pour maintenir des temps de charge compétitifs sans bornes ultra-rapides.
La récupération à l’énergie au freinage monte quant à elle jusqu’à 385 kW — en hausse d’un tiers par rapport à la génération précédente. Dans la conduite quotidienne, cela permet de freiner presque exclusivement par récupération, avec des palettes au volant pour ajuster l’intensité selon les préférences du conducteur.
Une transmission à deux vitesses sur l’essieu arrière complète l’architecture mécanique : le rapport court favorise les accélérations départ arrêté, le rapport long optimise l’efficience et le confort à haute vitesse. La capacité de remorquage des versions propulsion bondit de 750 à 1 600 kg — plus du double — se rapprochant presque des versions 4MATIC à 1 700 kg.
Steer-by-wire : une première pour un constructeur allemand en série
Mercedes-Benz sera le premier constructeur automobile allemand à proposer le steer-by-wire sur un modèle de grande série — disponible en option quelques mois après le lancement commercial. La direction steer-by-wire supprime toute liaison mécanique directe entre le volant et les roues : les ordres du conducteur sont transmis électroniquement, traités et appliqués par des actionneurs. Le résultat est une précision accrue, l’élimination des vibrations transmises par les irrégularités de la route, et une adaptation dynamique du rapport de direction selon les situations — plus direct en virage serré, plus progressif à haute vitesse.
Le volant lui-même est plus plat, ce qui dégage l’espace devant le conducteur et améliore la lisibilité de l’écran du combiné. L’interaction avec la direction électrique de l’essieu arrière — disponible jusqu’à 10 degrés de braquage — permet de combiner agilité en milieu urbain et stabilité à haute vitesse. Un système redondant à double chemin de signalisation garantit que la capacité de direction est maintenue en toutes circonstances.
MB.OS : le superordinateur qui gère tout
L’ensemble du véhicule tourne désormais sur MB.OS, le système d’exploitation propriétaire de Mercedes-Benz. Ce que cela signifie concrètement : le logiciel de l’EQS peut être mis à jour over-the-air sur l’intégralité de ses fonctions, y compris les aides à la conduite. Le véhicule restera donc technologiquement à jour sur toute sa durée de vie, et de nouvelles fonctionnalités pourront être débloquées après l’achat via le Mercedes-Benz Store.
L’assistant virtuel MBUX intègre l’IA de Microsoft et peut tenir des conversations complexes en plusieurs parties, en langage naturel. Il se présente sous forme d’avatar animé sur l’écran central — trois personnalités sont proposées, dont une forme humaine émergeant d’un nuage d’étoiles et un avatar plus ludique baptisé LittleBenz. La version française sera disponible courant 2026.
L’Hyperscreen MBUX — dalles de verre de plus de 55 pouces couvrant l’ensemble du tableau de bord — reste de série. Il intègre l’écran conducteur de 12,3 pouces, l’écran central de 17,7 pouces et l’écran passager de 12,3 pouces. Le passager avant peut regarder du contenu vidéo — Disney+, YouTube, RIDEVU — pendant la conduite, grâce à un système de surveillance par caméra qui coupe l’affichage dynamique dès que le conducteur tourne les yeux vers l’écran.
Des équipements de confort inédits
Le chauffage des ceintures de sécurité avant fait son apparition en série sur l’EQS — une innovation présentée en 2019 sur le véhicule expérimental ESF. Des fils conducteurs intégrés dans la sangle permettent une montée en température rapide jusqu’à 44°C. En bonus de sécurité, la chaleur dissuade les occupants de laisser leur veste épaisse attachée sous la ceinture, ce qui améliore son efficacité en cas d’impact.
La suspension AIRMATIC évolue avec une régulation des amortisseurs basée sur le cloud, exploitant les données Car-to-X des Mercedes ayant emprunté le même trajet avant : le véhicule ajuste son amortissement avant d’atteindre une bosse, plutôt qu’en réaction à son passage. Un confort particulièrement sensible à l’arrière et sur les routes du sud de l’Europe.
À l’arrière, deux écrans de 13,1 pouces avec télécommandes MBUX portables donnent aux passagers le contrôle de la climatisation, du divertissement et des fonctions du véhicule. Les caméras HD intégrées permettent des visioconférences via Teams, Zoom ou Webex en déplacement. Le système audio Burmester High-End 3D-Surround délivre 710 watts sur 15 haut-parleurs en Dolby Atmos.
Le filtre HEPA embarqué capture 99,65 % des particules de l’air entrant. Environ 600 grammes de charbon actif absorbent également les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre et les odeurs. La batterie devient par ailleurs une source d’énergie bidirectionnelle : l’EQS peut alimenter le réseau public (V2G) ou la maison (V2H) — une fonctionnalité disponible ultérieurement via mise à jour OTA.
Un design affiné, une gamme clarifiée
Extérieurement, l’EQS conserve sa silhouette de coupé aérodynamique — coefficient de traînée de 0,20, l’un des plus bas pour une voiture de série. Le nouveau capot avec ses bosselages affirmés, les phares DIGITAL LIGHT nouvelle génération en micro-LED — champ lumineux agrandi de 40 %, consommation d’énergie réduite de 50 % — et le feu de route ULTRA RANGE à 600 mètres de portée signent une face avant immédiatement reconnaissable. À l’arrière, la bande lumineuse est renforcée et le pare-chocs AMG redessiné.
Deux lignes distinctes sont proposées : Electric Art avec calandre noire, large motif chromé et étoiles animées rétroéclairées ; AMG Line avec calandre plus dynamique, motif d’étoiles rétroéclairées sans chrome et étoile centrale lumineuse. Le programme MANUFAKTUR propose deux nouvelles teintes — noir éclatant avec éclats de verre et verde silver magno en finition mate.
Une version d’accès EQS 400 fait son entrée dans la gamme, avec 270 kW de puissance et une batterie de 112 kWh, pour élargir l’accès à la berline électrique de luxe de Stuttgart. Le nouvel EQS est disponible en France à partir de 107 350 euros.






